Le déclic : « Je suis papa! »

Le déclic : « Je suis papa! »
Lorsque je demande, du moment où ils se sont officiellement sentis papas. Ils s’entendent pour dire que la paternité saute en plein visage quand l’enfant arrive à la maison la première fois.

Lorsque je demande à mon père et à Dave s’ils se souviennent du moment où ils se sont officiellement sentis papas, à mon grand étonnement et à presque 50 ans de différence, ils s’entendent pour dire que la paternité saute en plein visage quand l’enfant arrive à la maison la première fois.

Mon père me raconte que la naissance a été un soulagement par compassion… « J’étais soulagé que la maman soit soulagée. Puis, le déclic paternel s’est fait très tôt, dès que ma conjointe est arrivée à la maison avec le bébé. J’étais de la première cohorte de papas qui pouvaient assister à l’accouchement. Mais tant qu’on est à l’hôpital, la paternité est encore un concept. À la maison, ça fait clic! Ce n’est plus seulement un projet. C’est sérieux : il faut maintenant gagner de l’argent et soutenir la famille. »

« Le déclic? C’est la première fois où j’ai été seul à la maison avec mon fils, dit Dave. Le silence, la solitude, le fait que j’ai réalisé que j’étais papa pour vrai. Il ne repart pas, c’est bien réel! »

Ce qu’il y a de plus beau dans le fait d’être un papa, c’est…
44 %
Voir grandir et évoluer son enfant.
21 % Le câliner et lui donner de l’amour.
17 % Sentir que l’on fait une différence dans sa vie.
12 % Bien le préparer pour l’école,
Jouer avec son enfant est l’activité préférée de plus de la moitié des papas!
Manger en famille, c’est important!
Et les pères sont d’accord puisque seulement 6 % des papas ne mangent aucun repas par jour en compagnie de leur enfant.

Ricardo et la paternité

Ricardo, vous le connaissez. Il cuisine, il publie, il anime… et il est papa de 3 filles de 10 à 15 ans. Quand je lui demande si prendre sa place de papa a été difficile, il me répond : « Je me suis rendu compte que dans la paternité, il n’y a pas de bonne place, il faut prendre celle qui te convient. Ça, je l’ai appris avec mes filles. Une autre des grandes sources de réconfort que j’ai sont mes amis, les autres papas. On jase et on se rend compte que, souvent, l’histoire de l’autre nous fait du bien! » L’arrivée des enfants a-t-elle été difficile pour lui? À mon grand étonnement, Ricardo me répond : « C’est l’attachement qui a été long. Je me sentais coupable de constater que ce n’était pas instantané. Je protégeais beaucoup ma femme. J’ai beaucoup porté mon attention sur elle au début. Puis tranquillement, j’ai développé le sentiment paternel. En parler m’est très facile aujourd’hui, il n’y a qu’à voir le lien qui m’unit avec mes filles! Mais je dois l’avouer, ce ne fut pas instantané.»

Naitre et grandir.com


Source :
magazine Naître et grandir, juin 2014
Recherche et rédaction : Martin Larocque

Crédit photo : Maxim Morin
Béatrice, Jeanne, Ricardo Larrivée et Clémence par Christian Lacroix

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