Retour à la maison avec bébé: à quoi s'attendre?

Retour à la maison avec bébé: à quoi s'attendre?
Après l’accouchement, revenir chez soi avec bébé est à la fois un moment excitant et stressant. Voici un aperçu de ce que vous pouvez ressentir et vivre.


Quitter le lieu de naissance pour revenir chez soi avec bébé est à la fois un moment excitant et stressant. Voici un petit guide pour vous aider, vous et votre partenaire, à comprendre vos émotions et à mieux vivre les premiers jours avec votre enfant.

Les émotions des nouveaux parents au retour à la maison

De retour à la maison, se retrouver seuls avec bébé, sans supervision du personnel de l’hôpital ou de la maison de naissance, peut être déstabilisant pour de nombreux nouveaux parents. Même s’ils ressentent de la joie et du soulagement, beaucoup d’entre eux peuvent aussi être inquiets et stressés.

Quand bébé doit-il manger? Dort-il beaucoup ou pas assez? A-t-il trop chaud ou trop froid? Ces questions peuvent être une grande source d’anxiété et les parents se sentent souvent isolés, malhabiles ou coupables de ne pas avoir les réponses immédiates. À d’autres moments, ils se sentent plus en confiance et la maison devient alors un cocon dans lequel ils profitent de leur nouveau rôle et commencent à créer des liens avec leur bébé.

Vivre ce mélange d’émotions contradictoires est tout à fait normal. En effet, accueillir un nourrisson demande une période d’adaptation passagère, parfois appelée « quatrième trimestre ». Elle est différente pour chaque bébé.

Coup de foudre avec bébé : un mythe

Le mythe de l’amour instantané est une croyance selon laquelle tous les parents, surtout les mères, devraient ressentir un amour immédiat pour leur nouveau-né. Il peut mettre beaucoup de pression sur les parents, qui peuvent se sentir coupables de ne pas le vivre.

Certains parents se sentent connectés à leur bébé au premier regard, alors que d’autres, non.

Les premiers instants après la naissance peuvent être marqués par la fatigue, le stress ou des émotions intenses vécues lors de la grossesse ou de l’accouchement. Rassurez-vous, même si vous n’avez pas ressenti immédiatement un amour instantané pour votre enfant, votre attachement va se construire progressivement.

Lisez notre fiche sur le lien d’attachement pour savoir comment ce lien se construit.

Quand l’accouchement a été difficile

Pendant neuf mois, vous avez peut-être imaginé votre accouchement d’une certaine façon. Or, pour différentes raisons, la naissance ne s’est peut-être pas passée comme prévu. Vous avez peut-être eu l’impression de ne pas recevoir le soutien que vous espériez ou vous êtes triste d’avoir eu besoin d’une intervention médicale que vous n’aviez pas imaginée. Par ailleurs, si votre état de santé ou celui de votre bébé ont nécessité des soins immédiats, les premiers instants imaginés avec votre enfant n’ont pas pu avoir lieu. Cette séparation juste après la naissance peut être vécue comme un déchirement.

Pour certaines mères, ne pas être en mesure de vivre l’accouchement « idéal » est comparable à un deuil. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à en parler à vos proches et laissez-vous du temps. Reconnaître votre souffrance vous aidera à mieux comprendre vos émotions.

Pour savoir quoi faire si vous vivez cette situation, lisez notre fiche Quand l’accouchement ne se déroule pas comme prévu.

À qui demander de l’aide

Avoir un réseau constitué de membres de votre famille ou de proches peut grandement vous aider au début. Lorsque vous et votre partenaire vous sentez dépassés ou trop fatigués, une personne de votre entourage peut venir vous soutenir, vous conseiller et vous permettre de prendre un peu de temps pour vous (ex. : en gardant vos autres enfants). Pensez à faire une liste de proches avant ou juste après l’accouchement et avisez-les que vous les contacterez peut-être pour avoir de l’aide au besoin.

Toutefois, les nouveaux parents n’ont pas tous la chance de pouvoir compter sur un tel réseau. Si c’est votre cas, sachez que plusieurs ressources sont disponibles pour vous soutenir. Vous pouvez, par exemple, communiquer avec un organisme communautaire ou avec le CLSC de votre secteur. Les infirmières peuvent aussi répondre à vos questions jusqu’à sept jours après votre départ de l’hôpital.

Pour savoir à qui demander de l’aide, consultez cette liste de ressources pour soutenir les parents.

