Aliments ultratransformés et santé des enfants, les pères québécois et le travail, tâches ménagères et vapotage durant la grossesseALIMENTATION
Aliments ultratransformés : quel impact sur la santé des tout-petits?
Les aliments ultratransformés seraient très présents dans l’alimentation des tout-petits canadiens âgés de 3 ans. En fait, près de la moitié de leur apport énergétique quotidien proviendrait de ce type d’aliments, rapporte une étude torontoise.
Les chercheurs ont aussi découvert qu’une consommation encore plus élevée d’aliments ultratransformés à 3 ans serait associée à des mesures de graisse corporelle plus élevées ainsi qu’à un risque accru de surpoids ou d’obésité à 5 ans. Le risque serait plus grand chez les garçons. L’étude n’a toutefois pas permis de comprendre pourquoi les garçons semblent particulièrement vulnérables aux effets néfastes de cette catégorie d’aliments.
Fabriqués de manière industrielle, les aliments ultratransformés contiennent des ingrédients qu’on ne retrouve habituellement pas dans la cuisine maison, comme des agents de conservation, des émulsifiants et des arômes artificiels. Ces aliments comprennent, entre autres, des produits comme les boissons gazeuses, les nouilles instantanées, les croustilles, les biscuits, les soupes du commerce, les craquelins, les saucisses et les yogourts aromatisés.
Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont analysé l’alimentation de 2 217 enfants de 3 ans. Ils ont ensuite examiné des mesures comme la taille, le poids et le tour de taille des mêmes enfants à l’âge de 5 ans.
Source : News Medical
CONCILIATION FAMILLE-TRAVAIL
Plusieurs papas aimeraient réduire leurs heures de travail
Plus du tiers des pères québécois souhaiteraient ralentir le rythme au travail pour passer plus de temps avec leur famille. C’est ce que révèle le ministère de la Famille dans son plus récent bulletin Quelle famille?
Les données du bulletin sont tirées de l’Enquête québécoise sur la parentalité réalisée par l’Institut de la statistique du Québec en 2022. L’analyse du ministère de la Famille révèle que :
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35 % des pères de l’enquête ont dit souhaiter diminuer leurs heures de travail en 2022;
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les pères âgés de 35 à 39 ans sont proportionnellement plus nombreux à souhaiter ralentir leur rythme de travail;
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57 % des pères étudiés qui travaillent 50 heures ou plus par semaine souhaitent réduire leur nombre d’heures de travail alors que c’est le cas pour 29 % des pères qui travaillent moins de 40 heures;
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le souhait de ralentir le rythme au travail est davantage présent chez les pères qui sont peu ou pas satisfaits du partage des tâches et des responsabilités parentales, qui ont un horaire de travail atypique et qui font du télétravail.
Ces données s’appuient sur les réponses de quelque 7 000 pères québécois. Au moment de l’enquête, ces pères étaient salariés et en couple. Ils avaient au moins un enfant âgé de 6 mois à 17 ans.
Source : ministère de la Famille
VIE DE FAMILLE
Tâches ménagères : les filles en feraient plus que les garçons
Neuf enfants sur dix effectueraient de petites tâches dans la maison, révèle une étude française. Mais les filles en feraient davantage que les garçons.
À l’âge de 10 ans, près de la moitié des filles et des garçons mettraient ou débarrasseraient la table. Pour le reste cependant, les filles participeraient davantage aux tâches ménagères que les garçons. Elles seraient en effet plus nombreuses à s’occuper des animaux de compagnie, à ranger leur chambre, à aider pour les repas ou à plier le linge. Seule exception : la tâche de sortir les poubelles reviendrait plus souvent aux garçons.
Toutefois, le portrait change lorsque le père assume une plus grande part de tâches ménagères que la mère. Ainsi, dans les rares foyers où c’est le cas, les enfants participeraient moins aux tâches, peu importe leur sexe. Toutefois, dans les familles où les mères effectuent la majorité du travail, les garçons en feraient généralement moins que les filles. L’étude révèle par ailleurs que :
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ranger sa chambre figurerait au premier rang des tâches les plus communes effectuées par les enfants de 10 ans;
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60 % des jeunes de cet âge participeraient au moins de temps à temps à la cuisine ou au ménage, 50 % aideraient à plier ou à étendre le linge et 40 % sortiraient les poubelles à l’occasion. Seulement 10 % des enfants assureraient ces tâches chaque semaine.
Les données de cette étude ont été recueillies auprès de 7 361 enfants de 10 à 11 ans.
Source : Institut national d’études démographiques
SANTÉ
Vapotage durant la grossesse : des risques pour le bébé
Le vapotage pendant la grossesse augmenterait le risque de problèmes pour le bébé, révèle une équipe de recherche canadienne qui a analysé 23 études sur le sujet.
Le vapotage chez les femmes enceintes augmenterait de 53 % le risque de problèmes pour les bébés, comme une naissance prématurée, une petite taille pour l’âge gestationnel et un petit poids à la naissance. Ces complications peuvent augmenter le risque que l’enfant souffre de problèmes de santé plus tard dans sa vie (ex. : hypertension, obésité, diabète et troubles respiratoires).
Le foetus est très sensible aux substances présentes dans le sang de la mère. Or, la solution liquide des vapoteuses peut contenir des métaux lourds dangereux, comme le plomb, le cadmium et le nickel, de même que des produits chimiques. Certains produits chimiques pourraient même causer des malformations congénitales chez l’enfant à naître.
Les résultats de cette méta-analyse montrent aussi que le vapotage prénatal serait associé à une diminution de 43 % de l’allaitement et à une réduction de 31 % des soins prénataux. Le vapotage n’est donc pas recommandé durant la grossesse, soulignent les auteurs de l’étude.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont analysé les résultats d’études qui ont été menées dans plusieurs pays auprès de plus de 924 000 femmes.
Sources : Université de l’Alberta et La Presse
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3 avril 2025
Nathalie Vallerand et Julie Leduc – Équipe Naître et grandir
Photos : GettyImages/South_agency, Mladen Zivkovic, SanyaSM et Fly View Productions