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Bientôt la maternelle

L’entrée à la maternelle est une étape importante dans la vie d’un enfant… et de ses parents ! Que votre tout-petit entre à la maternelle dans deux mois ou dans deux ans, voyez comment faire en sorte qu’il soit excité, fier et heureux de commencer l’école!

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Apprivoiser l'école en douceur

L’entrée à la maternelle approche à grands pas. Peut-être même que votre tout-petit y entrera dès septembre. Est-il prêt pour cette grande étape?

Par Nathalie Côté et Julie Leduc

L’entrée à la maternelle approche à grands pas. Peut-être même que votre tout-petit y entrera dès septembre. Est-il prêt pour cette grande étape?

La maternelle fait partie du préscolaire et assure une transition en douceur entre la maison ou le milieu de garde et l’école. Les activités qui y sont proposées sont basées sur le jeu et elles visent le développement global des enfants. Danse, casse-tête et jeux de rôle sont donc au programme. Des activités plus « scolaires » peuvent s’ajouter, mais elles sont présentées de façon amusante. Un des objectifs de la maternelle est de préparer les tout-petits à la première année du primaire. C’est à ce moment seulement qu’ils feront des apprentissages plus formels comme la lecture, l’écriture et le calcul.

Plusieurs parents croient que les enfants doivent savoir attacher leurs lacets ou écrire leur nom avant l’entrée en maternelle. Rassurez-vous : ce n’est pas grave si votre enfant ne le fait pas encore. Chacun évolue à son propre rythme. D’ailleurs, entre 4 ans et 5 ans, le cerveau de votre tout-petit vit une transition importante. Votre enfant peut soudain développer une grande soif d’apprendre qu’il n’avait pas quelques semaines plus tôt. « Il n’est pas rare qu’un enfant rattrape un écart avec les autres élèves en quelques mois à peine. C’est souvent une question de maturité », explique Serge J. Larivée, vice-doyen associé aux études supérieures et à la recherche de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.

Les enseignants de maternelle observent donc où en sont leurs jeunes élèves dans leurs apprentissages. « Ils tentent de les faire progresser le plus possible en vue de la première année », précise-t-il. C’est une sorte de mise à niveau afin que tous puissent commencer la première année du bon pied.

Au Québec, un enfant de la maternelle sur quatre fait face à des difficultés dans au moins un aspect de son développement, selon l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle réalisée auprès d’environ 65 000 élèves. Par exemple, un enfant peut s’exprimer facilement, mais avoir des difficultés dans ses relations avec les autres. L’enseignante peut aider à améliorer cette compétence en organisant, entre autres, des jeux de rôle. De plus, lorsqu’elle lit des histoires à ses élèves et qu’elle leur apprend des chansons, elle favorise le développement de leur langage. C’est également une forme d’éveil à la lecture. Par ailleurs, si l’enseignante remarque un problème plus précis chez un enfant, des spécialistes comme un orthophoniste ou un orthopédagogue pourraient être appelés à intervenir.

Se préparer à la maternelle

À la maison, c’est à travers les petits gestes de tous les jours que vous préparez votre enfant à la maternelle. Lorsque vous lui laissez le temps de s’habiller tout seul, votre tout-petit apprend à être plus autonome. S’il joue parfois avec des amis au parc, il apprend à communiquer avec les autres. Et quand vous mesurez les ingrédients d’une recette avec lui, vous l’initiez en même temps aux mathématiques.

À la maternelle, les apprentissages se font surtout par le jeu.

Mieux vaut réserver du temps pour vous amuser et parler avec votre enfant, plutôt que d’essayer de lui apprendre des choses précises. « Laissez-vous guider par les intérêts de votre enfant quand il joue ou quand vous faites une activité ensemble », conseille Serge J. Larivée. Par exemple, si votre tout-petit gribouille en disant qu’il écrit son prénom, vous pouvez en profiter pour lui montrer quelques lettres. Mais inutile d’insister s’il refuse de le faire ou trouve cela trop difficile. Il n’est peut-être pas prêt, tout simplement. Une autre occasion se présentera sans doute plus tard. Les apprentissages sont beaucoup plus efficaces lorsqu’ils sont faits dans le plaisir.

