En manchettes: punitions corporelles, vêtements et malbouffe, et empoisonnement

En manchettes: punitions corporelles, vêtements et malbouffe, et empoisonnement
Punitions corporelles moins utilisées, vêtements encourageant la malbouffe et dangers liés aux produits de soins personnels


DISCIPLINE

Fessées et autres punitions corporelles : de moins en moins utilisées

Bonne nouvelle : c’est de plus en plus connu que les punitions corporelles sont néfastes, en plus d’être inutiles, et cela se reflète dans les pratiques parentales. Le nombre de parents qui y ont recours est encore à la baisse, selon un nouveau rapport de l’Institut de la statistique du Québec.

Voici les principaux faits saillants concernant le recours à la fessée et autres punitions corporelles mineures – comme taper un bras ou une jambe, pincer ou secouer* – pour punir un enfant âgé de 6 mois à 17 ans.

  • En 2018, environ 1 parent sur 4 (26 %) a dit avoir eu recours à une punition corporelle au cours des 12 mois précédant l’enquête. Cette proportion était de 35 % en 2012 et de 43 % en 2004.
  • Environ 9 % des mères et 13 % des pères jugent acceptable de taper son enfant lorsque celui-ci désobéit. Ces proportions étaient respectivement de 10 % et 15 % en 2012 et de 20 % et 25 % en 2004.
  • Concernant la fessée uniquement, 1 enfant sur 10 a reçu une tape sur les fesses en 2018. Cette proportion était de 1 sur 7 en 2012.

La violence physique sévère, comme frapper un enfant avec un objet dur, lui donner un coup de poing ou secouer un enfant de moins de 2 ans*, diminue aussi. En 1999, 7 % des parents y avaient recours comparativement à 3,4 % aujourd’hui.

Malgré tout, il demeure que près de 1 enfant sur 2 subit de la violence psychologique – comme se faire crier ou hurler après, traiter de noms ou menacer de se faire frapper – de façon répétée (au moins trois fois au cours de l’année). Une proportion qui est tout de même en diminution puisqu’elle est passée de 52 % en 2012 à 48 % en 2018.

L’enquête a été menée auprès de 5 184 mères et de 1 200 pères ayant au moins un enfant âgé de 6 mois à 17 ans.

*Secouer un enfant est considéré comme de la violence physique mineure lorsqu’il s’agit d’un enfant de plus de 2 ans et de la violence physique sévère pour un enfant de moins de 2 ans.

Sources : rapport de l’ISQ , faits saillants de l’ISQ et Naître et grandir

ALIMENTATION

Des vêtements pour enfants qui encouragent la malbouffe

Crème glacée, petits gâteaux, frites, hamburgers, pizzas… Plusieurs vêtements pour enfants affichent des images de nourriture, et principalement de la malbouffe, rapporte une étude américaine.

Une pédiatre a analysé 3 870 tenues vestimentaires pour enfants. Sur 1 vêtement sur 11, il y avait une image de nourriture ou un slogan du genre « J’aime la pizza » ou « Plus de beignes! » Parmi ces vêtements « alimentaires », les deux tiers affichaient des images de malbouffe. Seulement 5 articles affichaient des dessins de légumes!

En poussant plus loin son analyse, la chercheuse a remarqué que davantage de vêtements destinés aux filles arboraient des images de nourriture. De plus, elle a observé que certains produits alimentaires semblaient réservés aux filles et d’autres aux garçons. En général, les pâtisseries, les desserts glacés et les fruits ornent surtout les vêtements féminins alors que la pizza et le fast-food se retrouvent sur les habits masculins.

Comme les préférences et les comportements alimentaires s’établissent durant l’enfance, et persistent souvent à l’âge adulte, la pédiatre se questionne sur l’impact de cette mode sur les enfants. Ces images d’aliments sucrés, très salés ou gras influenceront-elles leurs habitudes alimentaires? Le fait de transformer, souvent sans le savoir, nos enfants en panneaux publicitaires de malbouffe renforcera-t-il l’attrait pour ce genre de nourriture?

Sources : Magazine Cent Degrés, Eating Behaviors, EurekAlert! et The new food economy

SÉCURITÉ

Les produits cosmétiques : toxiques pour les tout-petits

Les shampoings, les crèmes, le maquillage, le vernis à ongles, le parfum… Rien ne semble aussi inoffensif… Mais entre les mains de jeunes enfants, ils deviennent une source d’empoisonnement à ne pas négliger, signale une étude américaine.

Entre 2002 et 2016, 64 686 enfants américains de moins de 5 ans ont été traités aux urgences pour des empoisonnements (86 %) et des brûlures chimiques sur la peau et aux yeux (14 %) causés par ces produits de soins personnels. Ce qui représente un enfant toutes les deux heures!

Le dissolvant à vernis à ongles est particulièrement dangereux. L’acétone qu’il contient cause des maux de ventre, des nausées et une accélération du rythme cardiaque. Si votre enfant en avale, il faut le conduire aux urgences sans tarder. Même chose pour les produits capillaires défrisants ou frisants qui, lorsqu’avalés, peuvent provoquer des brûlures de l’oesophage et de l’estomac. Ces trois articles sont responsables de la majorité des hospitalisations liées aux produits de soins personnels.

Les couleurs et les senteurs agréables des produits cosmétiques incitent les enfants à les manipuler et à les goûter, surtout qu’ils voient papa et maman les utiliser tous les jours. De plus, les contenants de ces produits ne sont pas à l’épreuve des petites mains, contrairement à ceux qui contiennent des médicaments.

Les auteurs de cette étude recommandent donc de ne pas laisser les produits de soins personnels traîner sur le comptoir de la salle de bain, dans la douche ou sur une table de chevet, mais plutôt de les ranger hors de la portée des enfants.

Sources : EurekAlert! et Global News

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20 juin 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/kali9 et Tutye

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