En manchettes: Trottinettes – Course à pied – Attachement – Allergies respiratoires

En manchettes: Trottinettes – Course à pied – Attachement – Allergies respiratoires
En manchettes: Trottinettes – Course à pied – Attachement – Allergies respiratoires
Danger des trottinettes électriques pour les enfants, courir avec son enfant, attachement avec les deux parents, allergies et changements climatiques


SÉCURITÉ

Trottinettes électriques : pas pour les enfants!

Les déplacements en trottinette électrique augmentent au Québec, tout comme les blessures graves liées à leur utilisation. Et ce sont les enfants de moins de 14 ans qui sont les plus touchés alors qu’ils ne sont même pas autorisés à se promener avec ce type de véhicule.

L’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) rapporte avoir soigné une trentaine d’enfants et d’adolescents blessés en trottinette électrique depuis le début de l’année. Parmi eux, 20 % ont dû être hospitalisés en raison de blessures graves (ex. : fractures, traumatismes crâniens, traumatismes faciaux). C’est deux fois plus que l’an dernier, alors que 9 % des cas de blessures liées aux trottinettes motorisées étaient aussi graves.

Autre fait inquiétant : 60 % des blessures liées aux trottinettes électriques et traitées au centre de traumatologie de l’HME en 2026 concernent des enfants de moins de 14 ans. Or, plusieurs blessures peuvent être évitées si les règles de sécurité obligatoires sont respectées. Notamment :

  • Attendre que votre enfant ait 14 ans avant de le laisser se promener en trottinette électrique.
  • Ne pas transporter de passager, dont un enfant, sur une trottinette électrique.
  • Porter un casque bien ajusté.
  • Circuler comme en vélo, du côté droit de la rue, et non sur les trottoirs.
  • Rouler à 25 km/h ou moins.

Sources : Hôpital de Montréal pour enfants et Gouvernement du Québec

ACTIVITÉ PHYSIQUE

À quel âge un enfant peut-il commencer à faire de la course à pied?

Vous faites de la course à pied et vous vous demandez si votre enfant peut faire du jogging avec vous? Voici les recommandations d’un expert de l’activité physique.

Courir pour s’amuser et courir pour se tenir en forme, ce n’est pas la même chose. Dans un contexte de jeu, votre enfant alterne naturellement les courses et les pauses, tandis que le jogging demande un effort soutenu.

Avant 5 ans, l’activité physique devrait surtout passer par le jeu. Entre 5 et 7 ans, votre enfant peut s’adonner à des jeux qui incluent la course, comme la tague, mais il n’est pas encore prêt à courir en continu en raison notamment des risques de blessures.

Vers 7 à 9 ans, votre enfant peut courir de 20 à 30 minutes, jusqu’à 3 fois par semaine. À cet âge, il devrait avoir la force musculaire nécessaire pour faire du jogging sans se blesser.

Voici quelques conseils pour initier votre enfant à la course en toute sécurité :

  • Au début, courez durant un maximum de 5 à 10 minutes et faites de petites pauses de marche. Puis, augmentez petit à petit la durée.
  • Laissez votre enfant décider quand courir, quand marcher et quand s’arrêter.
  • Faites régulièrement des pauses pour boire de l’eau. Cela permettra au corps de votre enfant de mieux réguler sa température.
  • Augmentez la distance courue très progressivement (pas plus de 10 % par mois).
  • Variez les activités. La course ne devrait pas être la seule forme d’exercice de votre enfant.

Source : The Conversation

DÉVELOPPEMENT

Attachement : les deux parents sont importants!

Pour développer pleinement ses capacités cognitives, un tout-petit aurait besoin d’établir un attachement sécurisant avec chacun de ses parents, indique une étude de l’Université Laval.

Les tout-petits qui ont une relation d’attachement sécurisante avec leurs deux parents présenteraient de meilleures habiletés de mémorisation, de raisonnement et de planification. Ils auraient aussi une plus grande capacité d’adaptation.

Par exemple, les enfants étudiés qui avaient un lien sécurisant avec leurs deux parents avaient mieux réussi des tâches de classification et de mémoire, comme ranger des blocs dans un bac de la même couleur ou se souvenir de l’endroit où un petit objet avait été caché.

La qualité du lien d’attachement avec les parents n’aurait toutefois pas d’impact sur les compétences liées aux émotions ou à la régulation du comportement.

Les résultats de cette étude montrent que la relation d’attachement avec le père est aussi essentielle que celle avec la mère. Ils soulignent aussi l’importance de soutenir la relation avec le père autant qu’avec la mère pour aider les enfants à acquérir de bonnes habiletés cognitives avant l’entrée à l’école, mentionne l’auteure principale de l’étude.

L’étude a été menée auprès de 80 familles rencontrées à domicile lorsque les enfants avaient 13 mois et 19 mois. La première fois, les chercheurs ont évalué l’attachement avec chaque parent alors que la deuxième fois, ils ont mesuré différentes habiletés cognitives.

Source : Université Laval

SANTÉ

Allergies et changements climatiques : des symptômes plus sévères

Les changements climatiques auraient un impact sur les personnes qui souffrent d’allergies saisonnières, comme le rhume des foins. Leurs symptômes seraient plus importants et dureraient plus longtemps qu’avant, affirme un spécialiste québécois des allergies et du système immunitaire.

Le nombre de personnes allergiques risque aussi d’augmenter au cours des prochaines années et elles seront de plus en plus malades, souligne ce spécialiste.

À cause des changements climatiques, la saison du pollen s’allonge, car elle commence plus tôt et se termine plus tard. Le réchauffement de la planète est aussi responsable de l’augmentation de la fréquence des incendies de forêt et de l’intensité des tempêtes et des orages.

Lors d’un incendie, des particules fines sont relâchées dans l’atmosphère. Lorsqu’elles se logent dans les poumons des gens, elles peuvent provoquer des réactions allergiques ou aggraver les symptômes d’allergie et d’asthme.

Les orages et les tempêtes peuvent aussi provoquer des réactions allergiques. Ils aspirent le pollen et libèrent beaucoup de particules allergènes dans l’air, qui retombent ensuite au sol et sont respirées par les humains. Le pollen peut aussi être transporté par le vent sur des centaines de kilomètres.

Les allergies respiratoires peuvent débuter vers l’âge de 4 ans et touchent près de 40 % des enfants.

Source : La Presse

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25 juin 2026

Julie Leduc et Nathalie Vallerand – Équipe Naître et grandir

Naître et grandir

Photos : GettyImages/Koldunov, LSOphoto, VIJ et Sasiistock

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