La césarienne

La césarienne
15 avril 2016
Je visualisais l’accouchement depuis longtemps et le scénario qui suit ne faisait pas partie de mon film.

La césarienne. J’ai tourné les pages du chapitre de mon livre sur le sujet sans même y jeter un coup d’œil. J’ai eu mon premier enfant naturellement et rien ne laissait présager que ça allait être différent pour le deuxième. En fait, je ne m’étais pas préparée à cette éventualité. Je visualisais l’accouchement depuis longtemps et le scénario qui suit ne faisait pas partie de mon film.

Des heures de contractions intenses, une dilatation qui stagnait à 6, un col dur et enflé et le coeur du bébé qui en subissait les contrecoups chaque fois; ça sentait le bistouri même si mon cerveau en rejetait l’idée. Quand le verdict est tombé, que pour la santé du bébé et la mienne il valait mieux procéder à l’option B, j’ai ressenti un frisson de panique envahir mon corps.

Je n’ai pas vraiment entendu les explications qui ont suivi. J’en voulais à Lynda Lemay de ne pas avoir écrit une chanson sur le sujet que j’aurais écoutée en boucle, histoire de contrôler ce sentiment naturel de peur face à l’inconnu. Pendant qu’on me roulait jusqu’à la salle opératoire, je ne pensais qu’aux possibles complications. Après avoir passé la journée dans le calme de la chambre, tout se déroulait maintenant vitesse grand V. J’avais l’impression d’être dans une scène de Grey’s Anatomy!

Mon deuxième choc fut d’avoir les bras immobilisés par des sangles aux poignets, car apparemment, j’allais être secouée de tremblements intenses en raison des médicaments injectés pour anesthésier le bas de mon corps. Je dirais que si ce n’avait été de ces secousses sismiques corporelles incontrôlables que j’évaluerais à 9 sur l’échelle St-Denis, je crois que j’aurais pu « profiter » du moment un peu plus sereinement. Difficile aussi pour l’amoureux qui tente tant bien que mal de me rassurer.

Puis, le petit miracle s’est présenté au-dessus du drap vertical, sans décompte pour annoncer son arrivée, et aussi tremblotant que moi. J’avais de la difficulté à garder les yeux ouverts si bien que quand le visage de petit homme fut collé contre ma joue, j’ai eu l’impression de vivre le moment à moitié malgré tout le bonheur ressenti. Le « peau à peau » m’a aussi manqué, mais nous nous sommes repris moins d’une demi-heure plus tard en salle de réveil. L’important était là dans mes bras, en pleine santé.

Reste que j’aurais aimé une conclusion différente pour cette dernière grossesse. Un quatrième garçon, mais un premier à nous deux. Nous avions tellement hâte de vivre ces moments uniques et magiques, comme un baume sur les montagnes russes d’émotions des derniers mois : l’annonce de jumelles à jumeaux, la perte d’un des bébés, la possibilité de séquelles neurologiques sur l’autre. Mais au-delà des agrafes et de la rétention d’eau, notre bonheur est immense et l’expérience que j’en retire est positive en plus de m’avoir donné une leçon : l’importance de ne pas sauter de chapitre!

Avez-vous vécu une césarienne? Comment ça s’est passé?

 

Photo : Collection personnelle, Carole St-Denis

Carole St-Denis
Treize ans plus tard, j’ai accouché d'un deuxième enfant qui est en fait le quatrième garçon d’une famille recomposée. Comment je vivrai cette expérience cette fois-ci?
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Commentaires (81)

  1. Maude 15 avril 2016 à 11 h 59 min
    J'ai vécu 3 césariennes. Toutes les 3 ont très bien été et je n'ai pas eu de tremblements....évidemment ça reste une opération donc toujours un peu stressant. Ma 3e a été merveilleuse car j'ai pu faire du peau à peau dès ma sortie de la salle d'opération, bébé est venu avec moi dans la salle de réveille ainsi que le papa. Le papa a fait du peau à peau dans la salle d'opération le temps de me recoudre. Donc bébé a été coller sur sa maman quelques minutes après sa venue au monde. Ça été un moment magique :)
  2. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 13 h 57 min
    Bonjour Maude! Vous avez visiblement vécu trois belles expériences. J'imagine que vous avez vécu différemment la première de la dernière, avec plus de confiance. Heureusement pour nous,l'équipe de Sainte-Justine était rassurante, calme et efficace. Papa a aussi pu faire le peau à peau et bébé est resté avec moi pendant le changement de salle, collé sur moi. Merci de votre partage!
  3. Marie 16 avril 2016 à 22 h 09 min
    Bonjour 3 césariennes et 3 naturellement..ma première surper bien était la deuxième très dur mal était j etais à 30 semaines bébé en souffrance erreur médicale le bébé a été réanimer et moi coma..3ieme arriver la même chose mes eaux on crever pas de contraction ils ont pas attendu comme a l autre alors ils mon fait toute suite une césarienne alors ca bien était...
  4. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 12 h 48 min
    Bonjour Marie, C'est ce qu'on appelle passer par toute la gamme des émotions! Heureusement, cela ne vous a pas empêché de continuer d'agrandir votre famille et je crois comprendre que l'ensemble de votre marmaille se porte bien et vous aussi! En tout cas, on peut dire que dans votre cas, les accouchements se suivent et ne se ressemblent pas! Merci de votre partage!
  5. Melissa 15 avril 2016 à 12 h 40 min
    Ho mon dieu comme j'ai les larmes qui me viennent en lisant ce texte. Je l'ai vécu pour ma première fille. Césarienne d'urgence pour le bien de ma fille et moi - même et après des heures et des heures de souffrances et d'attente. Tremblement, incapable de la regarder seulement une envie de dormir. Et comme elle ne avait un peu de la difficulté à bien s' oxygénée ils l'ont gardé à la pouponnière. Je ne pouvais la voir cloué à mon lit et j'ai dû attendre plus de 12h avant de pouvoir la tenir dans mes bras. Je n'avais pas l'impression de prendre mon enfant tellement qu'il y avait quelque chose de brisé. ... 6 ans plus tard heureusement tout va bien...même si maintenant j'ai toujours peur de m'en séparer :(
  6. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 14 h 03 min
    Je comprends tellement votre sentiment Mélissa... Dès que bébé est sorti, on n'a qu'une seule envie: le prendre dans nos bras! L'attente doit être pénible, même si on sait que c'est pour son bien. J'espère que vous ne vous êtes pas sentie coupable, sentiment inné chez les mamans. Heureuse de lire que tout s'est bien passé par la suite pour votre famille!
  7. Emilie 15 avril 2016 à 12 h 50 min
    J'ai eu une césarienne à la fin du mois de décembre 2015 et je n'ai pas eu les bras attachés. Le personnel a été charmant et rassurant avec moi avec mon conjoint et moi. Ma fille a été déposée sur ma poitrine dès sa sortie et ne m'a jamais quittée. J'ai adoré mon expérience et je recommencerais demain matin! Même si la douleur est intense ensuite et la récupération, plus longue que pour un accouchement par voie basse.
  8. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 14 h 06 min
    Super Émilie! Je dois aussi mentionner que pour ma part, j'ai récupéré de façon extraordinaire. Dès mon retour à la maison, je montais et descendais les escaliers et même si le "pliage et dépliage" du corps se faisait au ralenti, aucune complication n'est survenue. Merci de votre beau témoignage! C'est rassurant pour toutes les futures mamans qui auraient peut-être à passer par là elles aussi!
  9. albedro 15 avril 2016 à 13 h 25 min
    J'ai aussi eu beaucoup de tremblement je n'ai pas vécu la césarienne comme moment de naissance agréable.... Me retrouver seule sans mon conjoint complètement apeurée...bebe très peu de temps avec moi j'espère que pour un éventuel bebe 2 cela se déroulera différemment
  10. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 14 h 36 min
    Soyez confiante! Ce n'est pas parce que vous avez eu votre premier bébé par césarienne que ce sera le cas pour votre deuxième. Je vous souhaite sincèrement une expérience différente pour votre future grossesse avec la présence de votre conjoint évidemment. Ils sont importants, nos hommes, dans ces moments intenses. Comme vous avez dû en profiter par la suite! Bonne continuité avec votre famille!
  11. Duna 15 avril 2016 à 20 h 06 min
    Gardez espoir. J'ai eu un premier accouchement atroce, hémoragie, cesarienne d'urgence SANS anesthesis. J,ai été endormi pour être recousue. Je passe les détails. Deuxième accouchement parfait par les voies naturelles. Chaque accouchement est différent même pour une même maman.
  12. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 22 h 31 min
    Merci Duna, c'est bien vrai!
  13. Méli 15 avril 2016 à 13 h 53 min
    J'ai vécu ma césarienne comme un véritable choc. Je ne m'y attendais pas et l'impression qui a suivi est comme si j'avais vécu un accident de voiture. Le fait de me faire ouvrir le corps de cette manière a laissé en moi une impression de violence de même qu'une impression d'événement non accompli. C'est comme livrer tout l'effort possible de l'accouchement sans avoir la récompense de savoir que tu as réussi à faire naître ton bébé. Ces sentiments m'ont imprégnés pendant des mois.