Les inconforts physiques, la fatigue et le baby blues

Le corps de la mère doit récupérer après l’accouchement. La mère peut alors ressentir des inconforts physiques. Si c’est votre cas, rappelez-vous que c’est temporaire. Cela peut toutefois rendre votre retour à la maison plus difficile, car vous vous sentez diminuée. Parmi ces symptômes, on trouve :

  • Les tranchées, qui sont des contractions irrégulières et douloureuses aidant l’utérus à reprendre sa taille d’origine;
  • Les pertes vaginales abondantes au début (lochies), qui peuvent durer plusieurs semaines;
  • Les douleurs au périnée et au vagin, qui peuvent être dues à une déchirure, à une épisiotomie ou à de l’oedème (la vulve est enflée);
  • Les fuites urinaires causées par l’affaiblissement du plancher pelvien ou la difficulté à uriner à la suite d’une anesthésie;
  • Les hémorroïdes et la constipation;
  • La cicatrice de la césarienne.

Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur la récupération après l’accouchement.

Une grande fatigue

Il est normal de ressentir une grande fatigue pendant les premiers jours suivant la naissance de votre enfant. Elle est causée par l’effort physique de l’accouchement, les bouleversements hormonaux, le manque de sommeil et l’adaptation à votre nouveau rôle de parent. La plupart des femmes qui viennent d’accoucher peuvent même ressentir un sentiment d’épuisement pendant quelques semaines. Cette situation peut provoquer de la frustration et une certaine déprime.

Votre partenaire peut aussi ressentir une fatigue émotionnelle et physique qui peut se manifester à un moment différent et de manière différente de vous.

Il est important de faire preuve de douceur envers vous-même et d’accepter toute l’aide dont vous pouvez bénéficier. Même si c’est parfois difficile, essayez aussi de vous reposer lorsque votre bébé dort. Rappelez-vous que cette période de grande fatigue est passagère.

Le baby blues

Le baby blues est la conséquence de la chute des hormones de grossesse combinée à une augmentation du stress et au manque de sommeil. Il survient en moyenne trois jours après l’accouchement et se caractérise par des changements rapides d’émotions. Il peut durer de quelques heures à quelques jours. Les mamans peuvent se mettre à pleurer ou se sentir incompétentes, par exemple, puis avoir un fou rire avant de se décourager de nouveau.

Dans la majorité des cas, le baby blues disparaît sans intervention. Cependant, si vous vous sentez encore malheureuse ou dépassée après deux semaines, ou que vous portez peu d’intérêt à votre bébé, il est possible qu’il s’agisse plutôt d’une dépression post-partum. Dans ce cas, il est très important de consulter un professionnel de la santé. De même, l’outil Toi, Moi, Bébé propose des stratégies pour favoriser la santé mentale et le bien-être des futurs et des nouveaux parents.

Dépression post-partum des mères et des pères

La dépression post-partum touche environ 15 à 20 % des nouvelles mères et environ 8 à 10 % des pères, souvent dans les mois qui suivent la naissance. Ses symptômes incluent : tristesse profonde, épuisement, troubles du sommeil, irritabilité, anxiété, sentiment de culpabilité, isolement et parfois idées suicidaires. Elle peut avoir des conséquences importantes sur le lien avec le bébé, son développement ainsi que sur la santé mentale du parent. Il est donc important de consulter.
Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur la dépression post-partum.

Un début d’allaitement pas toujours facile

L’allaitement est aussi une période d’adaptation. Si vous allaitez, de 4 à 6 semaines peuvent être nécessaires pour que vous et votre bébé soyez à l’aise durant les boires. Certaines mères trouveront cela facile, tandis que pour d’autres ce moment sera difficile et pourra affecter leur moral. Laissez-vous du temps. Au fil des jours, vous comprendrez mieux les besoins de votre enfant, son rythme de boires et les positions idéales pour vous deux.

Votre partenaire peut vous soutenir et vous encourager dans votre expérience d’allaitement. Lire sur le sujet (en vous rendant sur AllaitWEB du CHU Sainte-Justine, par exemple) vous aidera à bien placer bébé et à vérifier qu’il prend bien le sein. Préparez-vous également à l’allaitement en repérant les ressources de soutien disponibles dans votre région. Une personne qualifiée pourrait ainsi vous aider au besoin.

Lisez aussi nos fiches sur les bases de l’allaitement et sur 5 problèmes courants rencontrés lors de l’allaitement.

