En manchettes: mythes sur le rhume, allergies alimentaires et soirées de jeux en famille

En manchettes: mythes sur le rhume, allergies alimentaires et soirées de jeux en famille
Prévention du rhume, causes possibles de la hausse des cas d’allergies alimentaires et bienfaits des soirées de jeux en famille


SANTÉ

Encore beaucoup de mythes autour du rhume

Aller dehors les cheveux mouillés ne rend pas malade. La vitamine C ne protège pas du rhume. Pourtant, une majorité de parents pensent qu’il s’agit de bons moyens de garder les virus du rhume à l’écart.

C’est ce que révèle un sondage réalisé auprès de 1119 Américains ayant au moins un enfant âgé entre 5 et 12 ans. Heureusement, 99 % des parents interrogés encouragent d’abord leur enfant à adopter une bonne hygiène personnelle pour éviter les rhumes, comme se laver les mains souvent et éviter de partager des verres ou des ustensiles avec d’autres personnes.

De plus, 87 % des parents sondés tiennent, autant que possible, leur enfant loin des personnes malades et 84 % d’entre eux ont dit désinfecter régulièrement différents endroits de leur maison et les jouets. L’efficacité de toutes ces méthodes a été prouvée scientifiquement.

Toutefois, des méthodes de prévention du rhume dont l’efficacité n’a pas été démontrée par des données scientifiques sont aussi utilisées par plusieurs parents sondés. Par exemple, 51 % d’entre eux donnent des vitamines ou des suppléments (ex. : zinc et échinacée) à leur enfant pour le protéger du rhume. De même, 70 % des parents interrogés se basent aussi sur des mythes, comme inciter leur enfant à rester à l’intérieur et ne pas le laisser sortir dehors les cheveux mouillés.

Or, les virus du rhume se transmettent d’une personne à l’autre par des sécrétions qui se retrouvent sur les mains ou qui, à cause des éternuements ou la toux, se répandent sur les objets, dont les jouets.

Pour savoir comment prévenir et traiter le rhume, consultez la fiche Rhume et grippe.

Sources : EurekAlert! et C.S. Mott Children’s Hospital

ALIMENTATION

Allergies alimentaires : renouer avec les bactéries?

D’ici 2050, 50 % de la population pourrait avoir une allergie respiratoire, alimentaire ou autre, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Il y a 20 ans, peu d’enfants présentaient d’ailleurs une allergie alimentaire. Pourquoi une telle augmentation?

Selon des données américaines, les allergies alimentaires auraient augmenté de 50 % de 1997 à 2011 et celle aux arachides aurait connu une hausse de 21 % de 2010 à 2016, souligne le magazine Québec Science dans un récent dossier consacré aux allergies.

Étant donné la rapidité de la hausse, la cause ne peut pas être génétique, et l’hypothèse la plus probable repose sur la théorie de l’hygiène. Avec le degré d’hygiène actuel, les enfants sont moins en contact avec les microbes et les bactéries qui aident à bâtir un système immunitaire fort contre les agresseurs externes.

Cela affecterait donc le microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des bactéries qui se trouvent dans le corps. Ces bactéries, particulièrement celles dans l’intestin, seraient bénéfiques et auraient un effet protecteur contre les allergies. Une importante étude suédoise a également conclu que le microbiote vaginal aurait aussi des bienfaits sur les bébés nés par voie naturelle. Selon les résultats, en naissant par césarienne, les bébés auraient 18 % plus de risque d’avoir une allergie alimentaire.

Les anciennes recommandations qui disaient d’introduire le plus tardivement possible certains aliments n’ont pas aidé non plus à stopper les allergies et auraient même plutôt nui. C’est pour cette raison qu’il est maintenant recommandé d’introduire les aliments allergènes dès que bébé commence à manger.

Source : Québec Science, magazine janvier-février 2019

VIE DE FAMILLE

Les bienfaits des soirées de jeux en famille

Prendre l’habitude de faire une soirée de jeux en famille chaque semaine, ça vous tente? Ces moments passés avec votre enfant auraient plusieurs bienfaits, soutiennent deux chercheuses canadiennes.

C’est pourquoi elles proposent aux parents d’instaurer une soirée de jeux hebdomadaire qui pourrait devenir, au fil du temps, un rituel familial. En plus de rythmer la vie familiale et de la rendre plus prévisible, les rituels familiaux contribuent au développement de l’enfant et à la création de souvenirs communs, ce qui est important pour favoriser le sentiment d’appartenance à la famille.

En jouant à des jeux de société ou en faisant des casse-têtes avec ses parents, l’enfant pourra aussi améliorer ses compétences sociales, sa mémoire, son vocabulaire et sa motricité fine. Il pourra également apprendre des concepts mathématiques et des stratégies de résolution de problème.

Pour profiter des bienfaits de ces soirées, les chercheuses encouragent les parents à mettre les écrans de côté, à se concentrer sur l’activité ainsi qu’à discuter avec leur enfant, à l’encourager, à lui donner des commentaires positifs et à lui expliquer les stratégies de jeu qu’ils adoptent.

Source : The Conversation

 

24 janvier 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/Sinenkiy, LightFieldStudios et Lacheev

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