À l’école à 4 ans
Au Québec, deux mesures favorisent le développement des tout-petits et les aident à bien s’intégrer à l’école.
Le programme Passe-Partout. Ce programme comporte une série de 16 rencontres gratuites durant l’année précédant la maternelle. Habituellement, huit d’entre elles sont destinées aux parents avec leurs enfants et huit sont pour les enfants uniquement. Ces rencontres ont pour but de permettre une transition progressive et positive vers l’école. Lorsque ce programme n’est pas offert à notre école, on peut habituellement s’inscrire dans une autre. Si vous êtes intéressé, informez-vous auprès de votre école ou de votre commission scolaire, car le nombre de places peut être limité.
La maternelle à 4 ans. Certaines écoles de milieux plus défavorisés comptent des classes à temps plein pour les enfants de 4 ans. L’objectif est de favoriser leur développement global et de les préparer à faire leurs premiers apprentissages. L’inscription de certains enfants peut passer en priorité s’ils habitent un secteur plus défavorisé, n’ont jamais fréquenté un service de garde ou ne parlent pas le français, par exemple.

Ne pas en faire trop

Comme parent, il peut être tentant de pousser notre enfant afin qu’il commence la maternelle avec une longueur d’avance (ex. : connaître toutes ses lettres). Toutefois, si vous insistez trop pour que votre tout-petit apprenne certaines choses, cela pourrait le décourager et le démotiver. Il pourrait même perdre le goût d’aller à l’école. De plus, le stress pourrait lui causer des problèmes de sommeil et des maux de tête ou de ventre. S’il est trop en avance par rapport aux autres enfants, il risque aussi de s’ennuyer en classe et d’être moins motivé.

Maternelle et réussite scolaire
Les enfants qui aiment apprendre et qui sont enthousiastes dès la maternelle ont plus de chances d’étudier longtemps. Il est donc important de les encourager! Toutefois, les habiletés de votre tout-petit en maternelle ne permettent pas de prédire avec certitude son parcours scolaire. En effet, même si votre enfant a des troubles d’apprentissage, il pourra aussi réussir à l’école grâce à l’aide des enseignants et des spécialistes.

Un monde à découvrir

Que votre enfant soit allé dans un milieu de garde ou non, son entrée à la maternelle représente un grand changement pour lui. Il doit s’habituer à beaucoup de nouvelles choses. Comment le préparer à vivre cette expérience?

Que votre enfant soit allé dans un milieu de garde ou non, son entrée à la maternelle représente un grand changement pour lui. Il doit s’habituer à beaucoup de nouvelles choses. Comment le préparer à vivre cette expérience?

Quand votre enfant entre à la maternelle, il doit s’adapter à plusieurs nouveautés. Par exemple, il doit retrouver son chemin dans une grande école, se faire de nouveaux amis, s’habituer à son enseignante et s’organiser seul avec son lunch. « Mais le plus difficile, c’est de s’adapter aux règles d’une classe de 20 élèves », affirme Maryse Courville, enseignante en maternelle à l’école Saint-Eugène, à Salaberry-de-Valleyfield. « Même si certains enfants ont été dans des groupes de 10 en milieu de garde, les règles sont plus strictes à la maternelle. Les délais d’attente sont aussi plus longs parce qu’il y a plus d’élèves, dit-elle. Les enfants doivent s’habituer à attendre leur tour avant de parler ou d’obtenir de l’aide. Je dois leur apprendre à faire la différence entre ce qui est urgent et ce qui peut attendre. »

À la maternelle, les enfants ont plusieurs défis à relever, comme apprendre à attendre leur tour, suivre les règles d’un groupe et devenir plus autonomes.

Respecter les autres, partager les jouets, prendre sa place sans pousser, demander les choses gentiment sont d’autres habiletés que les tout-petits doivent développer. « Tout comme apprendre les routines de la classe et comprendre le déroulement de la journée, ajoute l’enseignante. En début d’année, certains élèves pensent que c’est l’heure du dîner quand vient le temps de la collation. »

Une journée à la maternelle
Il peut être rassurant pour votre enfant de savoir comment se dérouleront ses journées à la maternelle. Si votre enfant va au service de garde, c’est à vous de l’y conduire le matin. Une quinzaine de minutes avant le début des classes, les enfants du service de garde sortent habituellement jouer dans la cour d’école avec les autres élèves qui arrivent à pied ou en autobus. Au son de la cloche, tous les enfants entrent dans l’école et vont vers leur classe. Les élèves mettent leurs vêtements dans leur casier, placent leur boîte à lunch au bon endroit. L’enseignante prend ensuite les présences dans la classe.
La journée se poursuit avec différentes activités de 20 à 30 minutes chacune qui se font généralement dans cet ordre :
  • petite causerie;
  • observation du calendrier et de la météo (un ou des élèves indiquent sur un tableau le jour de la semaine et la météo du jour);
  • activité de groupe (ex. : jeux de rime, jeux avec les sons des mots);
  • atelier (ex. : découpage, collage, peinture, pâte à modeler, jeux de rôle, jeux mathématiques);
  • récréation;
  • collation;
  • lecture d’une histoire;
  • période de jeu (ex. : activité pour bouger);
  • dîner;
  • détente;
  • activité de groupe (ex. : chanson, danse, jeu de mime);
  • jeux libres ou ateliers;
  • départ vers la maison ou le service de garde.

