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Être parents, un travail d'équipe

Assurer les soins et l’éducation d’un enfant, c’est une grande responsabilité et beaucoup de travail. Les parents ont donc tout à gagner à s’entraider au quotidien et à former une bonne équipe parentale.

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La recette de la collaboration parentale

Assurer les soins et l’éducation d’un enfant, c’est une grande responsabilité et beaucoup de travail. Les parents ont donc tout à gagner à s’entraider au quotidien et à former une bonne équipe parentale.

Il n’y a pas si longtemps, la plupart des familles fonctionnaient selon le même modèle : « La mère s’occupait des enfants et des tâches ménagères tandis que le père gagnait l’argent pour faire vivre la famille », rappelle Diane Dubeau, professeure au Département de psychoéducation et de psychologie de l’Université du Québec en Outaouais.

Les choses ont bien changé. Aujourd’hui, c’est presque 80 % des mères d’enfants de 5 ans et moins qui ont un emploi, selon l’Institut de la statistique du Québec. La majorité des tout-petits ont donc deux parents qui travaillent. « L’entrée massive des femmes sur le marché du travail, une plus grande égalité entre les sexes et l’augmentation du nombre de séparations sont tous des changements sociaux qui ont entraîné un meilleur partage des responsabilités parentales », explique Diane Dubeau.

Faire équipe… ou pas?

Gloria Suarez, maman de Maya Sofia, 5 ans, et d’Elliot, 15 mois, est très contente de l’équipe qu’elle forme avec son conjoint. « On s’occupe tous les deux des enfants. On s’entend sur les choses importantes et on partage les tâches. Cela facilite beaucoup la vie de famille. »

Pendant le confinement, le quotidien de bien des familles a été bouleversé. Pour les parents qui ont fait du télétravail tout en s’occupant des enfants, cette période a été particulièrement difficile et stressante. Mari-Lou Bouchard et Philippe Chénier, parents de Xavier, 4 ans, et d’Anaïs, 3 ans, en savent quelque chose. Heureusement, ils ont pu compter l’un sur l’autre : « Ça a été un vrai travail d’équipe, dit Mari-Lou. Nous nous réservions des moments dans la journée où l’un de nous deux se concentrait sur le travail pendant que l’autre s’occupait des enfants. Ça nous a permis de passer au travers! »

Pour certains couples cependant, la coparentalité — c’est-à-dire la façon dont deux personnes éduquent et prennent soin ensemble de leur enfant — se passe moins bien. Cela arrive, par exemple, quand les parents sont souvent en désaccord, se font des reproches ou ne soutiennent pas les interventions de l’autre auprès de l’enfant. Il est normal de ne pas toujours être d’accord, mais il faut en parler entre adultes et non devant votre tout-petit. Certains parents sont aussi en compétition pour obtenir l’attention et l’affection de leur tout-petit. Ces comportements sont à éviter, car ils nuisent au bien-être de l’enfant et à l’harmonie dans la famille.

Heureusement, les couples peuvent améliorer leur mode de fonctionnement. « Quand les parents s’efforcent d’agir en fonction de l’intérêt de leur enfant, ils deviennent des alliés », dit Marie Simard, directrice générale de la Confédération des organismes familiaux du Québec (COFAQ) et instigatrice d’une formation sur la coparentalité.

Pour former une bonne équipe parentale, quatre éléments sont nécessaires : communiquer, faire preuve de cohérence parentale, partager les tâches et reconnaître l’engagement de l’autre.

Coparentalité : un mot, plusieurs définitions

Dans ce dossier, le mot « coparentalité » signifie « faire équipe avec l’autre parent ». C’est aussi un terme utilisé depuis plusieurs années pour encourager les parents séparés à collaborer. De plus en plus, on voit également le mot « coparentalité » utilisé pour définir de nouveaux modèles de famille. Par exemple, une femme célibataire qui a un enfant avec un ami, ou un couple qui ne peut avoir d’enfants et qui inclut une troisième personne à son projet.

