Dépistage du cholestérol chez les enfants, santé mentale des parents, aliments peu nutritifs, et vaccin contre la coqueluche durant la grossesse : ce qu’il faut savoirPRÉVENTION
Le dépistage du cholestérol recommandé dès l’âge de 2 ans
La Société canadienne de pédiatrie (SCP) recommande maintenant le dépistage universel du cholestérol chez tous les enfants âgés de 2 à 10 ans afin de les protéger contre une éventuelle maladie cardiovasculaire.
L’accumulation de plaques de graisse, comme le cholestérol, dans les artères débute dès l’enfance et constitue un important facteur de risque de maladies cardiaques plus tard, indique un nouveau document de principes de la SCP.
Le dépistage universel par analyse de sang recommandé par les pédiatres canadiens permettra aux médecins de diagnostiquer et de traiter plus tôt l’hypercholestérolémie familiale (HF). Ce trouble génétique prédispose à des taux élevés de cholestérol dès l’enfance.
Selon la SCP, le traitement des enfants atteints de HF peut limiter le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral à l’âge adulte. Le traitement inclut des changements à l’alimentation et au mode de vie ainsi que la prise de médicaments au besoin dès l’âge de 8 ans.
Au Canada, une personne sur 300 souffre de cette maladie, cette proportion peut atteindre un cas sur 90 au Québec. Sans dépistage universel, environ 95 % des enfants atteints ne sont pas diagnostiqués.
Sources : Société canadienne de pédiatrie et L’actualité
SONDAGE
Des nouveaux parents à la santé mentale fragile
Plusieurs parents vivent des difficultés qui affectent leur santé mentale après la naissance de leur enfant, mais très peu vont chercher de l’aide, révèle un sondage réalisé pour le Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec.
La majorité des parents sondés rapportent une expérience positive de la grossesse et de l’accouchement. Les données du sondage montrent toutefois que leur santé mentale devient plus fragile après la naissance de leur bébé. Ainsi :
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Un tiers des répondants rapportent avoir vécu des symptômes dépressifs (31 %) ou de l’anxiété affectant leurs activités quotidiennes (37 %) pendant les deux années suivant la naissance de leur enfant.
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Une majorité d’entre eux (56 %) disent avoir ressenti de la pression liée à leurs choix parentaux.
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Un parent sur deux affirme ressentir de la solitude ou avoir une santé mentale fragile.
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Les principaux défis mentionnés sont la fatigue et le manque de sommeil (69 %), l’adaptation au rôle de parents (32 %), l’allaitement (25 %) et l’isolement social (20 %).
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12 % des parents disent avoir reçu du soutien d’un organisme communautaire ou d’un centre de ressources périnatales.
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30 % des parents disent qu’ils auraient eu besoin d’aide, mais qu’ils ne l’ont pas trouvée ou qu’ils n’y ont pas eu accès.
Le sondage a été réalisé auprès de 515 parents québécois d’enfants de 4 ans ou moins entre le 16 décembre 2025 et le 5 janvier 2026.
Sources : Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec et La Presse
ALIMENTATION
Nouveau logo de Santé Canada : des aliments de faible qualité échappent à la loupe
L’absence du nouveau symbole de Santé Canada sur un aliment ne signifierait pas toujours qu’il est un bon choix, révèle une étude de l’Université Laval.
Les aliments riches en gras saturés, en sucre ou en sodium doivent afficher, depuis le 1er janvier dernier, le logo de loupe de Santé Canada sur leur emballage. Or, 39 % des barres granola et 12 % des céréales à déjeuner qui sont exemptés de porter ce logo présentaient tout de même une faible qualité nutritionnelle globale, selon l’étude.
Cette situation est due au fait que Santé Canada vérifie seulement la teneur en gras saturés, en sucre et en sodium des aliments. Certains peuvent donc respecter les seuils recommandés tout en étant peu intéressants sur le plan nutritionnel. Cependant, les produits alimentaires qui n’affichent pas la loupe sont, dans l’ensemble, plus nutritifs que ceux qui l’affichent.
Pour obtenir ces résultats, l’équipe a étudié plus de 1 400 produits dans 4 catégories : céréales à déjeuner, pain tranché, barres granola, yogourts et desserts laitiers. Son analyse a été réalisée à l’aide d’un algorithme intégrant les nutriments à limiter et ceux à favoriser, comme les protéines, les fibres et les ingrédients d’origine végétale.
Source : Université Laval
NOUVEAU-NÉ
Grossesse et coqueluche : le vaccin protège les bébés dès leur naissance
Pour protéger les nouveau-nés de la coqueluche, les experts recommandent aux femmes de se faire vacciner à chaque grossesse, car leurs anticorps se retrouvent ensuite dans le sang de leur bébé. Or, une équipe de recherche internationale vient de découvrir que les anticorps seraient aussi présents dans la muqueuse nasale des bébés.
Comme la bactérie de la coqueluche entre dans l’organisme par le nez, cela pourrait expliquer pourquoi la vaccination durant la grossesse est si efficace. En effet, elle préviendrait 90 % des hospitalisations et 95 % des décès causés par cette maladie chez les bébés de moins de 3 mois, selon le gouvernement du Québec.
La coqueluche peut entraîner de graves complications chez les nouveau-nés, en particulier chez ceux âgés de moins de 6 mois. Les bébés reçoivent leur premier vaccin contre cette maladie à 2 mois, mais ne produisent leurs propres anticorps qu’après la deuxième dose, à 4 mois. Les anticorps maternels protégeraient donc les bébés jusqu’à cet âge.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont analysé le sang et les sécrétions nasales de 160 nouveau-nés dont les mères ont été vaccinées contre la coqueluche durant leur grossesse.
Sources : EurekAlert! et gouvernement du Québec
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12 mars 2026
Julie Leduc et Nathalie Vallerand – Équipe Naître et grandir
Photos : GettyImages/Drazen Zigic, milorad kravic, Santé Canada et AndreyPopov