  14. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 15 h 31 min
    Chère Méli...Je te lis avec beaucoup d'émotion. Personne ne vit visiblement une césarienne de la meme façon et la tienne a laissé des marques qui vont bien au-delà de la cicatrice. J'espère de tout mon cœur que tu as su faire la paix avec tous les questionnements que tu as vécu à l'époque et que surtout, tu ne restes pas avec ce sentiment de non accomplissement car tu as bel et bien donné la vie et juste ça est en soi extraordinaire. Un privilège qui est loin d'être donné à tout le monde. Tu as eu beaucoup de courage. Je t'embrasse!
  15. Julie 15 avril 2016 à 14 h 10 min
    Ma belle Carole! Ton billet est génial, tout comme vous l'êtes, ta famille et toi! J'ai vécu une césarienne surprise aussi... ouais, tu parles d'une surprise! Mon Médecin, l'excellente Dre Josée, en était quasi certaine dès le premier examen vue l'étroitesse de mon bassin. Mais elle s'était gardée de me le dire pour ne pas me stresser. Je me souviens qu'elle m'avait tout de même dit d'envisager cette possibilité, parce que "on ne sait jamais". Pfff! Je suis provoquée quelques jours après la date prévue, le 29 avril, ouverte à 1 cm, col nullement effacé et c'est à peine si Cédric se laisse atteindre par les doigts du Dr. Deux heures de Pitocin... statu quo. On m'explique que, pour ma propre satisfaction, puisque je refuse d'envisager la césarienne, on patientera encore. Pendant les deux heures qui suivent, je pleure, je me sens coupable et incapable déjà, de jouer mon rôle de mère, puisque je ne peux même pas le mettre au monde moi-même! je ne suis même pas capable de ressentir une seule vraie contraction! Mon amoureux a travaillé fort pour trouver les mots justes pour m'aider a accepter que je n'y étais pour rien et que dans la situation actuelle, Cédric vivrait beaucoup de stress inutilement alors que moi, je serais complètement épuisée, pour en arriver à une césarienne de toute manière, à 98% des chances. J'ai été convaincue. Convaincue que c'était ce qu'il y avait de mieux pour nous deux et je mourrais d'envie de le voir enfin. Mon amoureux a fait de l'humour durant la chirurgie! Surprise Carole!? Mon médecin traitant prenait des photos, juste ce qu'il y a de beau de la naissance. Et au bout de 15 minutes, pendant qu'on me faisait une belle cicatrice au "spay", sans broche, ni fil, j'étais bien réveillée et je faisais enfin la plus belle rencontre de toute ma vie! Te raconter notre histoire me rend encore très émotive et me rappelle aussi que j'avais dit à ma petite sœur, qui a dû se résigner à la césarienne elle aussi après avoir beaucoup souffert en vains, qu'elle venait comprendre qui serait le boss pour les 20 prochaines années! Merci Carole, tu m'as fait revivre de beaux moments. Parce que oui, ma césarienne a été un beau moment. Au delà du fait que j'ai rencontré Cédric, je n'ai subi aucun malaise, outre une petite allergie au Dilaudid par injection, à laquelle on a vite remédié. Ni aucune douleur inexpliquée et la guérison a été rapide et sans heurte. Alors une "belle" césarienne, ça existe! Cédric aura 12 ans dans deux semaines et chacun des souvenirs de sa naissance sont physiquement imprégnés dans mon corps et ce petit sourire, qui fait office de cicatrice, est à mon sens la porte du paradis!
  16. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 16 h 40 min
    Julie, c'est rafraîchissant de vous lire. Il faut savoir lâcher prise n'est-ce pas! :) Heureuse de vous avoir rappelé de bons souvenirs et merci pour vos commentaires!
  17. Julie 15 avril 2016 à 14 h 13 min
    Bonjour J'ai vécut mon premier accouchement le 22 janvier dernier et Ca c'est terminé en césarienne après un travail provoqué et 24 heures de travail . J'étais totalement paniquée, mais je n'arrivais pas à le verbaliser . La peur de mourir , de souffrir , que quelque chose ne se passe pas bien pour le bébé ou pour moi ... Le fait d'être attachée sur la table et de ne pas pouvoir bouger autre chose que ma tête ... Malgré les tremblements ( qui ont été de plusieurs heures dans mon cas ) , la peur , le malaise et une petite déception de n'avoir pu accoucher naturellement : tout c'est bien déroulé . J'ai trouvé la récupération difficile , mais une fois les agrafes parties Ca allait déjà mieux :) j'aimerais pouvoir tenter un avac la prochaine fois , nous verrons ce que l'avenir me réserve . Mais l'important pour moi est que ma fille est dans mes bras , en pleine santé et que tout c'est déroulé pour le mieux dans un cas comme dans l'autre :) il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises façon de mettre un enfant au monde : il n'y a que notre accouchement à nous , qui est unique pour chacune d'entre nous . L'important pour moi c'est le résultat :) et le résultat est magnifique et me comble de bonheur :)
  18. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 16 h 52 min
    Bonjour Julie, nous avons vécu sensiblement la même expérience! Vous résumez tellement bien comment je la perçois. Évidemment, ne pas accoucher naturellement représente un deuil mais pas une fatalité. L'important, c'est tellement le beau cadeau que nous tenons dans nos bras après coup. Merci pour votre témoignage!
  19. Karine 15 avril 2016 à 14 h 24 min
    Ha enfin une histoire qui ressemble a la mienne! Je ne me souviens pas si mes bras étaient attachés, je crois que non, mais j'ai eu de violent tremblements moi aussi. Dans mon cas, on m'a fait sentir que c'était pas vraiment normal c'est tremblement, qu'il fallait me donner un calmant. Je me rappele de mon accouchement que partiellement, je me souviens l'avoir vu au dessus du drap, que mon mari s'est écrié "Oh il fait pipi sur les infirmières" et qu'il l'a mis pres de ma joue mais c'est tout.... c'est si vague et j'en suis encore décue/contrarieé/attristée (né en Février 2015). Et en plus, j'ai eu TELLEMENT mal durant la procédure!!!! et siiii mal apres. Je sais qu'il y a des mamans qui vivent de beaux accouchements via césariennes et je suis tellement contente pour elles. Mais je trouve ca vraiment dommage quand on minimise nos expériences négatives a nous, celles qui avons souffert et qui restont avec des souvenirs amers. Ca nous fait sentir tellement "pas normale" ou qu'on "exagère" etc. Merci beaucoup pour ton texte ma chère, ca fait du bien de te lire meme plus d'un an apres!
  20. julie 15 avril 2016 à 15 h 20 min
    Karine, je trouve dommage que tu ais l'impression que l'intensité de ton expérience (peine, douleurs, frustrations) soit minimisée. Nous savons que s'il y a quelques choses d'exceptionnel et d'épeurant à la fois dans une vie c'est bien de donner naissance et le moins que l'on puisse espérer, c'est que ça passe bien! Qu'on en garde des souvenirs positifs! Pour ma part, je me considère privilégiée et chanceuse. Je ne me souviens pas d'avoir eu les mains attachées, peut-être... oui, surement parce que j'ai essayé d'enlever l'oxygène parce que ça me chauffait et j'ai pas pu... ! Mais je n'ai pas eu de tremblement. Des nausées et des allergies après, mais rien qui n'a entaché la naissance de mon fils durant la césarienne. Je n'ai eu qu'un seul enfant, à mon grand désarrois. Je suis donc chanceuse d'avoir eu une expérience aussi positive, d'autant plus que je savais que je n'aurais pas de seconde chance. Enfin, je me suis sentie visée par ton écrit, c'est pourquoi je me reprend. Loin de moi l'idée d'enlever de l'importance aux expériences difficiles parce qu'elles sont aussi marquantes certes mais beaucoup plus dures à surmonter et à accepter. Je ne sais pas si tu aura d'autres enfants, je te souhaite de tout cœur une expérience plus douce qui mettra un baume sur tes souvenirs amers. Belle vie à ton trésor et toi. Sincèrement, Julie.
  21. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 17 h 02 min
    Bonjour Karine, on m'a aussi administré des calmants afin de diminuer mes tremblements. J'avais les yeux fermés la majorité du temps mais au moins, je me souvient de tout! Par contre, on repassera pour les photos souvenirs :-) Je t'embrasse et te souhaite une vie magnifique remplie de beaux moments de bonheur avec ton bébé. xx
  22. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 22 h 33 min
    Je me souvienS...;-)
  23. Josianne 15 avril 2016 à 14 h 45 min
    J'ai véçu une césarienne également et je n'avais pas imaginer ceci dans tous les scénarios que je m'avais fait. Tout se déroule parfaitement et tout d'un coup tout chamboule et nous devons intervenir immédiatement. En l'instant de 2 minutes tu n'es plus seulement avec ton conjoint et une infirmière dans ta chambre, ils sont rendu 10 personnes à te rassurer que tout ira bien, tu te met a trembler très intense, il t'attache les poignets pour t'empêcher de te toucher le ventre et tu te demande si c'est les nerfs qui relâche ou le stress. Ton copain doit se vêtir pour être stérile avant d'entrer dans le bloc opératoire. Du moment du départ de la chambre au bloc opératoire environ 15-20 min sont passé avant de voir mon bébé.Peut importe le chemin par lequel on doit passer pour donner naissance à notre enfant, le plus important est notre santé à elle et moi.
