En manchettes: photos sur les réseaux sociaux, santé mentale des enfants et fibrose kystique

En manchettes: photos sur les réseaux sociaux, santé mentale des enfants et fibrose kystique
Photos des enfants sur les réseaux sociaux, santé mentale des tout-petits et dépistage de la fibrose kystique


ÉCRANS

Photos et réseaux sociaux : le droit des enfants à la vie privée

Bébé qui fait son premier sourire, l’entrée en maternelle de votre aîné, fiston allongé sur son lit d’hôpital… toutes les occasions sont bonnes pour publier une photo de vos enfants. Mais où est la limite? se demande un chercheur britannique.

Cette question est importante, car tout ce que l’on publie sur Internet devient une empreinte numérique qui va suivre les enfants toute leur vie. Il est donc possible qu’en publiant des photos d’un enfant sur les réseaux sociaux, comme Instagram et Facebook, on ne respecte pas sa vie privée et son droit à l’intimité. Est-ce que cet enfant, quand il aura un compte Instagram ou Facebook à l’adolescence, sera heureux de revoir une photo de lui en train de danser en couche dans le salon?

Les parents devraient être les premiers à enseigner la protection de la vie privée à leur enfant. Le chercheur recommande même de demander la permission à son enfant – même s’il n’a que 3 ans – avant de publier une photo de lui sur les réseaux sociaux. Il conseille également de ne pas mentionner la date de fête de l’enfant, ou encore l’endroit où il va à la garderie ou à l’école dans les publications, et ce, pour des questions de sécurité.

Les parents devraient aussi donner le bon exemple. Par exemple, ils devraient respecter la vie privée de leur enfant et son droit à l’intimité lorsqu’ils publient une photo de lui, tout comme ils le feraient avant de publier une photo d’un ami. Enfin, chaque parent devrait réfléchir à ce qu’il s’autorise à mettre en ligne ou pas sur son enfant, et en aviser les autres membres de la famille afin qu’ils respectent ce choix.

Sources : The Conversation et Commissariat à la protection de la vie privée du Canada

VIE DE FAMILLE

Santé mentale des tout-petits : l’impact des relations parents-enfants

Plus de la moitié des enfants québécois connaissent un problème de santé mentale avant leur 10e anniversaire. La qualité des interactions familiales serait au coeur du problème… et de la solution, selon les résultats préliminaires d’une étude québécoise.

Selon ces résultats, les interactions entre parents et enfants seraient un mécanisme de transmission pour la santé mentale. Par exemple, lorsqu’un parent a un trouble de santé mentale, les interactions familiales en souffrent et pourraient devenir la source de problèmes d’adaptation chez les enfants. En revanche, de bonnes relations parents-enfants protègeraient les enfants de l’impact négatif de certaines situations, comme la précarité financière.

L’étude souligne l’importance d’identifier les jeunes à risque d’anxiété, d’hyperactivité et d’inattention, d’agressivité, d’opposition, de retrait social afin d’aider les familles à mieux interagir. En intervenant rapidement, il serait possible d’éviter que leurs troubles ne les suivent à l’âge adulte.

Ces observations ont été faites en laboratoire et en clinique, auprès de trois groupes d’enfants âgés entre 1 à 5 ans : 50 cas suivis en pédopsychiatrie, 100 enfants vivant dans un environnement familial à risque et 200 familles de la population générale. Parents et enfants ont été filmés pendant des séances de jeu, un moment stressant et un repas en famille.

Source : Fonds de recherche du Québec – Santé

NOUVEAU-NÉ

Fibrose kystique : dépistée dès la naissance

Depuis l’automne dernier, tous les nouveau-nés québécois subissent un test pour s’assurer qu’ils ne souffrent pas de fibrose kystique dans le cadre du programme de dépistage des maladies génétiques et métaboliques.

Ce test permet de détecter et de traiter rapidement les enfants atteints par cette maladie, qui affecte particulièrement les appareils digestif et pulmonaire. Une première analyse se fait à partir de l’échantillon de sang que l’équipe médicale prélève au talon de chaque nouveau-né pour dépister plusieurs maladies génétiques et métaboliques.

Si le résultat sort positif pour la fibrose kystique, le bébé est envoyé dans un centre spécialisé pour passer le test à la sueur. Une petite quantité de sueur est prélevée sur sa peau, puis analysée, pour déterminer la concentration en sel, un indicateur de la maladie. Ce test n’est pas douloureux.

En prenant en charge la maladie dès la naissance, il est possible d’en ralentir la progression, d’améliorer la taille, le poids et les fonctions cognitives des nourrissons touchés, de protéger leurs fonctions respiratoires et de diminuer le nombre d’hospitalisations.

Auparavant, on ne détectait la fibrose kystique qu’après plusieurs mois de vie. L’enfant souffrait alors déjà de malnutrition et de retards de développement.

Au Québec, un bébé sur 2500 est touché par la fibrose kystique. Il y a 30 ans, ces enfants décédaient souvent avant leur entrée en maternelle. Aujourd’hui, leur espérance de vie est de 52 ans.

Sources : La Tribune et Fibrose kystique Canada

 

4 avril 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/DragonImages, malerapaso et FatCamera

À lire aussi