L’adaptation des nouveaux parents à l’arrivée de bébé

Les parents en santé qui ont de bonnes habitudes de vie vivent souvent mieux le stress parental et le manque de sommeil.

Certains parents peuvent trouver cette période d’adaptation plus facile que d’autres. Les cours prénataux aident beaucoup à se sentir plus en contrôle lorsque bébé arrive. L’importance de votre réseau de soutien (famille, partenaire, entourage), le tempérament de votre nouveau-né et votre expérience avec un précédent bébé peuvent également avoir un effet sur votre facilité ou votre difficulté à vous adapter lors du retour à la maison.

Peu à peu, vous allez apprendre à connaître votre nouveau-né, ses inconforts, les positions qui le sécurisent, ses habitudes de sommeil… Vous allez prendre vos repères et trouver votre équilibre familial.

Prendre soin de votre santé mentale pour faciliter l’adaptation

Si vous ou votre partenaire avez eu des problèmes de santé mentale avant ou durant la grossesse, la venue de votre bébé peut les augmenter et rendre votre adaptation plus difficile. En avoir conscience est déjà un pas important. N’hésitez pas à en parler à vos proches, à demander de l’aide et à consulter durant cette période.

L’adaptation du nouveau-né à l’arrivée à la maison

Tout comme vous, votre bébé a besoin d’un temps d’adaptation. Quitter le corps chaud et réconfortant de sa maman est sans doute difficile pour lui. Son adaptation peut aussi être influencée par la façon dont la grossesse ou l’accouchement se sont déroulés.

Certains événements, comme des saignements durant la grossesse, par exemple, peuvent causer beaucoup d’inquiétudes chez la mère. Ce stress peut à son tour être ressenti par le bébé à naître. Lors de l’accouchement, des interventions comme l’utilisation des forceps ou une épisiotomie peuvent causer des sensations inconfortables ou de la fatigue pour le bébé. Ces expériences, bien que fréquentes, font partie du vécu de nombreux nouveau-nés et peuvent rendre leurs premiers instants un peu plus difficiles.

Lorsque vous essayez de comprendre ce que ressent votre bébé, que vous prenez soin de lui avec chaleur, douceur et patience, et que vous créez autour de lui un environnement rassurant, cela lui permet de mieux s’habituer à son nouveau milieu de vie.

Pour en savoir plus, lisez notre fiche sur le nouveau-né.

Les pleurs de bébé

Pour votre bébé, pleurer est une façon de communiquer. C’est ainsi qu’il vous dit que quelque chose ne va pas. Bien sûr, déterminer la cause exacte à l’origine des pleurs peut être un défi! Voici les principales raisons pour lesquelles un nouveau-né pleure :

  • Il a faim;
  • Il est fatigué;
  • Il veut faire un rot (rapport);
  • Sa couche est sale;
  • Sa position n’est pas confortable;
  • Il a froid ou chaud;
  • Il a besoin de calme autour de lui;
  • Il a mal quelque part ou il est malade;
  • Il a besoin de se faire rassurer, de sentir votre présence, d’avoir des câlins.

Répondre à ses inconforts aidera à calmer votre bébé dans la majorité des cas. Vous aurez sans doute besoin de tester plusieurs choses pour trouver ce qui apaise et console votre bébé. Voici différents moyens à utiliser selon la situation :

  • Changer la couche de votre bébé;
  • Lui offrir le sein, le faire boire;
  • Le mettre en peau à peau;
  • Le porter contre vous en porte-bébé ou en écharpe (portage);
  • Bouger avec lui, le bercer, placer son ventre contre votre avant-bras; 
  • Lui chanter une chanson douce ou lui parler;
  • Tapoter son dos ou le caresser;
  • L’emmailloter;
  • Lui donner un bain;
  • Changer de pièce, faire un tour de poussette ou de voiture.

Les pleurs excessifs, aussi appelés coliques, surviennent surtout en fin de journée ou en soirée (généralement entre 18 h et 22 h). Ils touchent 20 % à 25 % des nourrissons. Ils sont toutefois rarement associés à un problème de santé (dans moins de 5 % des cas).

Votre bébé n’essaie pas de vous manipuler ou de vous tester par ses pleurs. En effet, son cerveau n’est pas assez mature pour cela. S’il pleure, c’est qu’il a besoin de réconfort et il est important de répondre à son besoin.

