De plus en plus d'aliments surtransformés dans le panier des Canadiens

De plus en plus d'aliments surtransformés dans le panier des Canadiens

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Entre 1938 et 2011, la consommation d’aliments transformés et surtransformés au Canada a grimpé de 136 %.

19 mai 2014 | La consommation d’aliments transformés et surtransformés a bondi de 136 % au Canada de 1938 à 2011, tandis que les achats d’aliments peu ou pas transformés chutaient de 65 %.

C’est ce que révèle une étude du Département de nutrition de l’Université de Montréal (UdeM) publiée dans la Revue canadienne de la pratique et de la recherche en diététique. Les chercheurs ont analysé les données de 6 sondages menés par Statistique Canada sur le contenu des paniers d’épicerie des Canadiens ces 75 dernières années.

Les résultats ont démontré que la consommation d’aliments peu ou pas transformés a diminué, passant de 34 % à 25,6 %. Les légumes racines (carottes et pommes de terre), le lait et les fruits étaient les principaux laissés pour compte. La plus forte baisse a cependant été observée dans la catégorie des ingrédients culinaires, dont la consommation est passée de 12,6 % à 2,3 %.

« C’est là un indicateur très clair du déclin de la cuisine faite maison au profit des aliments transformés et des mets prêts à manger », affirme Malek Batal, auteur de la recherche et professeur au Département de nutrition de l’UdeM.

Les aliments transformés (en conserve, charcuterie, etc.) et surtransformés (jus et boissons riches en sucre raffiné, céréales, croustilles, etc.) ont graduellement fait leur place dans l’alimentation des consommateurs, jusqu’à atteindre 136 % d’augmentation. Ces aliments sont d’ailleurs montrés du doigt dans la hausse du taux d’obésité chez les Canadiens, qui est passé de 9,7 % en 1970 à 25,4 % en 2008.

Au cours des 7 dernières décennies, le taux de calories consommées par les Canadiens liées aux produits préparés achetés à l’épicerie est passé de 28,7 % à 61,7 %.


Par Veille Action pour de saines habitudes de vie

Source : UdeMNouvelles

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