  24. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 17 h 03 min
    Tellement Josianne! Merci du partage!
  25. Julie 15 avril 2016 à 14 h 54 min
    C'est tout à fait ce que j'ai vécu pour ma césarienne décidée en urgence (1er bébé en plus!). Les tremblements j'ai cru mourir et en plus le papa n'a pas eu le droit d'entrer au bloc... Le principal c'est effectivement que tout le monde aille bien mais ça restera un souvenir douloureux.
  26. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 17 h 12 min
    J'imagine que c'est différent selon les hôpitaux ou les situations. De mon côté, le papa est arrivé près de moi peu de temps après mon entrée en salle, a pu couper le cordon et m'a ramené fiston emmaillotté près de moi. Le personnel a eu la gentillesse de prendre quelques instants pour deux ou trois photos dont celle qui accompagne ce billet. Je me serais sentie totalement désemparée si mon conjoint n'avait pu être là. Vous avez été forte, bravo!
  27. Marilou 15 avril 2016 à 15 h 03 min
    Bonjour! J'ai aussi vécu une césarienne d'urgence l'an dernier. Comme toi, jamais je ne m'étais vraiment préparé à cette possibilité. Il n'y a jamais eu de césarienne dans ma famille, pour moi ça ne faisait même pas parti de mes préoccupations. Même si j'ai très bien pris la chose sur le coup (je voulais juste qu'il sorte le bébé, je m'en foutais un peu de la manière!), j'avoue que quand je suis arrivé en salle d'opération, avec tous les docs habillés en habit de chirurgien, je me suis dis «oh boy, ok, c'est une autre affaire là». Mon chum n'était plus là, le temps d'enfiler son habit, et je me suis sentie très démunie. J'ai éclaté en sanglots quand l'infirmière ma gentiment montré la tuque en laine du bébé pour essayer de m’apaiser. Et moi aussi, j'ai tellement tremblé durant l'opération que j'en ai eu des courbatures intenses dans les épaules 2 jours plus tard. Je rapidement remis mon bébé à mon chum car je tremblais trop. Mais comme toi, 30 minutes plus, je l'ai repris et elle s'est tout de suite mise à téter (après avoir essayer de téter mon chum ahah!). Bref, tout c'est bien passé au final, mais avoir su, comme toi, j'aurais lu le chapitre! :)
  28. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 22 h 27 min
    Allo Marilou et félicitation pour ton bébé! C'est vraiment impressionnant l'équipe médicale autour n'est-ce pas? Autant ça peut avoir un effet rassurant, autant ça nous fait réaliser qu'on s'apprête à vivre une chirurgie majeure dans un environnement qui est loin d'être convivial. Mais je dirais qu'il faut garder le focus: bébé s'en vient!
  29. Soso 15 avril 2016 à 16 h 19 min
    Césarienne... Un mot qui fait frissonner lorsqu'on est enceinte d'un premier enfant et que notre inconscient nous dit que non, ça ne nous arrivera JAMAIS à nous. Eh bien moi ça m'est arrivé, et deux fois plutôt qu'une. Mes deux bébés césariennes, comme on dit, sont arrivés par une opération d'urgence, alors que je m'étais fait de beaux rêves bien roses. Même pour le 2e, mon AVAC tant souhaité, j'y croyais tellement, je l'avais tant préparé et documenté même. puis non, bébé n'a pas voulu. Mais je les aime tellement, ces deux enfants! Peu importe, que ce soit par le vagin ou le ventre (j'avais dit à un enfant d'ailleurs que les bébés sortent par le ventre, drôle de coïncidence hein), nous accouchons toutes car c'est donner la vie à la base. Dans mes souvenirs toutefois la beauté et la peur se mélangent, les sourires et les pleurs. Le calme du bain à remous, les massages de l'infirmière, la présence du papa, les contractions au soleil, l'excitation d'avoir un bébé qui va sortir de moi sans aide médicale, mais la panique quelques heures plus tard. La dépression, la tristesse infinie, la douleur, l'impuissance, la colère. Mais aussi le bonheur, la joie d'être maman. Je crois que toutes les femmes devraient envisager la césarienne lorsqu'elles sont enceintes et surtout en discuter avec leur médecin. Y réfléchir, savoir à quoi s'attendre, connaître les possibilités de la salle d'opération (j'y ai fait du peau à peau!). Connaître nos droits et faire les choix qui rendront ce moment un peu plus heureux. Je sais ce que c'est, ce sentiment de non-accomplissement. J'ai aussi vécu un sentiment que la vie m'avais trahie. Mais au final, j'ai deux enfants merveilleux et qui sait, peut-être le 3e sortira comme je le veux?
  30. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 41 min
    Quelle dualité n'est-ce pas? C'est vrai que nous passons par toute cette gamme d'émotions. Je regarde mon beau Émile, qui a 4 mois et demi aujourd'hui, et je me trouve tellement chanceuse et privilégiée. Je prends le tout comme une expérience de la vie! Merci du partage Soso et bonne chance pour le 3e!! :-)
  31. Laeti 15 avril 2016 à 17 h 29 min
    Bonjour à toutes, je vous lis et je me demande comment vous faite pour bien le vivre ! Mon fils est né par césarienne d'urgence car col arrêté à 5 et ralentissement de son rythme cardiaque ainsi qu'une infection pour moi enfin bref après 48h de contraction LA décision de la césa fut prise ! La peur, les pleurs, Les tremblements, les bras arraché ... Et une péridurale qui ne fonctionner plus et donc une anesthésie générale pour maman et le papa qui a du gérer seul le temps que je préprene mes esprits ! Il a 18 mois et c encore difficile d'en parler j'ai même peur d'avoir un second bébé !! 😢 Vous êtes très courageuse
  32. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 22 h 47 min
    Chère Laeti, même si ces moments sont difficiles à oublier (et ce n'est pas ce que je vous demande de faire car c'est l'histoire de naissance de votre bébé), je vous dis: restez confiante et positive face à une éventuelle nouvelle grossesse et surtout, tentez de vous accrocher à tout ce qui est arrivé de beau et de bon par la suite. Je suis convaincue que votre poupon vous comble de bonheur. Si les regrets font souvent partie de notre vie, ici, vous n'avez pas eu le choix et vous avez aussi été fort courageuse dans les circonstances. Je suis convaincue que tout ira bien pour vous la prochaine fois. Ne laissez pas la peur vous freiner. xx
  33. Julie 18 avril 2016 à 12 h 03 min
    Bonjour Laeti, J'ai vécu un accouchement semblable en certains points au tien. J'ai laissé un témoignage un peu plus bas... Mon travail a été très long et mon chum n'a pu assister à l'opération car ils ont dû m'endormir entre autres car l'épidurale n'était pas assez efficace (ils ont utilisé un médicament alternatif dû à une allergie) et que je souffrais beaucoup. Je crois que le temps permet d'accepter notre accouchement. Il faut se laisser le temps. Parler de mon accouchement à mon entourage et écrire m'a aussi beaucoup aidée. On vit beaucoup d'émotions : culpabilité, regrets, honte, déception, amertume. Et tout cela est normal, je crois. Ça fait du bien d'en prendre conscience et de mettre des mots sur ce qu'on ressent. J'ai même pensé consulter en psychologie, mais finalement, au bout de quelques mois, je n'en ressentais plus le besoin. Je crois que chaque personne s'en remet à son rythme, mais qu'il est important d'aller chercher de l'aide au besoin si la douleur émotive persiste. Je te souhaite beaucoup de courage. Julie
  34. Stephanie 15 avril 2016 à 19 h 26 min
    Oh lala, mon beau-frère rit encore de plan de naissance! Il y était clairement indiqué sur la première page qu'on voulait une césarienne "seulement si urgence médicale"... Et c'est ce qui c'est produit. J'avais lu les pages à ce sujet dans le livre Une Naissance Heureuse, croyant que ça ne se produirait jamais dans mon cas. Hélas ce ne fut pas la réalité, quelle horreur quand on m'a prononcé ce mot après 20 heures de travail quand j'étais dillatée bloquée à 8-9, si près du but. Le pire de tout c'est d'avoir senti ce qu'ils me faisaient lors de l'opération et donc de me faire endormir et ne pas voir mon garçon avant un bon deux heures..et mon conjoint qui n'avait pas de mes nouvelles et qui croyait me revoir 45 minutes plus tard. J'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre, je n'ai pas changé de couches pendant deux semaines, heureusement papa était là. On m'a dit plus tard que mon bassin n'était pas assez large, mais j'ai encore mes doutes... L'idée d'avoir une autre césarienne me pue au nez, mais j'imagine que quand on s'y attend on s'en remet plus vite, du moins psychologiquement.