Si toutefois votre bébé pleure en continu, que vous ressentez de l’impuissance et de la colère, faites une pause afin de ne pas risquer de perdre le contrôle. Ne secouez jamais votre bébé. Déposez-le doucement dans son lit et éloignez-vous dans une autre pièce pour vous calmer.

Pour en savoir plus et mieux comprendre ses pleurs, lisez notre fiche Les pleurs de bébé.

Routine de sommeil et de boires de votre nouveau-né

Durant ses premières semaines à la maison, il est normal que la routine de sommeil et de boires de votre bébé soit très irrégulière. Votre enfant ne fait pas encore la différence entre le jour et la nuit. Ses périodes d’éveil sont courtes et il se réveille à toute heure pour boire, en particulier s’il est allaité.

Peu à peu, votre bébé demeurera éveillé plus longtemps pendant la journée et dormira plus longtemps la nuit.

De leur côté, les premières tétées pourraient durer jusqu’à une heure. Votre bébé pourrait aussi demander à boire plus souvent à certains moments de la journée, en particulier le soir, qui est une période plus difficile pour certains bébés. À titre de référence, un nouveau-né en santé boit au moins 8 fois par 24 heures s’il est nourri avec une préparation commerciale pour nourrissons. Si vous allaitez, faites boire votre bébé « à la demande », sans limiter le nombre ni la durée des tétées.

Pour savoir comment le sommeil de votre bébé va évoluer au fil des mois, lisez notre fiche sur le sommeil de bébé.

Problème de santé : quand consulter?

Si votre nouveau-né présente l’une des conditions suivantes, appelez Info-Santé, au 811, ou consultez rapidement un professionnel de la santé :

  • Une température rectale de 38 °C ou plus;
  • Des vomissements en jet ou à répétition;
  • Une diarrhée;
  • Des selles blanches, grises ou beige pâle;
  • Une somnolence ou un sommeil plus long qu’à l’habitude;
  • Des difficultés à respirer;
  • Des signes d’infection du cordon ombilical;
  • Des difficultés à boire ou moins de 8 boires en 24 heures;
  • Diminution des urines et des selles;
  • Une éruption cutanée (boutons) qui ne disparaît pas après quelques jours, qui coule ou qui saigne.

Consultez aussi nos fiches sur la santé de bébé pour avoir réponse à vos questions.

Prendre soin de votre bébé

Lorsque vous prenez soin de votre bébé avec chaleur, le lien affectif entre vous et votre nouveau-né se construit. Tous les petits gestes quotidiens (boires, changements de couche…) sont des occasions de connecter avec votre nourrisson et de favoriser votre lien d’attachement.

Communiquer avec lui en lui parlant, en le caressant et en le regardant pendant vos routines est aussi un excellent moyen de le rassurer et de l’accompagner dans sa découverte du monde qui l’entoure.

Donnez-vous aussi le temps d’observer votre bébé. Cela peut vous fournir beaucoup d’informations sur son caractère unique et sur son état. Par exemple, les signes indiquant qu’un bébé a sommeil peuvent être différents d’un nourrisson à l’autre. En observant votre bébé, vous finirez par reconnaître ses signaux de faim, d’inconfort, de besoin de contact avec vous… Vous saurez ainsi mieux répondre à ses besoins.

Pour en savoir plus, lisez notre fiche Comprendre bébé.

Rassurer votre bébé

Souvent, la meilleure façon d’apaiser un nourrisson est de reproduire les conditions de vie qu’il a connues dans le ventre de sa maman. Parmi elles, on trouve :

  • l’emmaillotage (ou l’enveloppement);
  • le portage contre les vêtements ou en peau à peau. Il permet à votre bébé d’entendre les battements de votre coeur, de percevoir votre respiration, de sentir votre odeur. Il vous identifie ainsi comme une figure sécurisante et familière;
  • le bain. Se retrouver dans l’eau est très apaisant pour votre bébé. Afin de rendre l’expérience optimale, choisissez une baignoire à fond plat ou avec une légère pente. Ainsi votre bébé aura les épaules dans l’eau et pourra approcher ses mains de sa bouche.

Être disponible et à l’écoute de votre bébé

Votre nouveau-né doit sentir qu’il peut compter sur vous pour le consoler, le rassurer et répondre à ses besoins avec tendresse. Il faut donc vous rendre disponible pour lui le plus possible, notamment en prenant le temps d’être pleinement avec lui. Pour cela, il est préférable de garder toute distraction (téléphone, télévision…) loin de vous.

