Allégations éducatives des applications pour tout-petits, intimidation et comportements des parents, et bienfaits de l’allaitement sur le sommeil des bébésÉCRANS
Applications éducatives : des prétentions exagérées?
Peut-on se fier aux applications mobiles destinées aux tout-petits qui promettent des apprentissages? Un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révèle que leur valeur éducative est difficile à évaluer. Les prétentions éducatives représenteraient plus souvent une stratégie de marketing.
Selon ce rapport, les apprentissages cognitif et langagier (ex. : reconnaître les couleurs, apprendre l’alphabet, faire des calculs) font partie des allégations éducatives les plus souvent mentionnées dans les descriptifs d’applications pour tout-petits. L’INSPQ mentionne toutefois que trop peu d’information est donnée pour juger de leur réelle valeur pédagogique.
L’analyse fait aussi ressortir que les allégations éducatives misent sur les attentes et les préoccupations des parents en promettant que l’enfant pourra apprendre dans le plaisir. Certaines affirmations semblent vouloir les déculpabiliser en soulignant que l’application « pourra rendre le temps passé devant l’écran plus enrichissant » ou que son caractère éducatif permet du « temps d’écran positif ».
Aucun des descriptifs analysés n’aborde les recommandations (ex. : pas d’écran avant 2 ans et pas plus de 1 heure par jour devant un écran de 2 à 5 ans) ni les effets possiblement négatifs des écrans. Certains descriptifs vont même à l’encontre des recommandations en mettant de l’avant que l’enfant peut utiliser les applications facilement, en tout temps, sans aide et sans surveillance.
Pour son analyse, l’INSPQ a étudié les descriptifs de 48 applications éducatives mobiles destinées aux 5 ans et moins, parmi les plus téléchargées au Canada.
Source : Institut national de santé publique du Québec
COMPORTEMENT
Et si votre enfant apprenait à intimider les autres… en vous observant?
Pour convaincre un ami de faire quelque chose, les enfants peuvent utiliser diverses tactiques, comme demander poliment, mais aussi faire des menaces, manipuler et harceler. La méthode choisie dépend souvent de ce que les enfants observent à la maison, soutient une psychologue pour enfants.
En effet, un enfant qui voit régulièrement ses parents utiliser le chantage, s’ignorer, se menacer, se rabaisser ou se critiquer risque de reproduire ces attitudes à son tour. Il peut en venir à croire que ces comportements sont des moyens efficaces d’obtenir ce qu’il veut.
Pour éviter que leur enfant adopte des comportements associés à l’intimidation dans ses interactions, les parents doivent s’assurer de gérer leurs différends avec respect, suggère la psychologue. Cela montre à leur enfant qu’il est possible d’être en désaccord sans recourir aux insultes, aux menaces ou à la manipulation.
Les parents peuvent aussi prendre l’habitude de se remercier et de reconnaître les qualités de l’autre devant leur enfant. Par exemple : « Merci à papa pour ce délicieux repas! » ou encore « Maman a fait preuve de beaucoup de patience aujourd’hui ».
Lorsque leurs parents communiquent avec respect, s’encouragent et collaborent pour résoudre leurs conflits, les enfants apprennent à agir de la même façon. En effet, ils ont tendance à reproduire les comportements qu’ils voient à la maison.
Source : The Conversation
LAIT MATERNEL
Les bienfaits de l’allaitement sur le sommeil de bébé
Une étude japonaise menée auprès de quelque 83 000 enfants est arrivée à la conclusion que l’allaitement des bébés durant leurs 6 premiers mois de vie serait associé à un sommeil plus long lorsqu’ils ont 1 an.
Les bébés allaités exclusivement pendant 6 mois auraient d’ailleurs 23 % moins de risque de manquer de sommeil à 1 an que ceux nourris seulement avec une préparation pour nourrissons. En effet, parmi les bébés étudiés qui ont été exclusivement allaités, 8,8 % dormaient moins de 11 heures sur 24 à l’âge de 1 an. En comparaison, c’était le cas de 12,2 % des bébés nourris uniquement avec de la préparation pour nourrissons.
Cette proportion atteignait 10,2 % chez les bébés allaités moins de 6 mois, et 9,7 % chez ceux ayant reçu à la fois du lait maternel et de la préparation pour nourrissons pendant cette période.
Le lait maternel pourrait aider les bébés à dormir, car, la nuit, il contient de la mélatonine, une hormone qui favorise le sommeil. La mélatonine du lait maternel les aiderait à développer leur horloge interne, qui contrôle l’alternance du sommeil et de l’éveil, croient les chercheurs.
Selon les recommandations mises de l’avant par la Société canadienne de pédiatrie, les enfants âgés de 1 à 2 ans ont besoin de 11 à 14 heures de sommeil sur une période de 24 heures.
Source : EurekAlert!
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Julie Leduc et Nathalie Vallerand – Équipe Naître et grandir
Photos : GettyImages/XOLODAN, PeopleImages et Mykola Sosiukin