Communication : se parler et s’écouter

« Les décisions importantes, on les prend ensemble ma conjointe et moi, dit Guillaume Duguay, papa de Henri, 3 ans, et de Clara, 1 an. On donne chacun notre point de vue, on évalue le pour et le contre. »

La plupart du temps, Mireille St-Pierre et Lydia Larocque sont sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’éducation d’Adèle, qui a presque 2 ans. Mais quand elles ont une divergence d’opinions, elles se demandent ce qui serait le mieux pour leur fille. Ça a été le cas lorsqu’elles ont dû s’entendre sur l’endroit où dormirait Adèle pendant ses premiers mois de vie : dans la chambre parentale ou dans sa propre chambre? Les mamans ont convenu de faire des lectures sur le sujet et de s’en reparler ensuite. « Finalement, Adèle a dormi dans notre chambre, et j’ai été très heureuse de l’avoir près de nous », confie Mireille qui s’est ralliée au souhait de sa conjointe.

Se partager les tâches ainsi que la planification de la vie familiale aide à diminuer le stress des parents.

Chaque parent a d’ailleurs son vécu et voit les choses à sa manière. Il est donc souhaitable de vous entendre avec votre partenaire sur les valeurs à transmettre à votre enfant, les règles et les limites, l’organisation du quotidien, etc. La psychothérapeute Paule Blain-Clotteau conseille de garder en tête que vous venez tous deux de familles différentes et que vous avez reçu une éducation différente. « Cela permet de mieux comprendre l’autre, dit celle qui a contribué au contenu de la formation sur la coparentalité de la COFAQ. Ensuite, c’est plus facile de faire des compromis, de s’adapter et de décider ensemble comment vous voulez éduquer votre enfant. »

Cohérence parentale : être sur la même longueur d’onde

La cohérence parentale, c’est la capacité des parents à se mettre d’accord sur des attentes, des règles et des interventions concernant leur enfant. « Les parents se donnent une vision commune, mais il peut tout de même y avoir des différences dans la manière de faire de chacun », dit Julie Tremblay, psychoéducatrice en CLSC.

La routine du dodo, par exemple. « L’objectif, c’est d’habituer l’enfant à une routine qui le prépare à aller au lit à la même heure chaque soir, poursuit Julie Tremblay. Mais c’est correct si un des parents lit une histoire après le bain tandis que l’autre préfère chanter une chanson. Les parents ne sont pas obligés de tout faire pareil. L’important, c’est de s’entendre sur les grandes lignes. »

Partage des tâches à deux, c’est mieux

Quand chacun des partenaires participe aux tâches quotidiennes, la vie familiale est plus facile. D’ailleurs, mieux répartir les tâches et la charge mentale aide à diminuer le stress et la fatigue. « Là où il y a eu un vrai changement au fil des années, c’est du côté de l’éducation et des soins aux enfants, affirme la professeure et chercheuse Diane Dubeau. L’écart diminue entre les femmes et les hommes. Les papas d’aujourd’hui s’occupent des enfants. »

Cependant, la plupart des femmes font plus de tâches ménagères que les hommes même si elles ont un emploi. La charge mentale, c’est-à-dire tout ce qui implique la planification de la vie familiale, continue aussi de reposer principalement sur les épaules des mères. Prendre un rendez-vous médical, penser à acheter un cadeau pour une fête, inscrire le petit dernier à des cours de natation…

« Chez nous, on s’occupe tous les deux des enfants et on se répartit bien les tâches, mais la réflexion derrière l’organisation familiale, c’est 100 % ma conjointe, reconnaît Guillaume. Je n’ai pas besoin de penser à prendre le rendez-vous pour les vaccins de ma fille, car je sais que ma conjointe va y penser. »

Et pendant le confinement?

Durant le confinement du printemps dernier, les parents ont vécu beaucoup de stress et d’anxiété liés aux tâches familiales. Il semble que les femmes aient été particulièrement touchées par la situation. Plusieurs mères auraient vu leurs responsabilités familiales et leur charge mentale augmenter durant cette période.
Selon un sondage mené par le Regroupement pour la valorisation de la paternité durant le confinement, 64 % des mères interrogées se sont dites satisfaites du partage des tâches comparativement à 80 % des pères. Aussi, 75 % des hommes étaient tout à fait d’accord ou plutôt d’accord pour dire que le partage des tâches liées aux enfants était équitable, comparativement à 53 % des femmes.
Sur une note plus positive, les pères et les mères présentaient sensiblement les mêmes taux de satisfaction (entre 81 % et 84 %) en lien avec différents aspects de la coparentalité (cohérence parentale, reconnaissance de l’apport de l’autre et communication).