Comment l’aider?

À quelques semaines du début des classes, voici quelques astuces pour préparer votre enfant à bien vivre son entrée à la maternelle.

Rassurer votre enfant.

« Allez jouer dans la cour de l’école avec votre enfant, conseille Anne-Marie Picard, directrice du Comité régional pour la valorisation de l’éducation. Il s’habitue ainsi à l’endroit. L’idée, c’est de rendre l’inconnu plus connu. » Vous pouvez aussi lui décrire comment va se dérouler sa journée à la maternelle (voir l’encadré ci-dessus). « Pour le rassurer, il est important de lui dire à quel moment vous viendrez le chercher après l’école, ajoute Maryse Courville. Et s’il revient en autobus, dites-lui qu’il y aura toujours quelqu’un quand il va descendre à l’arrêt. »

Le faire jouer avec d’autres enfants.

Amener votre enfant au parc lui permet de socialiser. « Cela le prépare à la vie de groupe, dit Maryse Courville. Il s’habituera à partager et à attendre son tour. Il y rencontrera peut-être aussi des enfants qui seront dans sa classe. » Vous pouvez aussi aller à la piscine ou à la bibliothèque municipale, ou participer aux fêtes de quartier. « En jouant avec d’autres enfants, votre tout-petit apprend à prendre sa place, à respecter les autres et à régler de petites chicanes », note Anne-Marie Picard.

Installer une routine avec des règles à suivre.

« Avoir une routine avec votre enfant, par exemple à l’heure du coucher, l’habitue à respecter des règles et des consignes, dit Anne-Marie Picard. De plus, savoir ce qui s’en vient le calme et le rassure. » Un enfant habitué à une routine est plus confiant et collabore mieux quand vient le temps d’accomplir une tâche à l’école.

Favoriser son autonomie.

Il est bon d’habituer votre enfant à faire certaines choses seul, comme s’habiller ou aller à la toilette, même si ça prend plus de temps. Vous aurez aussi avantage à lui donner de petites responsabilités, comme accrocher son manteau et ranger ses jouets.

Vous gagnerez à montrer à votre enfant comment faire certaines choses au lieu de les faire à sa place. « Apprendre à monter une fermeture éclair, ça peut être long, note Maryse Courville. Il faut parfois s’essayer 10 fois avant que ça marche. Mais il faut encourager votre enfant à s’entraîner pour réussir une tâche et surtout, le féliciter pour ses efforts. »

Ces quelques gestes peuvent aider votre enfant à se sentir bien à la maternelle. S’il est capable de faire plusieurs choses tout seul, il ne sera pas toujours en train d’attendre après son enseignante. Il sera plus confiant et fier de lui. De plus, s’il est habitué à partager et à attendre son tour, il vivra moins de frustrations. Il sera aussi plus disponible pour apprendre de nouvelles choses s’il n’est pas stressé.

Selon leur personnalité, les enfants s’adaptent plus ou moins vite à la maternelle. « Certains sont bien après quelques jours, d’autres ont besoin de quelques semaines, dit Maryse Courville. Mais habituellement, après deux mois, ils finissent tous par s’adapter. » Vous pouvez voir que votre enfant est bien à l’école quand il est content d’y aller ou qu’il vous parle de ses amis, de son prof et de ce qu’il fait en classe.

Donner le goût de l'école

Vous avez un rôle à jouer pour aider votre enfant à aimer l’école. Chaque jour, vous pouvez lui donner le goût d’apprendre.

Vous avez un rôle à jouer pour aider votre enfant à aimer l’école. Chaque jour, vous pouvez lui donner le goût d’apprendre.

La maternelle, c’est le début de la grande aventure de votre enfant à l’école. Il est donc important que ce premier contact soit agréable. « Si votre enfant se sent bien à la maternelle, il aura une image positive de l’école et il se sentira confiant et capable de réussir, indique Anne- Marie Picard, directrice du Comité régional pour la valorisation de l’éducation. Si la transition à la maternelle se passe bien, l’enfant a plus de chances d’être motivé et de bien réussir tout au long de son primaire et même au secondaire. »

Vos gestes et vos paroles ont une grande influence sur votre enfant. Voyez ce que vous pouvez faire chaque jour pour lui donner le goût d’apprendre et d’aimer l’école :

Être aimant et attentionné. Répondre rapidement aux besoins et aux questions de votre tout-petit, prendre le temps de l’écouter et s’intéresser à ce qu’il fait sont des gestes qui donnent confiance. Cela lui donne le goût d’explorer et d’apprendre.