  35. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 00 min
    Nous avions aussi présenté notre plan de naissance à notre docteure...qui l'a regardé rapidement avec nous mais qui a pris le temps de répondre à nos questions...qui ne portaient évidemment pas sur la césarienne! Vous saviez que vous pouvez demander une copie de votre dossier médical aux archives? Si vous avez des doutes, parlez-en à votre médecin qui pourra le consulter pour vous ou faites-en la demande! Comme je peux le lire grâce à vos commentaires, une césarienne, c'est comme un accouchement; il n'y en n'a pas deux pareils!
  36. sylvie mallette 15 avril 2016 à 20 h 48 min
    Voila 18 et 20 ans jai conu 2 cesarienne tres differentes l'une de l'autre. Ma première fille est entré ds ma vie par cesarienne 24h apres les premieres douleurs. J'ai pas vu ma fille avant 2 h apres celle ci. Il on omis de me mettre de la morhine ds le corps, donc degele a froid. Outch! Mais le plus difficile cest de ne pas avoir eu de contact avec elle des son premier souffle. Comme je voulais savoir son sexe avec mon conjoint (il etais abscent a cause de l'urgence de la cesarienne) on a attendu mon retour ds ma chambre a coucher pour vour ma belle puce. J'ai pleurer tous les larmes de mon " coeur " quand j'ai vue ma petite ange. Et ma deuxieme, pfffff!! Une autre cesarienne, cette fois avec bcp de complication et une enorme hemoragie. Accoycher a 20h45 et la voir pour la premiere fois a 3h du mat.....dur dur. Mais le plus dur etais de m'avouer l'échec de l'accouchement naturelle. Pour moi, pour mon conjoint. Le peau a peau n'a pas weu lieu ni pour moi ni pour lui. Quand on me parle d'accouchement, je peut meme pas leur dire que je connais ca. Je sais meme pas a quoi ressemble un cordon ombilical..... Mais ds tout ca, je suis chanceuse, mes belles filles sont en santé. J'ai retrouver ma santé et tout ce beau monde son mes inspirations et mon bonheur. La vie est belle peut importe la manière a laquel nos enfants sont venus au monde. Merci la vie!
  37. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 02 min
    Vous êtes inspirante Sylvie...Merci! xx
  38. melissa 15 avril 2016 à 21 h 33 min
    J'ai accouchée par césarienne en juillet 2014 à l'hôpital de Lasalle. Au départ, j'étais très dessus de savoir que j'allais avoir une césarienne (présentation par le siège et version était impossible). Je voulais tellement vivre un accouchement par voie naturelle, la ''vrai affaire''. Quand j'en parlais on banalisait beaucoup mes craintes, surtout sur l'impact émotif... J'ai vécu un super bel accouchement par césarienne; mon conjoint était avec moi, le personnel était très rassurant, j'ai eu mon petit bébé au moins 15 min sur moi pour faire sa connaissance avant d'aller en salle de repos.. J'ai super bien récupérée, je marchais la journée même, et mon conjoint était très présent, il me servait à boire et manger pendant que j'allaitais... Bref pour ma part mes craintes n'étaient pas fondées, j'ai eu le plus bel accouchement que je pouvait espéré, finalement.
  39. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 07 min
    Merveilleux Mélissa! Quelle belle histoire...Merci de partager avec nous!
  40. Nathalie 15 avril 2016 à 21 h 43 min
    Pour ma part, j'ai eu 3 enfants, 3 césariennes. La 1ère, l'horreur en raisons de mauvais jugements médicaux qui s'est terminés aux soins intensifs pour maman et bébé. Effectivement, les deux bras attachés et même pas eu droit à mes lunettes. Pour voir ma fille, il a fallu que mon médecin me prête ses lunettes! Pour bébé 2, je voulais tenter un avac, mais à 37 semaines, mon doc a jugé trop un avac trop risqué. Donc 2e césarienne, j'étais stressée mais ça s'est bien déroulée. J'avais fait un plan de naissance césarienne, un bras seulement attaché et mes lunettes. Papa a fait le peau à peau pendant que je luttais de toute mes forces contre le sommeil. La 3e césarienne, encore un plan de césarienne a été fait, mais le personnel a été encore plus hot! Pas attachée, j'étais plus sereine et calme. Un anesthésiste et un infirmier très attentionné pendant la chirurgie. Dès que bébé est sorti, ils l'ont déposé sur moi pendant que les chirurgiens terminaient. J'ai gardé bébé sur moi tout le temps même pendant le transfert à la salle de réveil, où j'ai allaité bébé. C'était ma première expérience qui ressemblait presqu'à un accouchement naturel!! Il est donc possible selon les conditions de maman et bébé de réussir pleinemtn un accouchement par césarienne! :)
  41. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 44 min
    Si je comprends bien Nathalie, il faut se rendre au troisième? :-) Sérieusement, vous avez connu toutes les versions et ne vous êtes pas découragée pour autant! Bravo pour vos beaux bébés et bravo à vous!
  42. Alexandra 15 avril 2016 à 21 h 45 min
    J'ai perdu un jumeau a 12 semaines, j'ai perdu mes eaux au bureau a 30 semaines, alliter jusqua 32 entre injection de steroides et manger coucher, plogue de partout pour suivre LeoEmile et moi meme, les infirmieres qui arrive en trombe pour me dire de me coucher cote coeur, le stress total que j'ai toujours pas senti jusqua ce que lje le raconte. Sur le coup je ne sentais pas ce stress mais aujourdhui et en entendant mon chum je vous bien que c'etait excessivement stressant pour lui. Finalement 32 semaines LeoEmike n'en peut plus et force le moniteur a dire au dic ..ok sors moi de la et tout de suite, jsuis plus capable...maman non plus... on le sors et je l'ai vu pour la 1ere fois aux soins intensifs... AGPAR 357...on l'a reanime...grace au personel medical c'ezt maintenant un petit homme de 3 ans et demi suivi aux annees comme un enfant a terme sans aucune sequelle...a chaque fois que je raconte mon histoire qui doit etre tres banale pour cettaine qui ont vecues pire mais j'ai le coeur gros et je remercie la vie...
  43. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 49 min
    Aucune histoire n'est banale Alexandra. Elles sont extraordinaires pour chacune d'entre nous pour ce qu'elles représentent. J'ai aussi perdu le jumeau de mon bébé à 13 semaines donc, je comprends ce que vous avez vécu à ce niveau. On s'accroche à ce que l'on a! Bisou xx
  44. Amélie 15 avril 2016 à 21 h 56 min
    Pour moi la césarienne a été une délivrance! Dans ma famille, si on en avait pas, on aurait du en avoir une... résultat: j'ai un répertoire assez grand de torture et d'histoires d'horreur familiale à l'accouchement. Pour moi, il n'était pas question d'avoir autrement... Les docteurs voyaient la chose différemment. C'est donc que je perds mes eaux durant la nuit, près d'un mois d'avance. Arrive à l'hopital on vérifie le tout, contractions aux 3 minutes, ouverte à 1. Tout va bien... Passe la nuit, le rythme a ralentit, le matin on me prescrit 1 heure de marche, ensuite on on me provoque, On finit par atteindre les contractions aux 2 minutes. Entre temps, il s'est passé 14h... J'ai faim, j'suis fatiguée, mon corps tremble entre les contractions, j'ai des contractions aux cuisses, rien dans la bédaine... J'ai aucune notion du temps... La médecin vient me voir et m'explique que je suis épuisée (quelle surprise!). En plus, le bébé commençait à être fatigué, il y avait des risques... Elle vérifie à combien je suis ouverte: Un et demi. Et elle semble avoir été généreuse avec le demi! Donc 14h de travail pour ouvrir d'un demi centimètre. Deux choix: la péridurale mais je dois être ouverte à 4 au moins.... J'imagine que mes yeux ont tout dit, la docteur m'a proposée la césarienne. J'ai signé les documents (d'ailleurs, j'aimerais bien voir ma signature sur la feuille, elle devait être digne d'un médecin!). En moins d'une demie-heure, on m'avait préparée pour l'opération: coupe bikini, sonde, petit chapeau. On avait habillé mon chum en astronaute pour l'occasion et tous les gens invité à mon accouchement se sont présenté et m'ont tous demandé mes allergies. Entre 2 contractions, j'pense que j'ai bien fait cela, du moins j'pense... quoi que je ne me rappelle plus vraiment leurs noms. Quand j'ai eu la rachidienne, ce fut une délivrance. J'ai sentie mon énergie revenir puisque je n'avais plus à gérer la douleur, j'ai vraiment pu profiter de mon moi. J'ai même fait des jokes avec tout le monde (ok, ils ont du bon stuck itou). Enfin, bref, les médecins parlaient de leurs stages durant leurs études, le climat était bien et en un rien de temps on m'a présenté mon fils. La césarienne était ce qu'il me fallait. Je m'en suis très bien remis et mon conjoint était un ange pour m'aider à transporter le bb et ses bagages partout ou nous allions!
  45. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 51 min
    On aime quand ça fini bien! Merci Amélie d'avoir pris le temps de nous partager votre expérience!
