En manchettes: décongestionnants, activité physique durant la grossesse et démystifier les vaccins

En manchettes: décongestionnants, activité physique durant la grossesse et démystifier les vaccins
L’utilisation des décongestionnants, nouvelles directives pour l’activité physique des femmes enceintes et programme pour favoriser la vaccination


SANTÉ

Décongestionnants : à éviter chez les enfants

La saison des nez bouchés est commencée. Toutefois, les enfants de moins de 6 ans ne devraient pas utiliser de décongestionnant, révèle une analyse de toutes les études disponibles sur le sujet.

Ce traitement pour la congestion nasale serait très peu efficace et causerait trop d’effets secondaires pour les enfants. Voici quelques risques associés à l’utilisation répétée de décongestionnants ou de sirops contenant du décongestionnant :

  • somnolence;
  • maux de ventre;
  • maux de tête;
  • insomnie;
  • congestion nasale chronique.

Les enfants de moins de 2 ans pourraient même faire des convulsions et voir leur rythme cardiaque accélérer. Santé Canada déconseille d’ailleurs de donner des médicaments en vente libre contre le rhume ou la toux aux enfants de moins de 6 ans. Pour les enfants de 6 à 11 ans, les auteurs de cette analyse conseillent de n’utiliser les décongestionnants que s’ils ont été prescrits par un médecin.

Si votre enfant a le nez bouché, il est entre autres suggéré de dégager régulièrement son nez à l’aide d’une solution saline.

Sources : Healthline et Santé Canada

GROSSESSE

Activité physique : nouvelles recommandations pour les femmes enceintes

Les femmes devraient bouger au moins 150 minutes par semaine à une intensité modérée durant leur grossesse, indiquent de nouvelles recommandations canadiennes.

Un certain niveau d’activité physique durant la grossesse pourrait faire baisser de 25 % les malaises de grossesse et le risque de dépression, et de 40 % le risque de haute pression, de prééclampsie et de diabète de grossesse, soutiennent la Société canadienne de physiologie de l’exercice et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Par ailleurs, être active pendant la grossesse permettrait de mieux dormir, de prévenir une prise de poids trop importante et de préparer son corps pour l’accouchement.

Il a été démontré que l’exercice à intensité modérée (ex. : marche, natation, vélo stationnaire, jardinage, yoga, et même passer l’aspirateur!) n’aurait pas d’impact négatif sur le risque de fausse couche, de naissance prématurée ou de césarienne.

Pour retirer le maximum de bienfaits de l’activité physique, les femmes enceintes devraient :

  • faire au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité moyenne par semaine, et non se limiter à 3 ou 4 fois 30 minutes par semaine tel que conseillé auparavant;
  • bouger au moins 3 fois par semaine, mais de préférence tous les jours.
  • varier entre les activités cardio-vasculaires et musculaires;
  • effectuer des exercices de renforcement pelvien tous les jours.

Certaines femmes enceintes peuvent toutefois présenter des contre-indications à l’exercice pendant la grossesse. Pour connaître ces contre-indications, consulter les Directives canadiennes en matière d’activité physique pendant la grossesse.

Les nouvelles recommandations canadiennes sont basées sur l’analyse de plus de 25 000 études traitant de l’impact de l’activité physique durant la grossesse sur la santé des mères et de leur bébé.

Sources : CTV News et Société canadienne de physiologie de l’exercice

VACCINATION

Un programme pour démystifier les vaccins

Depuis quelques mois, les nouveaux parents sont rencontrés après l’accouchement pour une séance d’information individuelle sur les vaccins et le calendrier de vaccination dans 13 hôpitaux du Québec.

Ce programme appelé EMMIE (entretien motivationnel en maternité pour l’immunisation des enfants) a été créé par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour faciliter les discussions sur les vaccins et contrer le phénomène d’hésitation à la vaccination. Ce programme vise aussi à encourager le respect du calendrier de vaccination.

Au Québec, 81 % des parents suivent le calendrier de vaccination. Toutefois, le tiers des parents hésitent à faire vacciner leurs enfants et 2 % des parents québécois refusent de le faire. Les médecins rapportent d’ailleurs passer plus de temps à discuter avec les parents de l’importance de la vaccination, signale une chercheuse québécoise. Elle croit par ailleurs que de maintenir une bonne relation avec les parents réticents est le meilleur moyen pour les médecins de les informer sur la vaccination.

En sondant les parents et les professionnels de la santé, la chercheuse a entre autres constaté que les médias sociaux et les fausses nouvelles encourageraient la méfiance à l’endroit de la science, de la médecine et des vaccins.

Sources : Le Fil et ministère de la Santé et des Services sociaux

 

25 octobre 2018

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/tatyana_tomsickova, becon et Steve Debenport

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