Lui lire des histoires. Cela développe son vocabulaire et lui donne le goût d’apprendre à lire. C’est important, car la lecture l’aidera dans toutes les matières à l’école.

L’encourager à se poser des questions. Cela stimule sa curiosité. Il faut aussi encourager votre enfant à chercher les réponses avec vous en fouillant sur Internet ou en allant à la bibliothèque. L’envie de comprendre les choses favorise la motivation à l’école.

Le faire parler souvent. Vous pouvez demander à votre tout-petit ce qu’il a fait à la garderie, s’il a une idée pour régler un petit problème ou ce qu’il ferait à la place du personnage d’une histoire. Il s’entraîne ainsi à réfléchir et à dire ce qu’il pense.

Parler en bien de l’école. Vous pouvez lui dire qu’il va s’amuser à l’école, qu’il se fera de nouveaux amis et qu’il apprendra plein de choses pour qu’il ait hâte d’y aller.

Lorsque vous lisez des histoires à votre enfant, que vous l’encouragez à se poser des questions et à chercher les réponses avec vous, cela lui donne le goût d’apprendre.

Si vous n’avez pas eu une bonne expérience à l’école, cela peut être plus difficile d’en parler en bien. « Mais il ne faut pas penser que ce sera pareil pour votre enfant. Les choses peuvent se passer autrement pour lui, soutient Maryse Courville. Il faut avoir confiance en ses capacités de réussir. » Il est préférable de ne pas raconter vos mauvais souvenirs à votre enfant. Sans même avoir mis les pieds dans sa classe, il pourrait croire que l’école n’est pas un endroit agréable et qu’il n’y sera pas bien. Vous pouvez plutôt dire à votre enfant que vous êtes fier de le voir grandir et entrer à l’école. En allant aux réunions et aux activités organisées pour les parents, vous verrez comment les choses s’y passent. « Cela pourrait vous réconcilier avec l’école », ajoute l’enseignante.

Mon enfant ne veut pas aller à l’école
Il est important que l’enfant comprenne qu’il doit aller à l’école, qu’il est rendu à cette étape et que ce n’est pas négociable. « C’est souvent le stress et la peur devant l’inconnu qui explique un refus d’aller à l’école, dit Maryse Courville. Il faut poser des questions pour essayer de comprendre ce qui inquiète l’enfant et le rassurer. Les premiers jours, c’est souvent possible de l’accompagner jusqu’en classe. L’enseignante pourra vous aider à le rassurer. » S’il ne veut plus aller à l’école après quelques jours ou quelques semaines, il faut essayer de comprendre quel est le problème. « N’attendez pas et parlez-en à son enseignante, elle peut vous aider à trouver une solution. »

Conseils de pros

Quoi faire pour que votre enfant vive bien ses premiers jours de classe? Comment vous organiser à la maison pour lui donner de bonnes habitudes? Des parents et des enseignants de la maternelle partagent leurs trucs.

Quoi faire pour que votre enfant vive bien ses premiers jours de classe? Comment vous organiser à la maison pour lui donner de bonnes habitudes? Des parents et des enseignants de la maternelle partagent leurs trucs.

Pour le préparer…

« Votre enfant pourrait apporter en classe un toutou, une doudou ou une photo de vous pour se rassurer. La plupart des enseignantes acceptent que les élèves le fassent les premières semaines. »

Annie Lamontagne, enseignante, École de la Passerelle, Chambly

« Avant la rentrée, on a raconté à Luca des histoires qui se passaient à l’école parce qu’il était inquiet. On a aussi pris l’habitude de parler de sa journée à son retour de l’école pour savoir ce qui va et ce qui ne va pas. »

Carolina Da Fonte, maman de Luca (5 ans), Longueuil

« Le jour de la rentrée, même si vous êtes émotif, mieux vaut ne pas pleurer devant votre enfant pour ne pas l’inquiéter. Si votre enfant pleure parce qu’il ne veut pas vous quitter, il faut le laisser aller avec son enseignant. Les larmes ne durent jamais longtemps. »

Patrick Simard, enseignant, École Monseigneur-Forget, Longueuil

« Rafaëlle avait peur de ne pas avoir d’amis à la maternelle, mais tout a bien été. Je crois que c’est parce qu’on a mis plus d’énergie à lui montrer à bien s’entendre avec les autres qu’à lui apprendre à écrire et à compter. »

