En manchettes: siège d’appoint, injection de vitamine K et décoder les publicités

En manchettes: siège d’appoint, injection de vitamine K et décoder les publicités
Siège d’appoint en auto, injection de vitamine K à la naissance et apprendre à décoder les publicités


SÉCURITÉ

Siège d’appoint : les enfants devront l’utiliser plus longtemps

À partir du 18 avril prochain, les enfants devront attendre plus longtemps avant de pouvoir s’asseoir directement sur la banquette d’un véhicule. En effet, ils devront désormais mesurer au moins 145 cm ou être âgés d’au moins 9 ans pour utiliser la ceinture de sécurité sans siège d’appoint.

Annoncée il y a environ 1 an, cette modification de la loi du Code de la sécurité routière vise à réduire les blessures chez les enfants en cas d’accident. En effet, lorsqu’un enfant mesurant moins de 145 cm s’assoit sur la banquette d’un véhicule, la ceinture de sécurité avec laquelle il est attaché s’appuie sur son cou et sur son ventre. En cas d’accident, l’enfant risque donc de subir d’importantes blessures à la colonne vertébrale, aux organes internes ou au cou.

Par contre, lorsque l’enfant est assis sur un siège d’appoint, il est possible de bien positionner la ceinture de sécurité sur le milieu de son épaule (sur la clavicule) et sur ses hanches. Comme les os de la clavicule et du bassin sont parmi les plus forts du corps, ils peuvent mieux absorber le choc si un accident survient, ce qui diminue le risque que l’enfant souffre de blessures graves.

Pour en savoir plus sur l’utilisation sécuritaire des sièges d’auto, consultez notre fiche Le siège d’auto.

Sources : Brochure Le siège d’auto, jusqu’à quand? et Société de l’assurance automobile du Québec

NOUVEAU-NÉ

Carence en vitamine K : nouvelles recommandations

La Société canadienne de pédiatrie et le Collège des médecins de famille du Canada recommandent maintenant que tous les nouveau-nés reçoivent à la naissance une seule injection de vitamine K plutôt qu’une ou plusieurs doses par voie orale.

Selon les études, l’administration par injection serait plus efficace pour prévenir les hémorragies causées par une carence en vitamine K. Cette vitamine, essentielle pour le processus de coagulation du sang, est prescrite pour protéger les bébés du syndrome hémorragique du nouveau-né, qui provoque des saignements inattendus sous la peau (ecchymoses), dans l’appareil digestif et dans le cerveau.

La carence en vitamine K chez les nouveau-nés s’explique par le fait qu’ils naissent avec des réserves très faibles et qu’en plus le lait maternel en contient peu. Même si les préparations pour nourrissons sont enrichies en vitamine K, les réserves du bébé sont malgré tout faibles pendant plusieurs jours.

Si les parents refusent cette injection, leur bébé peut encore recevoir des doses de vitamine K par voie orale. Toutefois, ils doivent être conscients que leur enfant est plus à risque de souffrir du syndrome hémorragique du nouveau-né.

Sans injection de vitamine K à la naissance, de 4 à 11 bébés sur 100 000 souffriront du syndrome hémorragique du nouveau-né. Parmi eux, 14 % en mourront et 40 % auront des séquelles permanentes au cerveau. L’injection de vitamine K diminue à moins de 1 sur 100 000 le nombre d’enfants atteints de ce syndrome.

Sources : Perspective infirmière, Société canadienne de pédiatrie et Extenso

ÉCRANS

Apprendre aux enfants à décoder les publicités

Exposés à beaucoup de publicités, les jeunes enfants ne seraient pas en mesure de faire la différence entre publicité et réalité.

Les enfants américains âgés de 2 à 11 ans verraient d’ailleurs en moyenne 25 600 publicités télévisées par année. Pour capter leur attention sur les différents écrans, les compagnies dépensent d’ailleurs des milliards de dollars en marketing. Elles jouent sur les émotions et créent des publicités de manière à ce qu’elles soient perçues comme des histoires réelles. Et ça semble fonctionner.

En effet, une étude réalisée en 2016 a montré que 80 % des élèves du primaire croyaient que des publicités vues sur Internet étaient de véritables nouvelles. Selon la même étude, plus de 80 % des adolescents auraient eu, pour leur part, de la difficulté à faire la différence entre de vraies et de fausses photos.

Une chercheuse américaine recommande donc aux parents d’aider leur enfant à voir clair dans le jeu des publicitaires, autant à la télévision que sur Internet et dans les applications mobiles. Voici ce qu’elle suggère :

  • Amenez votre enfant à se poser des questions sur la publicité : qui l’a créée? Dans quel but (ex. : informer, persuader ou divertir)? L’histoire ou l’information présentée est-elle crédible? En se questionnant, votre enfant mettra une distance entre la publicité et la réalité.
  • Montrez les dessous des publicités, en analysant les couleurs, les jeux de caméras et les mots utilisés dans le message. Questionnez votre enfant sur les émotions ressenties quand il regarde une publicité et faites le lien avec les intentions des publicitaires.
  • Discutez avec votre enfant des valeurs véhiculées par les publicités en lien, par exemple, avec l’identité, le genre ou la politique.

Source : The Conversation

 

14 mars 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/damircudic, Coral222 et Ridofranz

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