Vaccins: peu de risques de convulsions fébriles

Vaccins: peu de risques de convulsions fébriles

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Très peu d’enfants auraient des convulsions fébriles après avoir reçu un vaccin, révèle une étude américaine.

13 juin 2016 | Très peu d’enfants auraient des convulsions fébriles après avoir reçu un vaccin, révèle une étude américaine.

Selon les résultats des chercheurs, le vaccin contre le pneumocoque augmenterait légèrement le risque de convulsions fébriles chez les tout-petits. Ce serait aussi le cas du vaccin contre la grippe, mais seulement s’il est administré en même temps que le vaccin contre le pneumocoque ou le vaccin DCaT (diphtérie, coqueluche, tétanos). Ces vaccins sont connus pour déclencher de la fièvre, qui est alors responsable des convulsions.

Cependant, seulement 3 enfants sur 10 000 auront de telles convulsions en réaction à la vaccination. Cela signifie qu’un médecin qui suit 1 000 tout-petits par année verra 1 cas de convulsions fébriles causées par un vaccin tous les 5 à 10 ans. D’autres études ont révélé que les convulsions fébriles étaient légèrement plus fréquentes dans le cas des vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle avec 1 enfant sur 3 000 touché. À titre de comparaison, 20 % des enfants hospitalisés à cause de la grippe auront des convulsions fébriles.

Les convulsions fébriles touchent de 2 à 5 % des enfants, plus particulièrement ceux âgés de 1 à 2 ans. Bien qu’elles puissent être impressionnantes pour les parents, les convulsions fébriles ne provoquent généralement pas de problèmes à long terme. Par contre, les maladies contre lesquelles nous protègent les vaccins peuvent causer des complications sérieuses. Selon les auteurs de l’étude, les bénéfices des vaccins dépasseraient ainsi largement les risques. Les parents ne devraient donc pas hésiter à faire vacciner leur enfant même s’il existe un faible risque de convulsions fébriles, croient-ils.

Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en analysant une banque de données américaine sur les vaccins, qui contient des informations sur 9,8 millions de personnes.


Sources : npr, Pediatrics et Pediatrics

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/Tashi-Delek

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