L'enfant aux besoins particuliers: l'intégration en milieu de garde et à l'école

L'enfant aux besoins particuliers: l'intégration en milieu de garde et à l'école


Les garderies et les écoles peuvent accompagner un enfant aux besoins particuliers. Voyez comment.

Si votre enfant a des besoins particuliers, il peut fréquenter un milieu de garde et aller à l’école. Des mesures d’adaptation peuvent être mises en place dans ces deux milieux pour l’accompagner. Voyez ce que vous pouvez faire et le genre de services que votre enfant pourrait avoir.

Dans le milieu de garde

Le ministère de la Famille du Québec prévoit une Allocation pour l’intégration d’un enfant handicapé en service de garde pour les milieux qui accueillent des enfants de 5 ans et moins. Cela permet d’aménager les conditions gagnantes pour intégrer l’enfant aux besoins particuliers dans le milieu de garde.

Votre CLSC ou votre milieu de garde peut vous aider à faire les démarches nécessaires.

Un formulaire doit être rempli et retourné au ministère de la Famille pour que le service de garde puisse recevoir l’allocation. Une fois l’aide financière obtenue, le milieu de garde prendra différentes mesures. Par exemple, il pourrait décider que le groupe de l’enfant aux besoins particuliers sera réduit et qu’une éducatrice sera seule avec lui quelques heures par semaine.

L’allocation peut aussi servir à acheter du matériel adapté. La conseillère pédagogique du milieu de garde peut également soutenir l’éducatrice dans ses interventions et l’aider à en savoir plus sur le diagnostic de l’enfant.

À l’école

Le ministère de l’Éducation du Québec encourage aussi les enfants aux besoins particuliers à fréquenter l’école ordinaire. Il a prévu des services éducatifs pour les élèves qu’on appelle dans le milieu « EHDAA », c’est-à-dire « élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage ».

Au moment de son inscription, il est important d’informer l’école de la condition de votre enfant et de fournir les rapports d’évaluation sur son diagnostic. L’école déterminera ensuite les services qui pourront être mis en place pour lui selon les ressources disponibles.

Différents professionnels et techniciens (ex. : psychoéducateurs, travailleurs sociaux, psychologues et éducateurs spécialisés) travaillent dans les écoles en collaboration avec les enseignants pour intégrer les élèves aux besoins particuliers.

Les parents participent également. Deux fois par année, vous serez notamment invité à rencontrer le personnel (ex. : direction, enseignant, professionnels, techniciens). D’abord pour la mise sur pied d’un plan d’intervention, puis pour sa révision, généralement 3 mois plus tard.

Ce plan déterminera les besoins, les forces et les limites de votre enfant de même que les objectifs qu’il doit atteindre et les moyens adaptés qui seront mis en place pour l’aider. Par exemple, selon son diagnostic, un élève peut se voir accorder plus de temps pour faire un examen et avoir le droit de le faire dans un local plus tranquille pour éviter les distractions.

Du matériel adapté à ses capacités peut aussi être mis à sa disposition (ex. : rampe d’accès, chaise ballon, ordinateur avec un programme de lecture, etc.).

À faire avant d’entrer à la garderie ou à l’école

Pourquoi accueillir un enfant à besoins particuliers dans un milieu de garde?

C’est une bonne idée d’amener votre enfant visiter son nouveau milieu (service de garde ou école) avant son entrée officielle. Il pourra ainsi se familiariser avec l’endroit et rencontrer quelques membres du personnel qui seront avec lui au quotidien. Il est rassurant pour votre enfant de vous voir parler aux personnes sur place, car cela lui montre que vous leur faites confiance, ce qui peut calmer ses craintes.

Si votre enfant entre dans un milieu de garde, il est recommandé de faire une intégration progressive échelonnée sur une, deux ou trois semaines. Votre tout-petit pourrait, par exemple, passer d’abord 1 heure dans son milieu de garde, puis venir pour 2 heures avant de rester un avant-midi et une journée complète.

Vous pouvez aussi commencer par l’envoyer dans son milieu de garde à temps partiel (une à trois journées par semaine) pendant quelque temps avant de l’envoyer à temps plein. L’objectif est de faire de son milieu de garde un endroit agréable et significatif pour lui.

C’est aussi une bonne idée de faire une intégration progressive quand votre enfant entre à l’école. Renseignez-vous auprès de son établissement scolaire pour voir comment cela peut s’organiser.

