3 conseils pour respecter votre budget

3 conseils pour respecter votre budget
Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est-il plus fréquent chez les garçons?
  • Payer comptant : cette méthode est recommandée par tous les conseillers budgétaires. Retirer une fois par semaine le montant exact pour couvrir les dépenses hebdomadaires vous encouragera à ne pas faire d’achats impulsifs ou superflus... à condition de ne pas retourner au guichet une fois le montant dépensé.
  • Fuir le crédit le plus possible : vous aurez avantage à résister aux offres d’achat à crédit ou aux marges de crédit qui vous sont proposées, car les taux d’intérêt sont élevés. L’endettement par le crédit est d’ailleurs la principale raison de consultation budgétaire.
  • Étaler vos dépenses et vos revenus : demander à Hydro-Québec ou à GazMétro de faire des versements égaux tout au long de l’année. Cela vous permettra de ne pas vous retrouver avec de grosses factures à payer en hiver. Pour vous aider à mieux gérer votre budget, vous pouvez aussi demander que la prestation Soutien aux enfants vous soit versée tous les mois au lieu de tous les trois mois, comme c’est le cas habituellement.
Mettre de côté un petit montant à chaque paie pour les événements spéciaux (Noël, anniversaires…) vous permet de faire des dépenses occasionnelles sans nuire à votre budget ni acheter à crédit.

Pour Olga Cherezova, il est important d’éduquer les familles à la consommation. « Le plaisir n’est pas nécessairement dans les cadeaux achetés ou dans les sorties coûteuses », précise-t-elle. On ne réalise pas toujours qu’il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune pour sortir avec les enfants : pièces de théâtre ou spectacles à faible coût dans un centre culturel, ateliers parents-enfants ou sorties familiales peu coûteuses dans certains organismes communautaires… Certains musées ouvrent même leurs portes gratuitement une journée par semaine. Et n’oubliez pas les bibliothèques municipales : on peut y emprunter gratuitement des livres et, parfois, des films et des jouets.

Le budget familial en bref
  • Habitation : loyer ou hypothèque, électricité, chauffage, téléphone, taxes, assurances, entretien
  • Alimentation : épicerie, restaurants, repas au travail
  • Transport : transport en commun, paiement d’un véhicule, essence, entretien automobile, immatriculation, permis, assurance auto, déplacements en taxi
  • Vêtements : adultes et enfants, chaussures, entretien des vêtements
  • Loisirs et éducation : livres, revues, journaux, cours, sports, sorties, billets de loterie, câble, télévision, Internet, vacances
  • Soins de santé : médicaments, pharmacie, coiffeur, dentiste, optométriste
  • Divers : assurance vie, pension alimentaire, frais de garderie, tabac, alcool, etc.
  • Événements spéciaux (si votre budget le permet) : cadeaux de Noël ou d’anniversaire, sorties en famille (ex. : zoo), etc.
 

Activités pour sensibiliser votre tout-petit à la valeur de l’argent

3 ans à 4 ans

  • Apprendre à reconnaître les pièces de monnaie et les billets de banque.
  • Apprendre à garder l’argent dans un endroit sûr, dans une tirelire par exemple.

5 ans à 6 ans

  • Si votre budget le permet, votre enfant peut commencer à gérer un petit montant d’argent et déterminer quelle partie sera dépensée et quelle autre sera épargnée. Il commence donc à faire des choix.

Quand on aime, on compte!

Plusieurs couples, par souci d’équité, partagent les dépenses moitié-moitié. Comme on gagne rarement le même salaire, ce partage n’est pas aussi équitable qu’il paraît. Les dépenses communes devraient plutôt être partagées au prorata du revenu de chacun, y compris l’achat de la maison, conseillent les spécialistes. Par exemple, si l’un gagne 20 000 $ et l’autre, 40 000 $, le revenu total du couple est de 60 000 $. Le conjoint qui gagne 40 000 $ pourrait donc assumer les 2/3 des dépenses domestiques, et l’autre payer le 1/3 restant. Il est préférable aussi d’éviter d’attribuer les dépenses fixes (l’hypothèque ou le loyer, par exemple) à un conjoint et les dépenses variables (comme l’épicerie) à l’autre : celui qui paierait les dépenses variables aurait, sinon, plus de mal à suivre son budget.

Pour faciliter la gestion des comptes, les deux partenaires peuvent mettre de l’argent chaque mois sur un compte conjoint pour les dépenses communes. Il est toutefois suggéré que chacun conserve aussi un compte personnel. Ainsi, chacun a un petit montant qu’il peut dépenser comme il veut. Saviez-vous que le compte conjoint peut devenir objet de saisie si l’un des partenaires est mauvais payeur ou que si l’un des conjoints décède ou devient inapte, le compte conjoint est gelé jusqu’à ce que toutes les étapes légales soient réglées? Raison de plus pour conserver un compte personnel.

Au Québec, 65 % des enfants naissent hors mariage. Contrairement à ce que bien des gens pensent, lors d’une rupture entre conjoints de fait, les biens acquis durant la vie commune ne seront pas partagés à parts égales. Chaque bien revient à celui qui l’a acheté, à moins que les deux noms figurent sur une facture ou que le partage ait été établi dans un contrat de vie commune. Et seuls les enfants peuvent bénéficier d’une pension alimentaire en cas de séparation.

Naitre et grandir.com


Source :
magazine Naître et grandir, octobre 2013
Recherche et rédaction : Solène Bourque