En manchettes - 13 septembre 2018

En manchettes - 13 septembre 2018
Aussi : le scan remis en question pour les commotions cérébrales et les soins des parents auprès des prématurés.

Dans l’actualité, il est question du vaccin contre la grippe qui ne sera plus offert gratuitement aux bébés, des commotions cérébrales et des nouvelles recommandations pour les traiter et des soins aux prématurés.



VACCINATION

Le vaccin contre la grippe ne sera plus offert gratuitement aux bébés en santé

À partir de cet automne, les bébés de 6 à 23 mois en bonne santé n’auront plus accès gratuitement au vaccin contre la grippe, a décidé le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Selon le dernier rapport du Comité sur l’immunisation du Québec, vacciner tous les enfants de 6 mois à 23 mois n’aurait pas eu d’impact sur le nombre de décès et d’hospitalisations attribuables au virus de l’influenza. Par ailleurs, leur taux d’hospitalisation est 10 fois plus bas que celui des enfants souffrant de maladies chroniques.

Le gouvernement a donc conclu que les efforts de vaccination devraient être tournés vers ceux qui souffrent de maladies chroniques, comme le diabète ou les maladies pulmonaires.

Afin de faciliter la transition vers cette nouvelle règle, vous pourrez toutefois encore demander, une dernière fois cette année, le vaccin gratuit pour votre enfant s’il est âgé entre 6 mois et 23 mois. (Les moins de 6 mois ne reçoivent pas de vaccin contre la grippe.)

Qui a désormais accès au vaccin gratuit dans votre famille?

  • Les enfants de 6 mois et plus souffrant d’une maladie chronique;
  • Les femmes enceintes qui en sont à 13 semaines et plus de grossesse;
  • Les femmes enceintes souffrant d’une maladie chronique (peu importe le nombre de semaines de grossesse);
  • Les personnes vivant avec un bébé de 6 mois et moins ou avec un enfant souffrant d’une maladie chronique;
  • Les familles habitant dans les communautés éloignées ou isolées;
  • Les personnes âgées de 75 ans et plus, en santé ou non.

Sources : Le Devoir, MSSS, TVA et INSPQ

BÉBÉ

Prématurés : impliquer les parents dans les soins

Les bébés prématurés hospitalisés aux soins intensifs prennent plus de poids lorsque leurs parents assistent l’équipe médicale dans les soins, révèle une étude internationale.

Les chercheurs ont également remarqué que l’implication des parents réduirait le stress et l’anxiété parentale pendant l’hospitalisation, favoriserait la poursuite de l’allaitement lors du retour à la maison, en plus d’avoir des bienfaits à long terme sur le développement neurologique des bébés.

Les auteurs de l’étude recommandent donc aux équipes médicales de donner certaines responsabilités aux parents, comme prendre la température de leur bébé, donner certains médicaments par voie orale, faire des tours de garde, participer aux décisions médicales ainsi que laver, changer et nourrir leur bébé.

L’étude a été réalisée dans 26 unités néonatales de soins intensifs au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Quatorze d’entre elles ont introduit un programme d’intégration de la famille aux soins intensifs. Les parents de 895 prématurés ont donc suivi une session de formation et ont ensuite été impliqués dans les soins de leur bébé au moins 6 heures par jour, 5 jours par semaine. Les douze autres unités néonatales ont prodigué les soins de manière traditionnelle à 891 prématurés, sans faire participer activement les parents. Les bébés étudiés étaient nés à 33 semaines de grossesse ou moins.

Source : EurekAlert!

SANTÉ

Commotion cérébrale : un scan ne serait pas utile

Les enfants ayant une commotion cérébrale ne devraient pas passer un examen d’imagerie médicale (scan) du cerveau et pourraient reprendre rapidement leurs activités quotidiennes, signale un panel d’experts canadiens et américains.

Après avoir analysé les données provenant de 25 ans de recherches sur les commotions cérébrales chez les enfants, ces experts ont émis de nouvelles recommandations. Ils ont entre autres conclu que les examens d’imagerie médicale du cerveau n’amélioreraient pas le diagnostic de la commotion puisque souvent, chez les enfants, les lésions ne sont pas visibles sur les images médicales. En revanche, ces examens du cerveau exposent les enfants aux effets potentiellement cancérigènes de la radiation.

Par ailleurs, contrairement à la pratique actuelle, un enfant pourrait reprendre ses activités non sportives après deux ou trois jours de repos. Ce retour plus rapide à la vie quotidienne améliorerait la guérison du cerveau.

Le U.S. Centers for Disease Control and Prevention recommande donc aux professionnels de la santé d’évaluer les enfants selon leurs symptômes, l’historique familial (ex. : difficultés d’apprentissage) et le nombre de commotions antérieures.

Si votre enfant tombe sur la tête ou reçoit un choc violent à la tête, voici certains des symptômes à surveiller :

  • mal de tête,
  • nausées et vomissements,
  • confusion,
  • perte de mémoire,
  • perte de conscience,
  • changement de comportement,
  • difficulté à penser et à se concentrer,
  • vertiges,
  • somnolence.

Si ces symptômes persistent, consultez un médecin.

Sources : Calgary Herald, Popular Science, EurekAlert! et Centers for Disease Control and Prevention

 

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/scyther5, CaseyHillPhoto et kornnphoto

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