Le bisphénol A relié à l'asthme

Le bisphénol A relié à l'asthme

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Les enfants qui ont des niveaux détectables de bisphénol A (BPA) dans leur corps auraient 40 % plus de risques d’être atteints d’asthme.

7 mars 2013 - Une récente étude démontre que les enfants qui ont des niveaux détectables de bisphénol A (BPA) dans leur corps auraient 40 % plus de risques de souffrir d’asthme.

Le BPA est une substance chimique que l’on retrouve, entre autres, dans les boîtes de conserve (dans la pellicule plastifiée intérieure) et dans les contenants de plastique (plats, bouteilles d’eau, assiette, verre, etc.). Lorsque chauffé ou lavé avec un détergent, il s’extrait du plastique et se disperse dans les aliments.

Pour les fins de cette étude, les chercheurs ont recruté 568 futures mères afin de vérifier leur exposition à certains produits chimiques. À l’aide d’un prélèvement d’urine, ils ont mesuré la concentration de BPA dans leur corps au cours de la grossesse. Par la suite, ils ont aussi mesuré la concentration de BPA dans le corps de l’enfant à l’âge de 3 ans, 5 ans et 7 ans. Leur état de santé a été évalué jusqu’à l’âge de 12 ans.

Selon les résultats, plus de 90 % des enfants ont présenté des niveaux détectables de BPA à chacun des examens. À tous les âges, les concentrations de BPA étaient associées à un risque accru de respiration sifflante et d’asthme. Il n’y avait cependant pas de lien entre les concentrations en BPA des mamans lorsqu’elles étaient enceintes et les troubles respiratoires des enfants.

La liste des effets secondaires du BPA ne cesse d’augmenter. Ce composé chimique est considéré comme un perturbateur endocrinien - molécule qui imite les hormones et perturbe la croissance et le développement, particulièrement des organes de reproduction. En 2010, le gouvernement canadien l’a déclaré « substance toxique » et en a interdit l’utilisation dans les biberons.

Pour diminuer l’exposition au BPA, il est suggéré :

  • de consommer le moins possible d’aliments provenant de boîtes de conserve;
  • d’éviter les contenants de plastique arborant les chiffres 3 et 7 dans le symbole du code de recyclage;
  • d’opter pour des récipients en verre, en porcelaine ou en acier, spécialement lorsqu’il faut faire chauffer les aliments.

 

Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

Partager

À lire aussi