  46. catherine 15 avril 2016 à 23 h 50 min
    Ca me fait tellement penser a moi. J'ai eu 51 heures de contraction intense et de longue durée moi aussi je stagnais a 6. Et quand ils ont annoncé la cesarienne parce que le coeur du bébé descendais trop bas moi et mon conjoint sommes regardés inquiet finalement quand ils ont commencé a m'attacher les poignets je ne comprenais pas c'etait l'inconnu la peur de l'operation je me rappelle quand ils ont sorti le bébé de mon ventre avoir crier je l'ai senti ca ete un mal horrible sentir quand ils sortent le bébé parce qu'il bouge enormement et ils m'ont mis un masque de gaz pour ma douleur je me suis tellement mal senti je me sentais partir comme si j'etais en train de mourir c mon conjoint qui a eu le peau a peau j etais tellement mal en point que j'ai pu prendre mon bébé 48hrs plus tard. Et j 'ai eu une complication une semaine Après ma sortie d'hopital ma plaie pissait le sang extremement et en plus a ma sortie ils avaient oublié de m'enlever une tacque. Pendant un mois je refaisais le meme cauchemar que j accouchais et que la cesarienne se passait tres mal aujourd'hui mon garçon va bientôt avoir 6 mois il a été sauver et je suis une mère comblée.
  47. Carole St-Denis 15 avril 2016 à 23 h 54 min
    Ouf Catherine, vous me donnez chaud dans le dos! La mémoire est une faculté qui oublie...Presque tout!
  48. catherine 15 avril 2016 à 23 h 51 min
    Ca me fait tellement penser a moi. J'ai eu 51 heures de contraction intense et de longue durée moi aussi je stagnais a 6. Et quand ils ont annoncé la cesarienne parce que le coeur du bébé descendais trop bas moi et mon conjoint sommes regardés inquiet finalement quand ils ont commencé a m'attacher les poignets je ne comprenais pas c'etait l'inconnu la peur de l'operation je me rappelle quand ils ont sorti le bébé de mon ventre avoir crier je l'ai senti ca ete un mal horrible sentir quand ils sortent le bébé parce qu'il bouge enormement et ils m'ont mis un masque de gaz pour ma douleur je me suis tellement mal senti je me sentais partir comme si j'etais en train de mourir c mon conjoint qui a eu le peau a peau j etais tellement mal en point que j'ai pu prendre mon bébé 48hrs plus tard. Et j 'ai eu une complication une semaine Après ma sortie d'hopital ma plaie pissait le sang extremement et en plus a ma sortie ils avaient oublié de m'enlever une tacque. Pendant un mois je refaisais le meme cauchemar que j accouchais et que la cesarienne se passait tres mal aujourd'hui mon garçon va bientôt avoir 6 mois il a été sauver et je suis une mère comblée.
  49. Véronic 16 avril 2016 à 10 h 19 min
    Bonjour, Tout comme vous, à mon premier accouchement et seule avec mes parents, je l'ai vécu. Se fût très pénible après 22 heures de contractions (accouchement provoqué a 41 semaines et 3 jours ). Je l'ai demandé car je n'en pouvais plus et je voyais le coeur du bébé s'emballer et je le sentais qu'il voulait sortir mais mon col n'ouvrait pas. Après avoir tout passé :ballonnet, creuvage d'eau et pitossin, j'ai eu une césarienne. Il avait aussi un frei. De langue cours donc l'allaitement fût difficile à l'hôpital et il s'est déshydraté. Bref, l'horreur mais je ne regrette rien, mon fils est en santé et il aura bientôt 2 ans. Vivre tout cela sans le conjoint toutefois, je ne revivrais pas. Félicitations à vous, votre conjoint, bienvenue au beau bébé xxx :-).
  50. Carole St-Denis 16 avril 2016 à 15 h 04 min
    Bonjour Véronic, On croit que tout va se déclancher naturellement avec le ballonet n'est-ce pas? Pour ma part, ça n'a rien fait du tout! À croire que nos bébés étaient trop bien dans notre bedon! Vous avez été courageuse de vivre le tout en solo. Heureusement, vos parents étaient présents! Profitez bien de votre amour! Ils nous font oublier bien des soucis!
  51. Maude-Eileen 16 avril 2016 à 10 h 45 min
    Deux césariennes...vécues tellement différemment l'une de l'autre et les deux, à l'hôpital Ste-Justine (merci à toute l'équipe!). La première, j'ai eu le Coeur brisé car j'ai eu à faire mon deuil d'avoir un accouchement naturel et aussi, étant donné que ma grenouille avait des problèmes de saturation et était à la pouponnière, je n'ai pu la voir pendant les 22 premières heures de sa vie....Je pleurais et j'avais hâte de la tenir dans mes bras! Les gens qui venaient nous visiter pouvaient la voir par la fenêtre de la poup et prenaient des photos pour me la "montrer". Ma deuxieme cesarienne a ete vecue autrement! Jai tente un AVAC mais apres 13 heures de contractions et le Coeur de mon petit koala qui flenchait, nous nous sommes retrouves en salle doperation. Mais des le moment ou nous sommes sortis pour aller en salle de reveil, jai pu faire du peau a peau avec mon bebe et ainsi, debuter lallaitement! Un tres beau moment que jespere revivre tres bientot si la vie le veut!!
  52. Carole St-Denis 16 avril 2016 à 15 h 09 min
    Bonjour Maude-Eileen, Ils sont fantastiques à Sainte-Justine n'est-ce pas? J'ai adoré l'expérience humaine et professionnelle qu'ils nous ont fait vivre malgré les changements de programme. Comme ça se passe de mieux en mieux à chaque fois pour vous, mon petit doigt me dit que la prochaine sera encore plus positive! :-) Merci du partage de vos expériences avec nous!
  53. Myriam Thibault 16 avril 2016 à 14 h 54 min
    Bonjour, ma première césarienne était prévue, car mon fils était en siège(la tête vers le haut au lieu d'être en bas). Je n'ai pas eu de contractions. Mon fils a avalé du méconium qui s'est rendu dans son poumon, alors nous sommes restés à l'hôpital 5 jours. Pour mon 2e fils, j'avais le choix. J'avais peur de l'accouchement naturel, alors j'ai choisi la césarienne. J'ai eu des contractions, ce que je n'avais pas eu au premier accouchement. Mon 2e fils est né avec des fentes labiales, ce qui n'avait pas été vu à l'écographie. Il a été opéré à l'hôpital Ste-Justine, à l'âge de 3 mois. Maintenant, il a 2 ans et c'est à peine si on voit la cicatrice. En ce qui concerne la césarienne, ce que je trouve un peu difficile est le petit ventre en haut de la cicatrice, vu que plusieurs muscles ont été coupés.
  54. Carole St-Denis 16 avril 2016 à 15 h 17 min
    Bonjour Myriam, Je ne sais pas si on vous a dit comment prendre soin de votre cicatrice après la césarienne? Je n'ai pu assister à la rencontre gratuite que Sainte-Justine propose aux nouveaux parents quelques semaines après l'accouchement mais parmi les thèmes abordés, il y avait celui-ci. Il ne faut pas hésiter à masser la cicatrice souvent je crois et ce, afin de stimuler le retour plus rapide de la sensibilité de la peau. Peut-être cela aide-t-il aussi à diminuer le petit ventre dont vous parlez! Merci pour vos commentaires!
  55. Genevieve 16 avril 2016 à 23 h 45 min
    J'ai eu 2 enfants par césarienne. La première fois ce n'était pas prévu mais bb a décidé de sortir par l'oreille impossible décale replacer. Je comprends ce que tu dis quand tu as l'impression d'être à moitié là. J'ai vu mon bb un petit 2 minutes et ils ont quitté papa et lui la salle d'opération. J'ai dû attendre seule dans la salle de réveil un bon 45 min avant de voir mon petit homme. Et la guérison aura pris 6 mois la cicatrice ne voulait pas fermer le cauchemar. Malgré tout, nous avons décidé d'avoir un deuxième Bb. Une autre césarienne, celle-ci prévu. Tout a été très différent. L'ambiance était calme, cest ma gynécologue qui m'a fait ma césarienne. J'ai pu faire dû peau à peau avec notre petit cœur en salle d'opération et j'ai même pu l'allaiter. En plus j'ai eu droit à un pensement spécial ma cicatrice était fermée après 5 jours :) J'aurai toujours la déception de ne pas avoir accouché de façon naturelle, ça me manque je ne saurai jamais c'est quoi.
  56. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 12 h 59 min
    Bonjour Geneviève, Tout comme on ne peut pas prédire le déroulement de notre grossesse, souvent, on ne peut prédire celui de notre accouchement. Je suis heureuse pour vous que votre second ait été pour vous, beaucoup plus "zen" que le premier. On voudrait toutes vivre l'accouchement naturel mais quand ce n'est pas possible, peu importe la raison, c'est un deuil à faire et selon la personne, il se vit plus ou moins intensément. On a beau se consoler en voyant notre petit trésor, reste en nous le regret profond de n'avoir pu expérimenter l'arrivée de son enfant comme on l'aurait voulu. Mais comme vous pouvez le lire ici, c'est l'histoire de beaucoup de mamans. On vous comprend! Je vous souhaite une belle vie avec vos amours!