Bon à savoir
Il est important de transmettre les documents importants, comme les plans d’intervention antérieurs et les évaluations faites par des professionnels, aux personnes responsables avant l’entrée à la garderie ou à l’école de votre enfant. Cela permet au personnel de bien l’accueillir et de mettre en place rapidement des moyens pour faciliter son intégration.

 

À retenir

  • Des mesures d’adaptation peuvent être mises en place dans un milieu de garde et à l’école pour accompagner un enfant aux besoins particuliers.
  • Il est important d’informer rapidement le personnel en place du diagnostic de votre enfant.
  • C’est une bonne idée d’aller visiter le milieu avec votre enfant avant son entrée officielle et de prévoir une intégration progressive.

 

À lire aussi :

L’enfant aux besoins particuliers: ce qu’il faut savoir

L’enfant aux besoins particuliers: parler du diagnostic

L’enfant aux besoins particuliers: le regard des autres

 

Naitre et grandir.com

Recherche et rédaction : Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice
Mai 2018

Photo : GettyImages/FatCamera

 

Ressources et références

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Pour les parents

  • ASSOCIATION DE PARALYSIE CÉRÉBRALE DU QUÉBEC. www.paralysiecerebrale.com
  • ASSOCIATION DES PARENTS D’ENFANTS HANDICAPÉS. www.apeh.ca
  • ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES NEUROPSYCHOLOGUES. www.aqnp.ca
  • ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DU SYNDROME DE LA TOURETTE. www.aqst.com
  • BÉLANGER, Stacey. Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008, 200 p.
  • BÉLIVEAU, Marie-Claude. Dyslexie et autres maux d’école. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2007, 296 p.
  • BÉRUBÉ, Denis et autres. L’asthme chez l’enfant. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2006, 164 p.
  • BOËLS, Nathalie. Le nanisme : se faire une place au soleil dans un monde de grands. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008, 184 p.
  • BRETON, Sylvie et France LÉGER. Mon cerveau ne m’écoute pas : comprendre et aider l’enfant dyspraxique. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2007, 190 p.
  • CHARTRÉ, Marie-Ève et Johanne GAGNÉ. Mon enfant a une maladie chronique. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2014, 128 p.
  • FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L’AUTISME. www.autisme.qc.ca
  • FERLAND, Francine. Au-delà des besoins particuliers. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2017, 280 p.
  • FONDATION DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE. www.lesupport.ca
  • MEILLEUR, Isabelle et autres. Au-delà des mots. Le trouble du langage chez l’enfant. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2016, 264 p.
  • MINEAU, Suzanne. L’enfant autiste. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2013, 220 p.
  • MINISTÈRE DE LA FAMILLE. Allocation pour l’intégration d’un enfant handicapé en service de garde. www.mfa.gouv.qc.ca
  • MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION ET DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. L’organisation des services éducatifs aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). www.education.gouv.qc.ca
  • PLAISANCE, Éric et autres. « Petite enfance et handicap. Quelles réponses aux besoins d’accueil? », Recherches et Prévisions, no  84, 2006, p. 53-66. www.persee.fr
  • REGROUPEMENT DES ASSOCIATIONS PANDA DU QUÉBEC. www.associationpanda.qc.ca
  • RICHER, Marie-Claude et autres. « Caractéristiques familiales associées aux trois profils du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité chez les enfants âgés de 6 à 9 ans », Enfance en difficulté, vol. 1, 2012, p. 145-166. www.erudit.org
  • SÉNÉCHAL, Carole et Catherine DES RIVIÈRES-PIGEON. « Impact de l’autisme sur la vie des parents », Santé mentale au Québec, vol. 34, 2009, p. 245–260. www.erudit.org
  • VANASSE, Michel et Anne LORTIE. L’épilepsie chez l’enfant et l’adolescent. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2007, 200 p.

Livres pour les enfants

  • LES ÉDITIONS MIDI TRENTE, coll. « Laisse-moi t’expliquer…». www.miditrente.ca
  • MARLEAU, Brigitte. Boomerang éditeur jeunesse, coll. « Au coeur des différences ». www.boomerangjeunesse.com
  • VINCENT, Annick. Mon cerveau a besoin de lunettes : le TDAH expliqué aux enfants. Les Éditions de l’Homme, 2017, 56 p.

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