Côtoyer un animal de compagnie en toute sécurité

Côtoyer un animal de compagnie en toute sécurité

Même si animaux de compagnie et enfants font bon ménage, certaines règles de sécurité s’imposent.


Même si vous n’avez pas d’animal à la maison, votre enfant en côtoie probablement au parc ou lorsqu’il visite la famille et les amis. Ainsi, que vous ayez ou non un animal, il est essentiel de connaître certaines règles de sécurité pour prévenir morsures, griffures ou maladies.

Règles de sécurité de base

Les animaux de compagnie et les enfants font en général bon ménage. Malheureusement, une blessure peut toujours survenir. Pour en réduire les risques, certaines règles de base s’imposent :

  • Ne laissez jamais votre enfant seul avec un animal.
  • Fermez la porte de la chambre où dort votre bébé et interdisez qu’un animal reste seul avec lui.
  • Ne permettez pas à votre tout-petit de dormir avec un animal.
  • N’acceptez pas que votre enfant ait des comportements déplacés ou des gestes brusques envers un animal (ex. : lui tirer la queue ou les oreilles, le frapper ou grimper sur lui, etc.).
  • Apprenez à votre tout-petit à respecter les animaux, par exemple lorsqu’ils mangent ou veulent être tranquilles. Votre enfant doit comprendre qu’un animal n’est pas un jouet et qu’il n’a pas toujours envie de jouer.
  • Sachez décoder le langage des chiens afin d’enseigner à votre enfant les signes indiquant qu’un chien ne se sent pas bien, et donc qu’il pourrait mordre (ex. : posture, position des oreilles, mouvement de la queue, etc.). Pour connaître ces signes, consultez Les signes préventifs.

Asthme et allergies

Les allergies aux animaux sont très répandues. Certains enfants développent d’ailleurs très rapidement une sensibilité lorsqu’ils sont en présence de poils ou de plumes d’animaux, alors que pour d’autres l’allergie peut prendre des années avant d’apparaître. Par exemple, un enfant peut vivre pendant quelques années avec un chat sans problème et développer une allergie par la suite. Ce délai dépend du type d’animal et de la sensibilité de l’enfant. L’allergène peut aussi provenir des pellicules (squames) de l’animal, de sa salive ou de son urine.
Le lien entre l’asthme, les allergies et les animaux de compagnie n’est pas très bien établi. Cependant, si votre enfant est déjà asthmatique ou allergique à un animal, il est préférable d’éviter d’en avoir un à la maison. La présence d’un animal pourrait aggraver les symptômes d’un enfant asthmatique. Malgré certaines affirmations, il est presque impossible de prétendre qu’une race de chien ou de chat en particulier est hypoallergène.
 
Révisé par Dre Marie-Josée Francoeur, allergologue et immunologue pédiatrique

Comment réagir devant un chien qu’on ne connaît pas?

  • Lorsque vous rencontrez un chien que vous ne connaissez pas, enseignez à votre enfant à toujours demander la permission au maître avant d’approcher son animal.
  • Si l’animal est seul, évitez-le et éloignez-vous calmement.
  • Si l’animal devient agressif, il est conseillé de se tenir debout, immobile, comme un arbre, en regardant ses pieds. Si cela est possible, il est aussi recommandé de reculer lentement. Crier, courir ou faire des mouvements brusques empirerait la situation.
  • Si le chien attaque, il est suggéré de « faire la roche », soit de se placer en boule par terre avec les mains sur la nuque afin de protéger son visage, son cou et sa nuque.

Que faire si votre enfant a été griffé ou mordu?

Les griffures et les morsures sont les blessures les plus fréquentes causées par les animaux. Même si elles sont souvent superficielles, les griffures et les morsures peuvent s’infecter. Les chats sont plus souvent à l’origine des griffures, alors que les chiens et les chats sont tous deux responsables des morsures.

Que faire en cas de griffure?

Le chat et plus rarement le chien peuvent transmettre, en griffant, la maladie de la griffure du chat.

Pour une simple égratignure, nettoyez la plaie avec de l’eau savonneuse.

Consultez un médecin siune griffure faite par un chat devient rouge et enflée ou si les ganglions de votre tout-petit enflent.

Que faire en cas de morsure?

Voici quelques précautions à prendre pour éviter les complications à la suite d’une morsure de chat ou de chien.

  • Lavez la plaie à grande eau avec du savon, idéalement pendant 10 à 15 minutes.
  • Laissez saigner la blessure pour éliminer la salive de l’animal.
  • Appliquez un onguent antibiotique (ex. : PolysporinMD), puis un pansement propre, sec et, idéalement, stérile (ex. : diachylon, gaze ou compresse).
  • Assurez-vous que votre enfant est vacciné contre le tétanos.
  • Vérifiez le statut vaccinal de l’animal, principalement pour le vaccin de la rage.
  • Analysez la situation qui a mené à la morsure pour éviter qu’elle se reproduise. N’hésitez pas à consulter un médecin vétérinaire afin d’obtenir plus d’information. Au besoin, il peut vous aider à évaluer les circonstances entourant la morsure.