  57. Sylvie Rochon 17 avril 2016 à 13 h 52 min
    J'ai eu 3 césariennes , la première ressemble un peu à la tienne, col non dilaté, souffrance du bébé, nous avions dû nous résigner à une césarienne d'urgence. La deuxième grossesse, j'ai encore tenté d'accoucher naturellement, sans succès. Après quelques heures de contraction, le scénario se répétait et le risque avait augmenté considérablement puisque j'avais déjà eu une césarienne. Au troisième, j'ai décidé que ce serait une césarienne planifiée.Cela m'a permis d'éviter les complications possibles tant pour mon fils à naitre que pour moi. Malgré le fait que je n'ai jamais eu le plaisir d'accoucher naturellement , je suis une mère accomplie et heureuse. De plus, je remercie la science car sans ma première césarienne je n'aurais probablement pas pu devenir mère et j'aurais pu même y rester. Malgré les embûches et contrariétés, j'ai décidé de garder que le positif de mes trois césariennes c'est à dire mes trois trésors (Melissa, Carolanne et Alexandre).
  58. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 02 min
    Bonjour Sylvie, Vous avez une superbe attitude face à tout ça et vous avez tellement raison; On ne peut pas revenir en arrière, on ne peut rien y changer et le plus important dans tout cela est cette belle famille que vous avez crée. On a autant de mérite d'accoucher par césarienne que naturellement: on donne la vie! Bonne journée à vous!
  59. Camille 17 avril 2016 à 23 h 18 min
    Bonjour Carole, Merci pour le partage de ce que tu as vécu. Grâce à ton billet et aux commentaires qu'il a généré (merci à toutes les mamans !), j'ai la sensation d'être "normale" :) J'ai accouché par césarienne d'une belle cocotte minuscule (5,15lb) le 1er mars. Après avoir perdu les eaux, le travail à été long à se déclencher. En 18h et avec des contractions aux 3-4min depuis le début, je n'étais qu'à 4cm, 80% d'effacement. J'ai négocié du temps avec le médecin pour éviter le pitocin. J'ai travaillé fort...mais j'ai du finir par l'accepter, le liquide amniotique se teintait de plus en plus. Mon corps fatigué a abdiqué...j'ai du demander la péridurale, je ne me serais pas rendue au bout...Il s'avérait que bébé non plus. Les contractions sont tombées aux 9min et bébé souffrait à chaque fois qu'une nouvelle passait. Le bilan 18h/4cm/bébé en souffrance/contractions aux 9min nous a amenés à la drôle d'impasse qu'est la césarienne. Drôle parce que moi non plus j'avais pas vraiment lu le chapitre ! Moi aussi j'ai vu les choses passer d'un coup à vitesse grand V, les tremblements, les médecins qui bricolent de l'autre côté du drap, mon conjoint à ma gauche, anxieux mais surtout stressé de me voir trembler aussi fort ! Puis enfin...la sensation qu'un poids vient d'être soulevé de mon corps et ce cri aigu merveilleux qu'on a tant attendu...il a fallu alors moins d'1min pour que notre cocotte soit dans les bras de mon conjoint puis collée à ma joue. Un lot de consolation pour le peau à peau que j'espérais tant...j'ai ensuite suivi chaque minute de l'heure que j'ai passé en salle de reveil, avec la hâte immense de rencontrer ma fille. Une heure interminable...Puis ce fut enfin le moment, et quel moment puisqu'a la seconde où on me l'a confiée, elle a attrapé mon sein comme si on lui avait déjà tout expliqué comment faire :) Non ce n'était pas cet accouchement que j'espérais. J'ai eu les mêmes sensations de non-accomplissement. Les mêmes larmes de déception de moi-même. Jusqu'à aujourd'hui c'est meme encore un peu difficile d'y repenser. Mais le résultat n'est pas un prix de consolation...c'est le plus beau cadeau de la vie, un paquet d'amour tout doux générateur de bonheur !!
  60. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 07 min
    Camille, dans des cas comme les nôtres, il faut faire preuve de résilience. On peut se préparer du mieux qu'on peut mais pour la suite, rien ne nous appartient. Il faut faire confiance et accepter que le scénario change. Vive le bonheur qui nous attend par la suite. xx
  61. Sara 18 avril 2016 à 07 h 25 min
    J'ai eu une césarienne d'urgence car après 8h de travail, mon col était dilaté à peine à 4. J'étaie contente que mon médecin dise qu'on irait en césarienne car jetais complètement épuisé. Moi aussi sur la table d'opération je tremblais. J'étais tellement épuisé de ma nuit de travail que j'ai ronflé pendant qu'il me recousait. Ça à pris quelques heures avant de retrouvé mon bébé car j'étais trop faible et je dormais dans la salle de réveil. La médication après l'opération m'a rendu malade. Vomir en tenant ma cicatrice à été vraiment horrible. Donc j'ai été capable de m'occuper de mon bébé agréablement après environ 12h de vie. Le retour à la maison a été difficile. Je n'étais pas capable de sortir du lit seule, donc j'ai dormi les 5 premières nuits dans le salon. Mon prochain accouchement risque aussi d'être une césarienne, mais comme elle sera planifié je serai mieux et je pourrai "profiter" de mon bébé plus tôt.
  62. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 14 min
    Bonjour Sara, Je vous souhaite définitivement un deuxième accouchement et une suite plus agréables. Vous savez ce que je dis souvent à ceux qui m'entourent lors de moments difficiles? Je leur dis que ce qu'ils vivent présentement n'est qu'un moment dans leur vie et pas le reste de leur vie. Malgré une expérience difficile, vous êtes prête à recommencer. Quand tout va mal ou ne se déroule pas comme prévu, il faut s'accrocher au "après" le plus possible et dans ce cas-ci, le "après" est juste merveilleux à vivre au quotidien. Merci de votre témoignage!
  63. Marie 18 avril 2016 à 10 h 00 min
    Bonjour! J'ai bien aimé ce que vous avez écrit. J'ai vécu une cesarienne d'urgence aussi (pour les même raisons que vous) et oui, les tremblements c'était pas facile. Plutôt paniquant tous ça, les bras attachés. La nouvelle de la cesa ma fait paniquer et j'ai eu beaucoup de misère à prendre mon fils quand il es né, j'étais trop faible pour le peau à peau dans la salle d'opération. C'est ce qui m'a le plus déçu, mais mon conjoint a pu profiter de ce moment à ma place. La 2e cesa s'est mieux dérouler et la pour la 3e cesa qui sen vient en septembre, je suis zen avec ça!
  64. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 16 min
    Chère Marie, vous êtes magnifique! Bravo pour vos belles réalisations et celle à venir! Je vous souhaite de vivre les plus beaux moments du monde en septembre prochain! xx
  65. Josée 18 avril 2016 à 10 h 15 min
    Wow ! Très beau texte ! Pour ma part, a 33 semaines ma fille n'était pas retourné et on m'a tout de suite dit que j'allais avoir une césarienne... J'étais très stressé à cette idée mais ma cocotte s'est retournée ! Au dèbut de l'accouchement tout se passait bien ! Mais finalement, ça c'est terminé en césarienne ... Par contre je m'étais préparé au fait que nous ne contrôlons absolument rien donc je n'étais pas stressé ! J'ai aussi trembler énormément ... Mais quand j'ai vue ma princesse tout ça n'était plus grave ! J'espère à mon prochain enfant pouvoir faire le 1 er peau à peau car c'est papa qui l'a fait ! Mais bon chaque accouchement eat différent et encore la, je n'aurai pas le contrôle !!!
  66. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 18 min
    Bonjour Josée, Ça travaille le "lâcher-prise" pas à peu près n'est-ce pas!! :-) Merci d'avoir pris le temps d'écrire un commentaire et bonne chance pour l'agrandissement de votre belle famille!
  67. Amélie 18 avril 2016 à 11 h 29 min
    Bonjour, j'ai aussi eu un césarienne. Non-prévu. J'avais pas lu le chapitre non plus malheureusement. Après le verdict de mon bassin trop étroit. 13h de travail, 4h de poussées, contractions aux 90 secondes et d'une durée de 45 secondes. J'ai dit oui car j'était épuisée, mais j'ai eu tellement peur. Tout le temps de ma préparation et de l'habillement de mon homme, en astronaute comme dirai si bien une autre maman, j'ai paniquer intérieurement. J'ai pleurer. J'avais ce sentiment d'impuissance, de ne pas être capable de m'être cet enfant au monde. J'ai eu la chance de parler beaucoup avec une autre blogueuse de naître et grandir, Josée Bournival qui m'a aider a passer au travers se sentiment de honte et d'échec vis-à-vis mon accouchement. Aujourd'hui 19 mois (et demi :-)) plus tard, je suis en paix avec cette accouchement. Je suis heureuse. J'ai eu aussi tous les tremblements comme les autres et les mains attachées. Par contre chez nous à Trois-Rivières, ou grâce à ma gynécologue je ne sais pas, aussitôt bébé sorti et emmailloter il a été en contact avec moi dans mon cou et j'ai eu une main détachée. Aussitôt terminée, j'ai été détaché et bébé a fait le chemin jusqu'à la salle de réveil avec moi. Je l'ai eu sur moi en peau à peau tout le temps. Rendu à la chambre j'ai beaucoup dormi par contre avec tous ces médicaments et les effets de la nuit blanche à pousser. Je suis présentement enceinte de 18 semaines de bééb2 et j'ai pris la décision d'avoir une césarienne à nouveau. Je n'ai pas l'énergie et l'envie d'essayer encore plusieurs heures et me faire dire qu'il ne passera pas vu mon bassin étroit. J'ai eu une belle expérience malgré tout je garde que de bon souvenirs, mais c'est sure que j'ai des demandes à faire à la gynécologue pour ma prochaine je sais comment cela fonctionne maintenant et il y a des choses que je voudrai différemment. On verra. =)
  68. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 24 min
    Bonjour Amélie et félicitations!!! Quand on est passé par là, tout semble moins stressant pour la suite. Vous avez vécu l'expérience d'une césarienne et savez à quoi vous attendre. "La première fois" est toujours stressante. Vous êtes préparée à vivre votre deuxième accouchement avec sérénité! Pour connaître Josée et sa générosité, vous ne m'étonnez pas du tout en disant qu'elle vous a beaucoup aidée. Par votre témoignage, vous aidez à votre tour! Merci Amélie!
