En manchettes: Logement – Équité entre enfants – Stress des mères

En manchettes: Logement – Équité entre enfants – Stress des mères
En manchettes: Logement – Équité entre enfants – Stress des mères
Stress des parents lié au logement, équité entre enfants et stress caché des mères


LOGEMENT

Se loger : source de stress élevé pour les parents

Le logement serait une source importante de stress pour près du tiers des parents québécois, rapporte un récent sondage mené auprès de 1 001 parents d’enfants âgés de 0 à 5 ans. Ce sondage a été réalisé par Léger pour l’Observatoire des tout-petits (OTP).

La recherche d’un logement abordable et de taille suffisante préoccuperait davantage certaines familles que d’autres, particulièrement depuis le début de la pandémie. Parmi les familles sondées qui rapportent un niveau élevé de stress relié au logement se trouvent :

  • les familles monoparentales (55 %);
  • les parents locataires (47 %);
  • les ménages gagnant moins de 40 000 $ par an (46 %);
  • les familles immigrantes (44 %);
  • les parents de la grande région de Montréal (34 %).

De plus, en raison de l’inflation, 60 % des parents locataires et 76 % des familles monoparentales interrogés ont dû revoir leurs habitudes pour arriver à payer leur loyer. Par exemple, limiter les activités familiales, acheter moins de vêtements et réduire la facture d’épicerie.

Par ailleurs, le stress vécu par les parents les rendrait moins disposés à répondre aux besoins de leurs enfants. De plus, un logement trop petit et bruyant nuirait à la qualité du lien parents-enfants. Des solutions existent, souligne l’OTP. Par exemple, augmenter les logements sociaux, privilégier des logements adaptés aux familles et assurer un meilleur contrôle de la hausse des loyers.

Source : Observatoire des tout-petits

VIE DE FAMILLE

Pas besoin d’être toujours équitable avec ses enfants

« Pourquoi tu lui as acheté de nouveaux souliers et pas à moi? C’est pas juste! » Ne vous en faites pas si l’un de vos enfants se dit victime d’injustice, car c’est une occasion d’apprentissage pour lui, fait valoir une spécialiste canadienne de la petite enfance.

Selon elle, vivre de petites injustices de temps en temps serait bon pour les enfants. En effet, elles leur apprendraient à gérer les émotions qui surgissent dans ce genre de situations et les aideraient à comprendre que tout n’est pas centré sur eux. Par exemple, à une fête d’amis, ils n’auront peut-être pas exactement la même part de gâteau que leur ami.

Par ailleurs, si vous tentez d’être équitable avec tous vos enfants en tout temps, vous risquez de vous épuiser, prévient la spécialiste, car c’est impossible. L’important est plutôt que vos enfants comprennent que tout n’est pas toujours juste et soient capables de bien réagir, car ils seront confrontés à des injustices toute leur vie, explique-t-elle.

Voici quelques trucs pour aider votre enfant à faire face aux injustices :

  • Montrez-lui à soutenir sa fratrie et ses amis, lors d’une joute sportive ou un d’un concert notamment, même s’il n’en a pas envie.
  • Discutez des situations qu’il pourrait juger injustes. Par exemple, expliquez-lui que son frère aura de nouveaux souliers, car ses pieds ont grandi, et qu’il en aura lui aussi quand ses chaussures deviendront trop petites.
  • Félicitez-le quand il réagit bien devant une situation qu’il trouve injuste, par exemple lorsqu’il est patient pendant que vous vous occupez de sa petite soeur.

Source : CTV News

PARENTALITÉ

Sondage : plusieurs mères cacheraient leur stress

Sept mères sur dix cacheraient leur stress à leur conjoint et à leur famille afin de ne pas les inquiéter, révèle un sondage mené aux États-Unis auprès de 2 028 mères millénariales, c’est-à-dire nées entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990.

Ces mères agiraient aussi ainsi par crainte de se sentir inadéquates ou de ne pas recevoir le soutien dont elles ont besoin. De plus, une répondante sur trois dit aussi se sentir stressée ou dépassée au moins cinq jours par semaine. Les mères interrogées admettent s’en mettre trop sur les épaules.

En effet, 80 % d’entre elles se disent souvent qu’il est préférable qu’elles fassent elles-mêmes les tâches afin qu’elles soient faites au bon moment et de façon appropriée pour leur famille. Pour arriver à faire toutes leurs tâches, 90 % des répondantes ont d’ailleurs dit qu’elles aimeraient pouvoir se cloner.

Parmi les principales préoccupations des mères se trouvent les finances et leur santé mentale. Le tiers des femmes interrogées se sentent également peu valorisées dans leur rôle de mère, ce qui contribuerait à augmenter leur stress.

Près de 75 % des mères sondées pensent qu’elles devraient prendre plus de temps pour elles, mais la plupart se sentent coupables de le faire. Par contre, 63 % des répondantes ont été chercher de l’aide professionnelle pour leur santé mentale.

Source : Study Finds

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30 juin 2022

Par l’équipe de Naître et grandir

Naître et grandir

Photos : GettyImages/fizkes, Inside Creative House et zoranm

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