Ce qui se passe dans l'utérus influencerait le cerveau des enfants

Ce qui se passe dans l'utérus influencerait le cerveau des enfants
Les conditions qui règnent dans l’utérus influenceraient le développement du cerveau des enfants, et ces effets persisteraient jusqu’à l’adolescence.

1er février 2017 | Les conditions qui règnent dans l’utérus influenceraient le développement du cerveau des enfants, concluent des chercheurs montréalais. Ces effets persisteraient au moins jusqu’à l’adolescence.

Selon les chercheurs, l’environnement dans lequel se développe le bébé pendant la grossesse agirait entre autres sur le cortex cérébral, une région du cerveau impliquée dans la régulation des émotions et dans plusieurs processus intellectuels. Ce qui se passe dans l’utérus occasionnerait des changements chimiques à la surface des gènes, modifiant ainsi leur expression, expliquent les auteurs de l’étude. Ces modifications, appelées variations épigénétiques, influenceraient ensuite le développement du cerveau.

Le séjour dans l’utérus aurait donc un impact important pour le développement du cerveau, insistent les auteurs. Ils espèrent d’ailleurs que leurs travaux permettront de mieux comprendre comment favoriser un développement optimal du cerveau pendant la grossesse et prévenir du même coup les problèmes émotifs et cognitifs chez les enfants.

Pour réaliser leur recherche, les chercheurs ont étudié 52 paires de jumeaux identiques, de la naissance jusqu’à l’adolescence. Les jumeaux identiques ont la particularité de partager les mêmes gènes. De plus, le style de vie de leur mère est le même. Pourtant, certains couples de jumeaux viennent au monde avec des poids de naissance différents. Cela signifie donc qu’ils n’ont pas vécu exactement la même chose pendant la grossesse. Par exemple, un des bébés était peut-être mieux positionné que l’autre dans l’utérus ou il recevait peut-être plus de nourriture, proposent les auteurs de l’étude.

En utilisant des techniques d’imagerie médicale, les chercheurs ont pu observer que les enfants qui avaient un poids différent de leur jumeau à la naissance affichaient aussi des différences en ce qui concerne la structure de leur cerveau. De plus, ces paires de jumeaux présentaient des variations épigénétiques sur leurs gènes.

Sources : Université Concordia et Human Brain Mapping


Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : GettyImages/LPETTET

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