Commotion cérébrale chez l’enfant de 5 ans et plus

Commotion cérébrale chez l’enfant de 5 ans et plus
Blessure à la tête : connaissez-vous les signes d’une commotion cérébrale?



Si votre enfant a moins de 5 ans, consultez notre fiche Coup à la tête et commotion cérébrale chez l’enfant de 0 à 5 ans.

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

La commotion cérébrale, aussi appelée traumatisme craniocérébral léger, survient à la suite d’un coup à la tête. Le cerveau est alors secoué à l’intérieur de la boîte crânienne. Ceci provoque un dérangement temporaire du fonctionnement du cerveau et peut engendrer certains symptômes chez l’enfant.

Signes d’une commotion cérébrale : quand consulter un médecin et quand aller à l’urgence?

Aller chez le médecin

Consultez rapidement un médecin si votre enfant présente l’un ou plusieurs des symptômes suivants :

Les signes et les symptômes d’une commotion cérébrale peuvent apparaître dans les 24 à 48 heures suivant le coup à la tête.
  • Étourdissements, pertes d’équilibre
  • Sensibilité à la lumière ou aux bruits
  • Irritabilité (plus émotif)
  • Sensation d’être au ralenti
  • Fatigue, troubles du sommeil
  • Changement de l’humeur
  • Difficulté avec la mémoire, l’attention et la concentration

Si l’état de votre enfant vous inquiète, n’hésitez pas à appeler Info-Santé au 811. Une infirmière pourra vous indiquer ce que vous devez faire.

Les symptômes les plus intenses d’une commotion cérébrale durent habituellement de 1 à 2 semaines, mais peuvent persister avec moins d’intensité durant 4 à 6 semaines, parfois plus. Reconsultez un médecin si votre enfant présente toujours certains symptômes de 4 à 6 semaines après l’événement qui a causé la commotion cérébrale.

Signaux d’alarme

Rendez-vous immédiatement à l’urgence si votre enfant présente l’un des symptômes suivants (même s’il a déjà vu un médecin) :

  • Perte de conscience, diminution de l’état de conscience, enfant difficile à réveiller
  • Convulsions
  • Maux de tête sévères ou qui augmentent
  • Plus de deux vomissements
  • Confusion (ex. : il ne sait plus où il est) ou irritabilité qui augmentent, comportement inhabituel
  • Douleur intense au cou
  • Difficulté à marcher
  • Difficulté à parler
  • Trouble de vision
  • Faiblesse, picotements ou engourdissements dans les bras ou les jambes

Soins et conseils pratiques après un diagnostic de commotion cérébrale

  • Donnez à votre enfant de l’acétaminophène (ex. : Tylenol®, Tempra®) pour soulager les maux de tête ou autre douleur.
  • Favorisez une alimentation légère pour une durée de 24 heures ou tant que votre enfant a des nausées (ex. : liquides, bouillons, Jello®), et ce, selon sa tolérance.
  • Si votre enfant est fatigué, laissez-le se reposer selon ses besoins. Pour vous rassurer, vous pouvez aller le voir de temps à autre pour vous assurer qu’il bouge et respire normalement dans son sommeil.
  • Si votre enfant n’est pas fatigué, il n’est pas nécessaire qu’il reste couché.
  • Encouragez votre enfant à se reposer et favorisez les activités calmes au moins pendant les 48 premières heures. Durant cette période de repos initial, les activités intellectuelles ainsi que les activités qui augmentent les symptômes devraient être évitées. Votre enfant ne devrait donc pas aller à l’école et ne pas pratiquer d’activités physiques. De plus, l’exposition aux écrans devrait être limitée.

Reprise des activités scolaires

Les symptômes associés à une commotion cérébrale peuvent nuire au travail scolaire. L’effort intellectuel requis par l’école peut aussi, les premiers jours, provoquer des symptômes ou augmenter ceux déjà présents.

Après un repos initial d’au moins 48 heures, la reprise graduelle des activités intellectuelles est encouragée. Il faut toutefois respecter les étapes suivantes.