Reconnaissance une motivation pour continuer

Tous les êtres humains ont besoin d’être valorisés et de sentir que leur travail est apprécié. C’est important aussi pour les parents, insiste Marie Simard, directrice de la COFAQ. « Faire équipe, ce n’est pas seulement partager les tâches. C’est aussi soutenir l’autre et reconnaître que ce qu’il fait, il le fait bien. »

Lorsque vous donnez de la reconnaissance à votre partenaire, cela l’encourage à continuer à s’impliquer. Et ça fait plaisir aussi. « J’aime beaucoup quand ma conjointe me demande conseil sur ses interventions auprès de notre fille et qu’on en discute ensemble, confie Lydia. Ça me fait sentir compétente. » Pour sa part, Jean-Marc Michalik, papa de Soléa, 3 ans, et de Cléo, 16 mois, se sent comblé lorsque sa conjointe lui dit qu’il est un super papa. « D’ailleurs, je devrais lui dire plus souvent qu’elle est une mère fantastique! »

9 conseils pour être une équipe parentale solide

Voici 9 conseils pour que la collaboration avec votre partenaire se passe bien.

1. Prendre le temps de se parler et de s’écouter.

« Quand on a une situation à régler, on essaie de ne pas laisser traîner les choses, dit Élisabeth Cloutier, la maman de Henri et de Clara. Une fois les enfants couchés, on éteint nos téléphones et on se parle. » Vous avez du mal à trouver du temps pour discuter? Convenir d’un moment précis et le mettre à l’agenda peut vous aider.

2. Déterminer des valeurs et des règles prioritaires.

Pour que votre enfant comprenne bien ce que vous attendez de lui, vous pouvez vous entendre avec votre partenaire sur l’essentiel. Pour le reste, l’idéal est de vous faire confiance et de faire confiance à l’autre parent. C’est ce qu’ont fait les parents de Xavier et d’Anaïs à propos du temps d’écran. « Pendant le confinement, les enfants ont plus utilisé les écrans que d’habitude », note Mari-Lou, la maman. Elle et son conjoint se sont mis d’accord sur l’importance de limiter le temps d’écran à certains moments de la journée.

3. Lâcher prise sur les choses moins importantes.

Il est rare qu’un couple s’entende sur tout. Par exemple, Élisabeth trouve les yogourts à boire trop sucrés et n’en donne pas à son fils. Mais son conjoint, oui. « J’ai lâché prise là-dessus, dit-elle. Ça ne vaut pas la peine de se chicaner pour ça. » Pour sa part, Jean-Marc aurait voulu que ses filles terminent toujours leur assiette. « Mes parents m’ont appris à ne pas gaspiller, raconte le papa de Soléa et de Cléo. Mais comme ma femme m’a dit qu’on ne doit pas forcer les enfants à manger, c’est moi maintenant qui mange leurs restes! »

4. Accepter que votre partenaire fasse les choses à sa manière.

Après tout, l’important, c’est le résultat. Critiquer l’autre ne fera que le démotiver et vous risquez de vous retrouver à tout faire vous-même. Pour les soins des enfants, les hommes ont souvent besoin de l’approbation de leur conjointe pour se sentir compétents. « Si la mère le critique, le père finit par croire qu’il n’est pas bon pour s’occuper de l’enfant et il peut se désengager », indique la professeure et chercheuse Diane Dubeau.

5. Ne pas parler sous le coup de la colère.

« Les émotions sont mauvaises conseillères, dit Harry Timmermans, psychologue et médiateur familial. Si vous êtes en colère contre votre partenaire, attendez d’être calme avant de lui en parler. Sinon, vous risquez de briser quelque chose dans la relation que vous devrez réparer ensuite. D’ailleurs, il est préférable de discuter de façon polie et respectueuse, car c’est ainsi que vous trouverez des solutions. » Il faut aussi éviter de vous chicaner ou de critiquer l’autre parent devant votre enfant. Sinon, cela peut l’insécuriser et le rendre anxieux. Quand vous avez des désaccords, mieux vaut en parler loin de ses oreilles.