Billy Riendeau, papa de Rafaëlle (5 ans), Saint-Jean-sur-Richelieu

« Pensez à coucher votre enfant tôt. Il n’y a plus de sieste à la maternelle et il sera fatigué le soir. »

Micheline Leclerc, enseignante, École La Présentation, La Présentation

Pour s’organiser…

« Le matin, on met sur la table du pain, des céréales et des fruits déjà lavés ou coupés. Nos quatre enfants préparent eux-mêmes leur déjeuner. On est là s’ils ont besoin d’aide, mais ils se débrouillent généralement seuls »

Martin Morissette, papa de Thierry (8 ans), Yoann (7 ans), Éloïse (5 ans) et Clara (4 ans), Lévis

« Pour que les choses aillent plus vite le matin, on sort les vêtements de notre fille la veille. Mais si à la dernière minute elle veut porter autre chose, je la laisse faire. Tant que c’est confortable et adapté à la saison, ça ne me dérange pas. »

Alain Saint-Jacques, papa de Sandrine (5 ans), Saint-Jean-sur-Richelieu

« Je couche ma fille assez tôt pour qu’elle se réveille d’elle-même et sans stress vers 6 h. »

Fedwa Lahlou, maman de Mayssa (5 ans), Longueuil

« J’ai deux bacs dans le réfrigérateur, un pour les collations et les desserts et un autre pour les repas prêts d’avance, comme les sandwichs. Le but, c’est que mon fils mette son repas, son yogourt, sa collation et son breuvage dans sa boîte à lunch tout seul. »

Dominique Bernèche, maman de Louis (5 ans), Saint-Gabriel-de-Brandon

Propos recueillis par Nathalie Côté et Catherine Mainville-M.

 

À retenir
  • Les activités du quotidien avec votre enfant sont un excellent moyen de le préparer pour l’école.
  • Donner l’occasion à votre enfant de jouer avec d’autres et l’encourager à faire certaines choses seul le prépare pour la maternelle.
  • À la maternelle, les apprentissages se font surtout par le jeu. C’est une année qui sert de mise à niveau afin que les enfants commencent leur première année du bon pied.
  • Parler en bien de l’école donne le goût à votre enfant d’y aller et favorise sa réussite.

 

Naître et grandir

Source : magazine Naître et grandir, juillet-août 2016
Recherche et rédaction : Nathalie Côté et Julie Leduc
Révision scientifique : Maryse Rondeau, enseignante au préscolaire et présidente du C.A. de l’Association d’éducation préscolaire du Québec

 

RESSOURCES

Sites web

Livres pour les parents

  • Au retour de l’école… La place des parents dans l’apprentissage scolaire, 3e édition, M.-C. Béliveau, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2014, 27 p.
  • Guider mon enfant dans sa vie scolaire, G. Duclos, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2006, 280 p.
  • La motivation à l’école, passeport pour l’avenir, G. Duclos, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2010, 184 p.
  • Mieux vivre l’école, M.-C. Béliveau, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2011, 204 p.
  • Mon enfant à l’école, conseils et astuces pour l’accompagner de la maternelle à la 6e année, collectif, Éditions de l’Homme, 2015, 208 p.
  • Petit Loup entre à l’école, S. Bourque, Éditions Midi trente, 2012, 96 p.
  • Petit Loup se sent bien à l’école, S. Bourque, Éditions Midi trente, 2015, 96 p.
  • Préparer son enfant à l’école, M. Charbonniaud, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2009, 88 p.

Livres pour les enfants

  • À l’école, les grands!, texte : A. M. Bergeron, ill. : Maco, Éditions Imagine, 2012, 32 p.
  • Allons à l’école, texte : L. Charlesworth, ill. : M. Baker, Éditions Scholastic, 2015, 16 p.
  • Gédéon va à l’école, L. Wall, Éditions Scholastic, 2014, 24 p.
  • Je suis capable! C’est la rentrée, D. Pelletier, Éditions Scholastic, 2015, 24 p.
  • La grande école, ton album de la rentrée, texte : J. Rochefort, ill. : J. Morin, Éditions Fonfon, 2011, 32 p.
  • La rentrée de Gaston, S. Yoon, Éditions Scholastic, 2016, 40 p.
  • La rentrée de papa, M. Wohnoutka, Éditions Scholastic, 2015, 40 p.
  • Le premier jour, texte : R. Soulières, ill. : C. Battuz, Éditions les 400 coups, 2010, 32 p.

 

Photos: Nicolas St-Germain