En manchettes: pères québécois, tirer son lait et intimidation

En manchettes: pères québécois, tirer son lait et intimidation
Sondage sur les pères québécois, tirer son lait et intimidation entre frères et soeurs


PATERNITÉ

Coup d’oeil sur les pères québécois

Au Québec, 80 % des pères s’estimeraient compétents, révèle un sondage mené auprès des pères québécois.

Parmi les 2001 participants au sondage, 98 % qualifient leur paternité de positive. Les papas interrogés ont d’ailleurs dit aimer particulièrement voir leurs enfants grandir, apprendre, réussir et relever des défis.

Voici d’autres constats qui ressortent de ce sondage :

  • 37 % des pères sondés disent ressentir du stress et de l’anxiété liés à la paternité;
  • 33 % trouvent difficile de concilier leurs responsabilités familiales et professionnelles et pour 21 % des répondants, c’est le partage des tâches domestiques qui est difficile;
  • 53 % jugent que la paternité n’est pas aussi valorisée que la maternité;
  • 66 % des répondants considèrent que l’information concernant la famille est toujours traitée d’une façon qui intéresse les mères, et non les pères;
  • 80 % souhaitent que les hommes soient davantage encouragés à s’affirmer comme père;
  • 65 % déplorent l’absence de modèles de pères inspirants dans les médias;
  • 52 % considèrent que la société donne l’impression que les pères ne sont pas importants ou compétents;
  • Plus de la moitié n’ont jamais ou rarement discuté avec d’autres pères de leurs préoccupations familiales, même si 80 % de ceux qui l’ont fait jugent ces discussions très utiles.

Ce sondage a été commandé par le Regroupement pour la Valorisation de la Paternité et supervisé par des professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières et de l’Université du Québec en Outaouais.

Sources : Le Droit et La paternité au Québec : un état des lieux (rapport de recherche)

ALLAITEMENT

Tirer son lait modifierait les bactéries transmises au bébé

Le lait extrait à l’aide d’un tire-lait contiendrait moins de bactéries bonnes pour la santé et plus de pathogènes que le lait bu directement au sein, révèle une étude canadienne.

Cela pourrait expliquer pourquoi les bébés qui boivent du lait tiré par la mère sont plus à risque d’asthme, d’allergies et d’obésité que ceux qui tètent directement au sein. Le lait tété a été associé à davantage de bonnes bactéries provenant de la bouche du bébé alors que le lait tiré pourrait être contaminé par des bactéries nuisibles présentes, par exemple, sur le tire-lait. Les chercheurs ont entre autres noté la présence de protéobactéries, qui sont naturellement résistantes aux antibiotiques, dans le lait extrait.

Comme le lait maternel est riche en bonnes bactéries, les auteurs de l’étude soulignent toutefois que le lait extrait reste meilleur que la préparation pour nourrissons. Cependant, la composition bactérienne du lait extrait ne serait pas comparable à celle d’une tétée.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont analysé le lait de 393 mères trois à quatre mois après l’accouchement pour trouver quels facteurs influençaient le plus sa composition bactérienne. C’est le mode d’allaitement qui aurait le plus d’impacts. D’autres recherches sont nécessaires pour bien connaitre les impacts de l’allaitement sur la santé des nourrissons.

Sources : La Presse et Science Daily

VIE DE FAMILLE

Attention à l’intimidation entre frères et soeurs

Quand les chicanes entre frères et soeurs deviennent répétitives, intentionnelles et blessantes envers un enfant, il s’agit d’intimidation. Et celle-ci peut avoir des conséquences à long terme, prévient l’Association américaine de psychologie.

Selon une étude américaine, près du tiers des enfants étudiés étaient victimes d’intimidation, particulièrement d’abus psychologiques, mais aussi d’abus physiques ou d’abus émotionnels (par exemple, ignorer un frère ou une soeur, partir de fausses rumeurs). Les chercheurs ont aussi constaté que l’intimidation entre frères et soeurs avait surtout lieu dans les familles de trois enfants ou plus.

Par ailleurs, les victimes étaient habituellement les plus jeunes enfants et les filles. De plus, certains des enfants étudiés étaient à la fois victimes d’un aîné et intimidateurs d’un plus jeune.

Pour un enfant, l’intimidation est souvent un moyen de défendre sa place et l’attention qu’il reçoit de ses parents. Elle n’est pas à prendre à la légère puisqu’elle laisserait plus de séquelles que l’intimidation entre amis. Les victimes sont plus à risque de souffrir de solitude, de délinquance et de troubles de santé mentale à l’adolescence.

Voici les conseils de deux spécialistes américaines pour gérer l’intimidation entre frères et soeurs :

  • Ne pas ignorer ou minimiser les disputes répétitives et persistantes;
  • Faire preuve d’empathie envers la victime et l’aider à trouver des stratégies pour faire face à ses frères et soeurs;
  • Créer un environnement qui ne tolère pas des actes répétés de méchanceté.

Les conclusions de cette étude sont basées, entre autres, sur l’analyse des relations entre frères et soeurs de 6 838 enfants britanniques alors qu’ils avaient 5 ans, 7 ans et 12 ans.

Sources : Science Daily et Aleteia

 

21 février 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/Ulza, lostinbids et Nadezhda1906

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