6. Faire une pause pour réfléchir.

Quand vous avez une décision importante à prendre, il peut être avantageux de remettre la discussion à plus tard afin de vous informer sur le sujet ou de demander conseil. C’est ce qu’ont fait Gloria et son conjoint lorsque la jeune maman a voulu reprendre des études. « Comme mon projet avait des impacts sur l’organisation et les finances familiales, nous avons pris le temps d’y penser, de consulter des proches, de faire un bilan du positif et du négatif. Finalement, nous avons décidé que ce serait positif pour la famille puisque j’aurai un emploi plus intéressant par la suite. »

7. Établir une liste des choses à faire et les répartir entre vous.

Vous pouvez les répartir selon les préférences de chacun ou les faire à tour de rôle. L’important, c’est que les deux conjoints participent et que le partage soit équitable en fonction du temps de chacun. Par exemple, si vous travaillez tous les deux, il ne serait pas équitable que l’un de vous hérite des tâches qui reviennent chaque jour (repas, vaisselle, etc.) et que l’autre, seulement des tâches occasionnelles (faire l’épicerie ou le ménage, laver les fenêtres, sortir les poubelles, tondre le gazon).

8. Mieux partager le congé parental.

Lorsque la mère prend un long congé, elle a tendance à continuer à en faire plus quand elle reprend le travail, qu’il s’agisse des soins, des corvées ou de la planification. Quant au père, plus tôt il s’implique auprès de son enfant, plus il continue à s’en occuper par la suite et plus il fait de tâches ménagères. Mieux se répartir le congé parental est donc un bon moyen d’éviter les inégalités dans le partage des responsabilités familiales plus tard.

9. À ne pas oublier… S’encourager!

Gloria et son conjoint se disent souvent de petites phrases comme : « Super, tu as fait l’épicerie! » ou « Merci pour le bon souper. » Lorsque l’un d’eux est seul avec les enfants, ils s’envoient aussi des textos avec un mot d’encouragement ou des émoticônes.

Parents séparés : faire équipe quand même

Vous êtes ex-conjoints, mais vous ne serez jamais des ex-parents. Malgré la séparation, le mieux est de continuer à faire équipe avec votre ex pour l’éducation de votre enfant.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier : L’enfant au coeur de la séparation

Faire équipe: des bienfaits pour toute la famille

Quels sont les bienfaits pour votre tout-petit d’avoir des parents qui font équipe pour s’occuper de lui? Est-ce que c’est bon aussi pour votre couple? Est-ce qu’avoir de la difficulté à faire équipe a des conséquences sur votre famille?

Quels sont les bienfaits pour votre tout-petit d’avoir des parents qui font équipe pour s’occuper de lui? Est-ce que c’est bon aussi pour votre couple? Est-ce qu’avoir de la difficulté à faire équipe a des conséquences sur votre famille?

Même pour un couple uni, former une bonne équipe parentale comporte des défis. « L’éducation des enfants, c’est quelque chose qui vient chercher les parents au fond de leurs tripes, observe Raymond Villeneuve, directeur du Regroupement pour la valorisation de la paternité. Il faut de la maturité pour prendre des décisions ensemble, faire des compromis, respecter les différences. Et aussi pour partager la relation avec l’enfant, car la coparentalité implique que les deux parents sont aussi importants l’un que l’autre. »

Ça vaut toutefois la peine de faire des efforts, car les recherches démontrent que les parents se complètent en matière d’éducation et que c’est positif pour le développement de leur tout-petit. « Avec papa, c’est différent d’avec maman et vice-versa, poursuit Raymond Villeneuve. Même dans les couples de même sexe, chaque parent a sa propre façon d’interagir avec l’enfant. C’est précieux parce que le contact avec les différences aide l’enfant à améliorer sa capacité d’adaptation et ses compétences sociales. » Par exemple, votre enfant pourrait avoir plus de facilité à se faire des amis si vous faites équipe avec votre partenaire!

La collaboration entre parents est également bonne pour le développement intellectuel de l’enfant. En effet, les enfants avec deux parents impliqués sont plus habiles pour résoudre des problèmes et réussissent mieux à l’école, selon les recherches.

