En manchettes: obésité, retrait, et parents et cannabis

En manchettes: obésité, retrait, et parents et cannabis
Obésité et embonpoint chez les enfants, recours au retrait et impact de la consommation de cannabis par les parents


SANTÉ

Obésité infantile : des pédiatres québécois sonnent l’alarme

L’obésité est la pire épidémie de santé du 21e siècle, affirment quelque 220 pédiatres québécois dans une lettre publiée récemment dans Le Devoir. Ils demandent au gouvernement du Québec de reconnaître l’obésité comme une maladie afin de permettre aux enfants qui en souffrent d’être soignés adéquatement.

Au Québec, environ 10 % des enfants et des adolescents seraient obèses et 30 % feraient de l’embonpoint. Et la situation ne semble pas vouloir s’améliorer. En effet, au Canada, 18 % des enfants âgés de 5 à 9 ans et 15 % des jeunes de 10 à 19 ans seront obèses d’ici 2030, selon les prévisions de l’Atlas de l’obésité infantile de la Fédération mondiale de l’obésité.

Devant ces chiffres, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) soutient que l’obésité et le surpoids diminueront l’espérance de vie de 3 ans au Canada d’ici 2050. En effet, les conséquences de l’obésité sont multiples : dépression, diabète de type 2, maladies du coeur, problèmes respiratoires, etc. Même certains cancers pourraient être causés par un tour de taille trop élevé.

Pourtant, alors que l’obésité est reconnue comme une maladie au niveau mondial, elle ne l’est pas au Québec, déplorent les pédiatres signataires de la lettre. Le gouvernement québécois n’investit donc pratiquement rien dans des programmes de prévention et de suivi pour les enfants atteints d’obésité ou de surpoids, soulignent-ils. Ces pédiatres demandent entre autres aux décideurs d’instaurer une taxe sur les boissons sucrées, dont la surconsommation actuelle est directement liée à l’obésité.

Sources : Le Devoir, La Presse, La Presse, The Gardian et World Obesity

DISCIPLINE

Le retrait : nuisible pour l’enfant?

Alors que de nombreux pédiatres et psychiatres américains encouragent les parents à mettre leur enfant en retrait lors d’un mauvais comportement, des psychologues remettent en doute l’efficacité de cette méthode de discipline. Ils croient aussi qu’elle ne serait pas sans danger pour les enfants. Qu’en est-il?

Récemment, il a été suggéré que le retrait, qui implique de placer un enfant dans une pièce à l’écart de la famille, aurait un impact négatif sur son développement. Certains intervenants recommandent donc de mettre l’enfant en retrait, en silence, dans la même pièce que ses parents.

Une étude récente américaine conclut toutefois que le retrait ne nuirait pas au développement des enfants. Les chercheurs ont même analysé les effets du retrait à long terme. Ils ont suivi 1400 familles et étudié le développement de leurs enfants entre l’âge de 3 et 12 ans. Leurs résultats montrent que les enfants dont les parents ont eu recours au retrait n’étaient pas plus à risque de dépression, d’anxiété, d’agressivité, de troubles de comportements ou de mauvais contrôle de soi que ceux ayant grandi dans des familles qui n’utilisaient pas cette méthode de discipline.

Pour que le retrait soit efficace, les chercheurs rappellent qu’il faut donner un premier avertissement à l’enfant. Si celui-ci ne coopère pas, on le met en retrait dans un endroit ennuyant, sans jeu et sans distraction. Quand l’enfant est calme, il peut revenir et il est recommandé de lui répéter la consigne ou la demande calmement.

Source : Time

PRÉVENTION

Cannabis : impact de la consommation des parents

Bien que le cannabis soit légal depuis un an au Canada, on ne connait pas vraiment les impacts de la consommation des parents sur le développement de leurs enfants. Des chercheurs québécois ont commencé à se pencher sur la question.

Selon les dernières statistiques, 27 % des adultes âgés de 25 à 34 ans fumeraient du cannabis. Plusieurs d’entre eux ont probablement de jeunes enfants, qui peuvent être affectés par la consommation de leurs parents.

Selon les institutions de santé, le cannabis pourrait amener les parents à prendre de moins bonnes décisions pour leurs enfants et à moins bien les protéger de dangers potentiels. Inversement, dans les médias, des parents consommateurs ont vanté les avantages du cannabis qui, selon eux, les rendrait plus empathiques, patients, affectueux et attentionnés avec leurs enfants.

Mais que dit la science? Les quelques études sur le sujet affirment que la consommation de cannabis pourrait causer des comportements parentaux plus problématiques et moins chaleureux, ainsi que des problèmes de comportement précoces chez les enfants.

Par ailleurs, les données préliminaires d’une étude québécoise suggèrent que la consommation de cannabis vient souvent de pair avec des difficultés ou des facteurs de risques, comme la monoparentalité, un revenu modeste, des problèmes psychologiques et l’expérience d’événements traumatiques.

Source : La Conversation

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17 octobre 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/kwanchaichaiudom, Geber86 et Mirjana Ristic

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