  69. Julie 18 avril 2016 à 11 h 31 min
    Merci pour le témoignage! J'en aurais tellement long à dire... par où commencer? Je me suis sentie concernée par plusieurs des commentaires. J'ai une fille de 5 mois qui est née par césarienne après plus de 26h de travail. J'ai poussé pendant 3h et demie, mais elle était positionnée en postérieur et impossible de la retourner, malgré deux tentatives... Je m'étais préparée du mieux que je pouvais à ce premier accouchement. J'avais lu (beaucoup), j'avais fait du yoga, de l'aquaforme, de la physio, de l'ostéo, des exercices... Je voulais tellement un accouchement naturel! Finalement, mon accouchement n'a rien eu de naturel... Fentanyl, épidurale, pitocin et... césarienne. J'étais tellement épuisée. J'avais des contractions «hypertoniques» qui pouvaient durer 20 minutes, avec presque pas de pause entre deux contractions. Des contractions d'une durée d'une minute à chaque 45 secondes, je ne connais pas! Je n'ai jamais pu calculer l'intervalle entre deux contractions... C’était comme une douleur constante, intense, interminable. La dilatation a été tellement longue... J'ai finalement accepté l'épidurale après plus de 2 heures dilatée à 8 cm. J'entendais des femmes accoucher dans les chambres autour, se faire applaudir, même. Je ressentais un mélange d'envie et de frustration. Je suis quand même heureuse de m'être rendue à la poussée, même si bébé n'avançait pas. Ça a été une petite victoire. Je sais au fond de moi que je ne pouvais rien faire de plus et 5 mois après, j'en suis fière. Donc plus de 24h après la perte des eaux, c'était les forceps ou la césarienne. J'ai choisi la césarienne sans hésiter. Bébé n'a jamais souffert et est sortie en pleine forme (sauf pour un petit tirage). Juste avant d'aller en salle d'opération, je me rappelle avoir dit à l'infirmière que j'avais peur de ne pas pouvoir allaiter. Elle m'a alors pris le sein et a fait sortir du colostrum. À partir de là, j'étais prête. Je voulais juste qu'on «opère», qu'on en finisse. Je ne pensais pas que le drap serait si proche de mon visage. Je me suis soudainement sentie claustrophobe. Et j'avais comme des aiguilles qui me transperçaient les omoplates. J'ai vomi, évidemment. Ils m'ont alors tendu un masque et m'ont dit de respirer. Ça m'a tellement fait du bien. Je me suis endormie. Mais je me suis sentie coupable par la suite car étant endormie, je n'ai pas assisté à la naissance de ma fille. J'ai senti que j'avais choisi «la facilité», si près du but. Aussi, mon chum n'a pas pu assister à l'opération. Il était tout habillé pour y assister et à la dernière minute, l'anesthésiste lui a dit qu'il ne pourrait pas entrer. J'imagine l'angoisse qu'il a dû ressentir. En même temps, je suis extrêmement reconnaissante qu’il ait été là pour notre fille après sa naissance, durant son séjour en néonatalogie. Je me souviens de m'être réveillée en entendant ma fille pleurer, un peu après sa naissance. J'ai paniqué, je voulais voir mon bébé. Ils l'ont tenue près de moi, je lui ai dit «Allô ma fille... c'est ta maman... je t'aime». Elle avait les yeux fermés. Elle était tellement belle, parfaite, avec sa petite tuque tricotée rose. C’était surréel. Je lui ai donné un bisou et puis c'est tout. Je me suis rendormie et ils l'ont amenée en néonatalogie pour environ 10 heures car elle avait un tirage et une petite hypoglycémie. Pas de peau-à-peau, pas de bébé tout gluant plein de sang et de liquide amniotique déposé sur mon ventre et cherchant le sein. Mélissa a raison. Il y avait quelque chose de brisé. J'avais de la difficulté à faire le lien entre le bébé dans mon ventre, auquel je m'étais attachée depuis 9 mois, et le bébé tout propre qu'on m'avait présenté dans la salle d'opération. En plus, ma fille ne me ressemblait pas vraiment! J'avais honte d'en parler au début, mais l'attachement n'a pas été instantané comme je l'aurais imaginé... ou espéré. Je me sentais coupable (eh oui, encore!). Cet attachement s'est développé avec le temps, entre autres avec l'arrivée des premiers sourires, vers un mois... Et maintenant, je ne veux plus m’en séparer! Lors de mon premier lever, vers 10h00, ils ont voulu tirer mon colostrum pour en redonner à ma fille. J'ai dit à l'infirmière : «Pourquoi je ne peux pas aller l'allaiter?» Elle m'a dit que je pouvais y aller si j'en sentais la force. Pour moi, il n'y avait rien de plus important à ce moment que d'aller allaiter ma fille. De la rencontrer -pour de vrai- et de la tenir dans mes bras. Et ça m'a fait du bien. J'aurais eu besoin d'un «débriefing» suite à l'accouchement pour avoir des réponses à mes questions et mieux comprendre les raisons de telle ou telle décision. Ça m'aurait aidée à l'accepter. Mais l'acceptation a fait son chemin et 5 mois après l'accouchement, je peux dire que je n'ai -presque- pas de regrets! Ça m’a beaucoup aidée de recevoir de la visite à la maison, malgré la fatigue (merci à mon chum pour sa compréhension!), et de pouvoir raconter en détails, encore et encore, mon accouchement. Je crois que j'avais aussi besoin de voir ma fille à travers les yeux des personnes que j'aime pour construire mon amour pour elle, mon attachement. Écrire dans un journal m’a aussi aidée à faire le deuil d’un accouchement naturel. Car oui, c’est un deuil à faire. Après ce très très long message (merci à ceux et celles qui se sont rendus au bout!), j’aimerais conclure avec une citation de Lesley Regan, obstétricienne et auteure d’un livre sur la grossesse et l'accouchement : «Si la césarienne donne la possibilité à un plus grand nombre de mamans de rentrer à la maison avec un bébé en bonne santé, alors c'est une bonne chose et tout le contraire d'un «échec». Je crois vraiment que la route empruntée par votre bébé est secondaire, tant que lui et sa mère sont en sécurité». Julie
  70. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 13 h 36 min
    Julie, votre témoignage est juste magnifique. Vous êtes très touchante, honnête et vous nous racontez avec beaucoup de sensibilité votre parcours. Merci d'avoir pris le temps de nous exposer dans pudeur les sentiments qui vous ont habitée et les étapes que vous avez traversées. Je suis certaine que plusieurs se reconnaissent en vous lisant et plusieurs papas aussi...Pas évident pour eux qui doivent assister, impuissants, à tous ces boulversements et qui vivent aussi plein d'émotions, souvent contenues, afin de ne pas nous perturber davantage. Je vous embrasse bien fort! xx
  71. Julie 18 avril 2016 à 12 h 03 min
    Bonjour Laeti, J'ai vécu un accouchement semblable en certains points au tien. J'ai laissé un témoignage un peu plus bas... Mon travail a été très long et mon chum n'a pu assister à l'opération car ils ont dû m'endormir entre autres car l'épidurale n'était pas assez efficace (ils ont utilisé un médicament alternatif dû à une allergie) et que je souffrais beaucoup. Je crois que le temps permet d'accepter notre accouchement. Il faut se laisser le temps. Parler de mon accouchement à mon entourage et écrire m'a aussi beaucoup aidée. On vit beaucoup d'émotions : culpabilité, regrets, honte, déception, amertume. Et tout cela est normal, je crois. Ça fait du bien d'en prendre conscience et de mettre des mots sur ce qu'on ressent. J'ai même pensé consulter en psychologie, mais finalement, au bout de quelques mois, je n'en ressentais plus le besoin. Je crois que chaque personne s'en remet à son rythme, mais qu'il est important d'aller chercher de l'aide au besoin si la douleur émotive persiste. Je te souhaite beaucoup de courage. Julie
  72. Marilyne 18 avril 2016 à 16 h 53 min
    Pour ma part, autour de moi, plusieurs bébés sont nés en césarienne. Je m'étais donc préparée. Je me disais même que si je le pouvais je choisirais la césarienne (peur de la poussée!!!). Avec ma gynéco, suite à de petites complications de fin de grossesse (TRF moyens) j'avais décidé de la date de mon induction (je souhaitais qu'elle soit de garde cette journée-là). C'est finalement ce qui est arrivé après 10 heures de travail. Bébé était mal positionné, il était un peu trop en diagonale et il se présentait par le nez. Lors de mes contractions (après la rupture de mes eaux), son rythme cardiaque diminuait puis revenait à la normale. Rien n'était cependant alarmant. Je voyais mon médecin qui regardait sa fiche de critères menant à la césarienne et je me situais dans le "jaune" pour à peu près tous les critères. Ma médecin et ma gynéco sont sorties de la chambre d'accouchement pour discuter de mon cas. Elles sont revenues en me proposant de sortir mon petit trésor par césarienne. Elles ne devaient pas être habituées de voir quelqu'un sourire et dire "oui" aussi rapidement! Elles m'ont expliquée que rien n'était urgent encore, que, si je le voulais, je pouvais attendre, car c'était envisageable que j'accouche naturellement aussi. J'étais sereine avec ma décision. Mon conjoint également. J'aime dire que j'ai eu une césarienne "préventive". Je ne souhaitais en aucun cas mettre la vie en danger de mon "bébé-éprouvette"(fécondation in vitro). J'ai également senti ce désir de la part de mes médecins qui surnommaient déjà mon bébé: le petit trésor tant voulu et attendu! Après 8 ans d'attente, tout ce qui comptait c'était d'enfin tenir MON enfant dans MES bras. Un enfant qui n'aura pas été conçu naturellement ni accouché naturellement et je m'en porte extraordinairement bien. Mon p'tit Philippe est mon plus bel accomplissement!