Étapes de la démarche du retour aux activités scolaires après un repos d’au moins 48 heures

1. Activités intellectuelles à domicile (ex. : lecture, écriture, utilisation d’un écran). Commencez par 15 minutes et augmentez petit à petit.

2. Retour graduel aux activités intellectuelles structurées à temps partiel (école, loisirs). Commencez avec des demi-journées, encouragez les pauses et augmentez peu à peu le temps en classe selon la tolérance. Tentez aussi de limiter ce qui peut créer une demande intellectuelle plus importante ainsi que du stress ou de l’anxiété (ex. : examens, présentations orales).

3. Reprise des activités intellectuelles à temps plein, avec mesures d’adaptation si requises. Le stress et l’anxiété devraient encore être limités, mais les examens peuvent être réintroduits selon la tolérance.

4. Retour complet aux activités intellectuelles sans mesures d’adaptation.

Quand passer à l’étape suivante?
Si les symptômes de votre enfant augmentent de façon importante ou reviennent, il ne devrait pas passer à l’étape suivante. Une légère augmentation des symptômes est toutefois tolérée, à condition qu’elle soit temporaire et que les symptômes reviennent rapidement au niveau d’avant l’activité. Le passage à l’étape 4 doit s’effectuer en l’absence complète de symptômes.

Reprise des activités physiques

Après un repos initial d’au moins 48 heures, il est recommandé de suivre les étapes suivantes. Il doit s’écouler au minimum 24 heures entre chaque étape. L’enfant peut passer à la prochaine étape si les symptômes ne s’aggravent pas. Le retour aux activités scolaires et physiques peut être débuté au même moment.

Étapes de la démarche du retour aux activités physiques après un repos d’au moins 48 heures

1. Activités de la vie quotidienne ne causant pas de symptômes.

2. Activités physiques légères (ex. : marche rapide, course à pied lente, jeux de faible intensité).

3. Activités physiques individuelles propres à un sport, sans risque de contact (ex. : course, danse, nage). La reprise doit être graduelle et faite dans un contexte de réhabilitation (intensité légère à modérée) et non de performance ou de compétition.

Avant de passer aux étapes suivantes, il est recommandé que le retour complet aux activités intellectuelles sans mesures d’adaptation soit fait.

4. Activités physiques d’entraînement sans risque de contact (ex. : cours d’éducation physique à l’école selon les activités, passes au hockey ou au soccer, gymnastique sans inversions ou acrobaties).

Avant de passer aux étapes suivantes, l’enfant devrait obtenir l’autorisation d’un médecin. À ce moment, les symptômes devront avoir disparu et l’enfant devra être de retour à l’école à temps plein.

5. Activités physiques d’entraînement avec contact, retour à l’entraînement complet (sport pratiqué seul ou en équipe).

6. Retour au jeu, incluant les compétitions.

Comment prévenir la commotion cérébrale?

Il est possible de prévenir les commotions cérébrales chez les enfants, et ce, de plusieurs façons :

  • Utilisez un siège d’auto ou un siège d’appoint adapté à l’âge et à la grandeur de votre enfant. Assurez-vous que le siège est installé de façon conforme. Référez-vous à la section Sièges d’auto du site web de la SAAQ pour plus d’information.
  • Assurez une supervision adéquate lors des activités récréatives et sportives.
  • Faites porter à votre enfant l’équipement adapté lors d’activités récréatives et sportives (ex. : casque protecteur).

 

CHU Sainte-Justine

Adaptation web :Équipe Naître et grandir
Recherche et rédaction : Équipe du CHU Sainte-Justine
Mise à jour : Mars 2020

 

Photo : iStock.com

 

Ressources et références

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • CHU SAINTE-JUSTINE. Les commotions cérébrales. 2019. promotionsante.chusj.org
  • INSTITUT NATIONAL D’EXCELLENCE EN SANTÉ ET EN SERVICE SOCIAUX. Traumatisme craniocérébral léger (commotion cérébrale) : Conseils pour la reprise graduelle des activités intellectuelles, physiques et sportives. 2018. www.inesss.qc.ca

 

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