De plus, il est sécurisant pour un enfant de voir que ses parents agissent de façon cohérente en matière de règles et de limites. « Quand il sait à quoi s’attendre et ce qu’il peut faire ou non, un enfant se sent plus en confiance et vit moins d’anxiété, explique la psychoéducatrice Julie Tremblay. Il a aussi tendance à mieux coopérer et à moins argumenter. »

Égalité et bien-être

Une équipe parentale qui fonctionne bien offre plus de chances à l’enfant de développer un attachement sécurisant envers ses parents. « Pour se faire consoler, nos enfants vont aussi bien voir leur papa que moi, dit Marie-Lou Bouchard, maman de Xavier, 4 ans, et d’Anaïs, 3 ans. Nous trouvons important de nous occuper tous les deux des enfants parce que ça crée des liens forts. C’est pourquoi nous faisons chacun la routine du dodo avec un enfant différent tous les soirs. »

Les deux parents se complètent en matière d’éducation et c’est positif pour leur enfant.

En partageant les responsabilités parentales et les tâches domestiques, vous devenez aussi un modèle d’égalité entre les femmes et les hommes pour votre enfant.

« Lorsqu’un père s’implique dans les soins et l’éducation de son enfant, son bien-être et son sentiment d’efficacité augmentent, indique Thomas Henry, chargé de projets chez CooPÈRE. Il a aussi moins de risques d’avoir des problèmes de santé mentale. »

De plus, répartir de façon équitable la planification de la vie familiale et les tâches évite qu’un des partenaires en ait plus sur les épaules et s’essouffle à essayer de tout faire. « On n’est pas trop de deux pour s’occuper d’un tout-petit!, lance la professeure et chercheuse Diane Dubeau. Ce n’est pas pour rien que les parents qui font équipe sont moins stressés et apprécient davantage leur rôle auprès de l’enfant. »

Et pour le couple?

Une bonne relation entre parents est aussi bénéfique pour la relation de couple. « Les conjoints sont plus satisfaits de leur vie de famille et cela peut se répercuter de façon positive sur leur couple, explique Thomas Henry, de l’organisme CooPÈRE. Ils ont alors moins de risques de se séparer. »

À l’inverse, lorsque les parents ne fonctionnent pas en équipe, leur vie de couple peut en souffrir. Le manque de soutien mutuel et les désaccords sur les décisions et les règles familiales génèrent en effet des frustrations et des insatisfactions qui peuvent finir par éloigner le couple.

L’enfant aussi est affecté. En effet, un climat tendu dans la maison et des règles qui changent d’un parent à l’autre peuvent causer de l’insécurité et du stress chez un tout-petit. Les recherches ont également montré qu’une mauvaise collaboration parentale augmente le risque de problèmes de comportement chez l’enfant.

Pour le bien-être de tous les membres de votre famille, vous avez donc tout avantage à former une bonne équipe parentale avec votre partenaire.

Liens et ressources utiles

À retenir
  • Communiquer, se donner des valeurs éducatives communes, partager les responsabilités et reconnaître la contribution de l’autre parent aident à former une bonne équipe parentale.
  • Il est important de respecter les différences et d’accepter que votre partenaire s’occupe de votre enfant à sa façon.
  • Faire équipe est bénéfique pour le développement de votre enfant, pour votre vie de famille et pour votre couple.

RESSOURCES

Livre

Si nous sommes égaux, je suis la fée des dents; Réflexions et outils pour mieux partager la charge mentale, A. Châteauneuf, Éditions Poètes de brousse, 2019, 220 p.

Site web

Perspectives parents : un portrait de l’expérience et des besoins des parents d’enfants de 0 à 5 ans
agirtot.org

Ateliers

Coparentalité un jour – Coparentalité toujours, formation sur la coparentalité de la Confédération des organismes familiaux du Québec
coparentalitetoujours.ca

CooPÈRE Rosemont, ateliers parentaux sur la notion de coéquipier père-mère
coopere.ca

 

Naître et grandir

Source : magazine Naître et grandir, novembre 2020
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand
Révision scientifique : Nathalie Parent, psychologue

Photos : GettyImages/CasarsaGuru, Alexandra Iakovleva, Halfpoint, Nomad, Erdark et Maxim Morin