  73. Carole St-Denis 18 avril 2016 à 20 h 29 min
    Bonsoir Marilyne, Comme je vous comprends! Huit ans d'attente...Vous avez toute mon admiration! J'ai signé la préface du livre d'une amie, Isabelle Casgrain, qui est passée par toutes ces procédures avec son conjoint et qui raconte son histoire mais malheureusement, sans le beau résultat que vous avez eu. Je peux donc comprendre vos inquiétudes et votre désir de faire en sorte que tout se passe le mieux possible! Qu'il n'ait pas été conçu naturellement et que vous n'ayez pas accouché naturellement ne vous enlève rien au contraire!! Toutes ces démarches pour avoir un enfant démontre à quel point votre désir était grand. Félicitations, vous devez être une maman extraordinaire!
  74. Mélissa 20 avril 2016 à 13 h 54 min
    J'ai moi aussi eu une césarienne d'urgence a ma première grossesse. Tout allait bien malgré la douleur et mes supplications pour avoir la péridural malgré la peur presque maladive de cette piqûre. Puis est venue le moment de crever mes eaux et c'est là que le ''fun'' commence. Ma pitounne, pour qui tout allait bien, n'a pas apprécier se faire forcer comme ça et s'est tourné sur le dos. Elle aurait du sortir avec un plongeon arrière. Ce qui pourrait être possible avec un bébé de 4 lbs mais pas à 8 libs et 15 onces, ce que nous savions pas a ce moment. C'est après 1h30 de poussées que la décision de la césarienne a été prise, il était 4h30 du matin. J'ai bien pris la décision et pour plusieurs raisons: ça fessait 24h que je n'avais pas dormi que je n'avais pas mangé et aussi parce que à un moment donner il faut bien que le bébé sorte de sa maman. J'ai été attaché à la table et j'ai tremblée mais je me rappelle que j'avais froid. Ma fille est sortie 1h plus tard (5h28). On m'a monter ma fille de si près que je la voyais mal. Puis elle a été amené pour être nettoyer et j'ai dis au papa de la suivre. Je me sentais rassurée de la savoir avec son papa. J'ai pu voir ma fille vers 7h-7h30. J'ai pu dormir seulement vers 22h-22h30 le même soir. Les infirmières ont passées la journée à me dire de dormir mais à toutes les heures il y en avait une dans la chambre soit pour moi soit pour ma fille. À ma deuxième grossesse, j'ai eu une seconde fille mais par AVAC cette fois. Le travail est aller très vite et les poussées on durer 2h15. Je suis contenta d'avoir vécu les 2 types de naissance.
  75. Mélissa 20 avril 2016 à 14 h 11 min
    J'oubliais, à ma première, c'est papa qui a fait en premier le peau à peau. Par contre la deuxième fois c'est moi qui ai commencé le peau à peau et mon chum a pris le relève quand on a été transféré dans la chambre. Cette fois là, les infirmières croyaient que notre fille fessait de la fièvre mais elle a été en peau à peau de 19h47 à 23h30. En plus, sur papa, qui est très chaud, elle avait 2 couvertures, on s'entend que ça fait monté une température.
  76. Carole St-Denis 22 avril 2016 à 21 h 33 min
    Bonsoir Mélissa, Deux expériences fort différentes effectivement! Que de souvenirs ça nous laisse n'est-ce pas? Je vais dire comme vous: nous sommes chanceuses d'avoir vécu les deux formes d'accouchement mais surtout, nous sommes chanceuses d'avoir de beaux bébés en santé! Merci de votre témoignage. :-)
  77. Vicky 21 avril 2016 à 12 h 49 min
    J'ai vécu 2 césariennes. La 1ère, un peu comme la vôtre. Les tremblements étaient plus que présents... j'essayais de me détendre malgré le fait que l'option B m'était très positive dans mon cas, mais impossible... Le rétablissement? Assez long... Après 2 semaines, j'étais enfin capable de monter et descendre les escaliers chez moi à une vitesse ''normale''...! La 2e était prévue. Je la souhaitais. Je ne pouvais pas imaginer que ma fille réussirait à passer par en bas alors que mon garçon n'y avait pas lui-même réussi... Le rétablissement a été beaucoup plus court et l'opération tout aussi ''tremblante''! J'avais beaucoup lu sur l'AVAC, j'étais très informée, mais 3 mois après la naissance de ma 2e, je ne regrette pas du tout mon choix! Je n'inscris pas beaucoup de détails, mais en gros, ce fut deux événements que je n'oublierai jamais!
  78. Vicky 21 avril 2016 à 12 h 51 min
    et à la 2e, on m'a offert le peau à peau immédiatement sur la table d'opération pendant que je me faisais recoudre. Je l'ai fait 1 minute ou 2 et j'ai demandé, toute en faiblesse, à mon conjoint de la reprendre, je sentais que j'aurais pu l'échapper tellement j'étais faible et fatiguée de l'opération. Mais j'ai apprécié avoir le choix de décider!
  79. Carole St-Denis 27 avril 2016 à 09 h 02 min
    Bonjour Vicky, Avouons que ça fait toute la différence de savoir un peu à quoi s'en tenir! Heureuse pour vous de votre belle expérience!
  80. Karine 23 avril 2016 à 15 h 08 min
    Bonjour, j'ai vécu sensiblement la même expérience il y a 4 mois. Mon col à stopper a 9.5 et j'ai pousser pendant 2 heure mais mon bébé n'a jamais sortie. C'est mon troisième et les deux premier , j'ai l'ai ai eu naturel! J'ai eu les bras attacher et de terrible tremblement! Je n'est pas vue mon bébé avant 4 heure! Elle n'a pas eu de contact peau à peau ! J'ai perdu beaucoup de sang et je ne me rappel pas très bien de tous ce qui c'est passer! Tous ce que je me rappel est le visage de mon bébé qui essayer de tete mon visage et elle me lèche en pleurant.J'ai l'impression que c'est çe moment qui m'a tenue en vie et qui m'a aidé à me réveiller. J'aurais aimé la prendre et l'allaiter ! Cette séparation à été traumatisant. De plus à à fais une jaunisse et il l'on mis sous la lumière et donner le biberon pendant que j'allaiter. Au bout d'une journée il avais briser mon allaitement elle ne tete plus le sein. J'ai tous recommencer à la maison et sa été très difficile ! Je pleurais tellement une accouchement que je détester et maintenant plus d'aillaitement. Mais, maintenant elle bois au sein ! j'aimerais avoir des explications pourquoi ! Mes personne ne peux me répondre! Pourquoi mon col à arrêter d'ouvrir?
  81. Carole St-Denis 27 avril 2016 à 09 h 10 min
    Bonjour Karine, Ouf...que d'émotions! En plus, il s'agissait de votre troisième bébé? En théorie, ça aurait dû faciliter le passage! Je ne suis évidemment pas médecin donc, pas en mesure de vous donner d'explications sur ce qui s'est passé mais je suis aussi surprise que vous d'apprendre que vous n'avez pas pu donner naissance à votre enfant par voies naturelles dilatée à 9,5. Il y avait très certainement de bonnes raisons de procéder à une césarienne. Si j'étais vous, je ferais une demande au département des archives et je demanderais à recevoir mon dossier médical complet mais je suis convaincue que votre médecin pourrait vous expliquer ce qui s'est passé. Même si ce n'est pas lui qui vous a accouché, il a accès à votre dossier. Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous avez fait preuve de courage et de persévérance. Bravo!

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