Consultez un médecin si :

  • vous remarquez des signes locaux d’infection (gonflement, rougeur, augmentation de la douleur, écoulement) ou de la fièvre. Une telle situation nécessite des soins particuliers, dont la prise d’antibiotiques;
  • la blessure est dans une zone sensible, comme le visage, le cou, la main, le pied ou une articulation;
  • votre enfant n’a pas déjà reçu de vaccin contre le tétanos.

Si la blessure est profonde et saigne abondamment, appliquez une compresse sur la plaie en exerçant une pression directe et rendez-vous à l’urgence.

Morsure de chat

Lors d’une morsure, les dents pointues des chats peuvent pénétrer profondément dans les tissus mous à des endroits difficiles à nettoyer et à désinfecter. Elles peuvent alors y implanter des bactéries néfastes pour l’humain. C’est pour cette raison que les morsures de chat ont tendance à s’infecter davantage.
Il est donc important de surveiller les plaies causées par une morsure de chat. Une telle morsure pourrait occasionner des abcès, des blessures aux tendons et aux nerfs ainsi que des problèmes aux articulations.

Maladies transmises par les animaux

La loi interdit la présence d’animaux dans les services de garde. Leur présence n’est toutefois pas proscrite par la loi dans les garderies en milieu familial. Cependant, selon le Comité de prévention des infections dans les services de garde à l’enfance du Québec, il est préférable que ces milieux n’aient pas d’animaux à la maison.

Bien que le risque soit plutôt faible, les animaux de compagnie transmettent parfois des maladies aux humains. Les jeunes enfants sont plus à risque, car ils portent souvent leurs mains à leur bouche. Les microorganismes et les parasites contenus dans les selles des animaux peuvent alors se retrouver dans leur bouche. Par ailleurs, le système immunitaire des enfants est moins résistant.

Les problèmes les plus fréquents sont les parasites externes (ex. : puces, mites et teignes) et les infections par des parasites intestinaux. Certains animaux peuvent également être porteurs de microbes, dont la rage. Les reptiles et les tortues, par exemple, abritent souvent la bactérie Salmonella, et certains oiseaux transmettent parfois la psittacose, une maladie respiratoire.

Comment prévenir la transmission de ces parasites et de ces maladies?

  • Enseignez à votre enfant à ne pas embrasser les animaux et à ne pas les laisser lécher son visage ou ses égratignures.
  • Habituez votre enfant à toujours se laver les mains après avoir joué avec un animal.
  • Assurez-vous que la litière, l’aquarium ou la cage de votre animal est toujours propre. Il est important d’éliminer rapidement de façon appropriée les excréments des animaux.
  • Couvrez les bacs à sable extérieurs d’une bâche ou d’un couvercle quand ils ne sont pas utilisés pour éviter qu’ils deviennent la litière des chats du quartier.
  • Évitez de nourrir votre animal à base de nourriture crue si vous avez de jeunes enfants. Ce type de nourriture peut contenir des agents pathogènes pouvant se transmettre aux humains par les selles ou le léchage (comme les bactéries E. coli, Salmonella et Campylobacter).
Naître et grandir

Révision scientifique : Dr Joël Bergeron, médecin vétérinaire
Recherche et rédaction :Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Février 2026

Photo : GettyImages/Oleksandr Hrytsiv

Ressources

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • CHU SAINTE-JUSTINE et ÇA C’EST CHIENS. Morsures de chiens : prévention et sensibilisation. chusj.org
  • CHU SAINTE-JUSTINE. Sécurité à la maison : éviter les morsures d’animal. 2024. chusj.org
  • GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Maladies transmissibles entre les animaux et les humains. 2024. quebec.ca
  • SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE. Soins de nos enfants. Des animaux en santé, des humains en santé : comment éviter les maladies que les animaux peuvent transmettre aux humains. 2023. soinsdenosenfants.cps.ca

Références

  • FALL, Tove et autres. « Early Exposure to Dogs and Farm Animals and the Risk of Childhood Asthma », JAMA Pediatrics, vol. 169, no 11, 2015. jamanetwork.com
  • GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. La sécurité des enfants… en services de garde éducatifs. 6e édition. 2025. cdn-contenu.quebec.ca
  • GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. « Animaux », Prévention et contrôle des infections dans les services de garde et écoles du Québec – guide d’intervention. 2024. publications.msss.gouv.qc.ca
  • GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Morsure, griffure et contact avec la salive d’un animal. 2019. publications.msss.gouv.qc.ca
  • LEI, Dawn K. et Leslie C. GRAMMER. « An overview of allergens », Allergy and Asthma Proceedings, vol. 40, no 6, 2019, p. 362-365. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • OJWANG, Vincent et autres. « Early exposure to cats, dogs and farm animals and the risk of childhood asthma and allergy », Pediatric Allergy and Immunology, vol. 31, no 3, 2020, p. 265-272. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • SOTOUDEH, Shannon et autres. « Cat, Dog, and Exotic Animal Allergy », The Journal of Allergy and Clinical Immunology. In Practice, vol. 13, no 11, 2025, p. 2951-2959. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

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