Votre bébé a besoin d’un bon parent, pas d’un parent parfait. Offrir des soins chaleureux à votre nouveau-né en répondant le mieux possible à ses besoins, c’est déjà beaucoup.

De la même façon, veillez à ne pas forcer une activité pour laquelle votre bébé ne semble pas prêt. Avec l’intention de bien faire, vous pourriez vouloir lui faire faire différentes activités (ex. : ateliers de stimulation). Essayez toutefois de respecter son rythme. Vous en tirerez beaucoup plus de satisfaction et de confiance en vos compétences parentales.

Pour en savoir plus, lisez notre dossier complet sur l’attachement.

Comment faciliter l’adaptation les premières semaines

Pour que le retour à la maison se fasse à un rythme qui vous convient à vous, à votre partenaire et à votre nouveau-né, voici quelques conseils :

  • Demandez de l’aide. Famille, entourage ou organismes communautaires peuvent vous soutenir pour que cette étape de vie soit la plus sereine possible. Que ce soit pour vous relayer, pour faire un peu de ménage, l’épicerie ou pour vous donner des astuces, cela peut vous donner l’occasion de vous reposer, de prendre confiance et de vous concentrer sur l’essentiel.
  • Travaillez en équipe. Partager les tâches et les responsabilités avec votre partenaire vous permettra de mieux profiter du temps avec votre bébé ou de vous détendre.
  • Dormez quand votre tout-petit dort… autant que possible! C’est un conseil que l’on entend souvent de la part de parents. Récupérer quand votre nouveau-né fait une sieste sera bénéfique pour votre santé mentale.
  • Ne vous forcez pas à avoir de la visite. Même si elles partent d’une bonne intention, les visites demandent de la préparation et entraînent de la fatigue. Donnez-vous le droit de refuser celles qui ne sont pas essentielles afin de profiter de votre retour à la maison dans le calme.
  • Faites preuve de patience avec vos autres enfants. Eux aussi doivent trouver leur place dans la nouvelle dynamique familiale. Pourquoi ne pas les impliquer dans les soins? Ils pourront ainsi tisser des liens avec le nouveau bébé. Essayez aussi de prévoir un moment avec eux, sans bébé, afin que chacun passe des moments privilégiés avec vous.
  • Notez vos questions ou vos préoccupations à l’avance en vue de la visite de l’infirmière du CLSC, afin de vous assurer de ne rien oublier.
  • N’hésitez pas à appeler Info-Santé 811 si votre état de santé, celui de votre partenaire ou de votre bébé vous préoccupe.

À retenir

  • L’adaptation à la maison se fait progressivement. Votre nouvel équilibre familial se mettra en place petit à petit.
  • Il est normal de vivre beaucoup d’émotions. Stress, fatigue, joie ou tristesse font partie de l’apprentissage du rôle de parent.
  • Les soins chaleureux que vous donnez à votre bébé et le temps passé ensemble sans distractions favorisent un lien d’attachement sécurisant et durable avec votre enfant.
Naître et grandir

Recherche et rédaction :Équipe Naître et grandir
Révision scientifique : Marie-Josée Martel, Ph. D., professeure titulaire en sciences infirmières et chercheuse régulière au Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant à l’UQTR
Janvier 2026

Photos : FatCamera et miljko

Ressources

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • CENTRE DE SANTÉ UNIVERSITAIRE MCGILL. Rentrer à la maison avec bébé. 2015. educationpatientscusm.ca
  • CHU SAINTE-JUSTINE. Grande Ourse : santé mentale des parents. 2025. chusj.org
  • CHU SAINTE-JUSTINE. AllaitWEB. La référence sur l’allaitement au CHU Sainte-Justine. 2025. chusj.org
  • CHUM. Prendre soin de soi : les semaines suivant l’accouchement. 2019. chumontreal.qc.ca
  • CISSS DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE. Retour à la maison avec bébé. 2025. cisss-at.gouv.qc.ca
  • CISSS DE CHAUDIÈRE-APPALACHES. Vous êtes une nouvelle maman? cisssca.com
  • FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES FAMILLE. Trouver un organisme près de chez vous. fqocf.org
  • MARTEL, Marie-Josée et coll. Bébé arrive. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2023, 220 p.
  • SOINS DE NOS ENFANTS. De l’information pour les parents par des pédiatres canadiens. 2025. soinsdenosenfants.cps.ca
  • TOI, MOI, BÉBÉ. Programme pour favoriser la santé mentale et le bien-être des futurs et nouveaux parents. toimoibebe.ca

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