En manchettes - 5 juillet 2018

En manchettes - 5 juillet 2018
Aussi : la colère et la dépression post-partum, et la sécurité lorsqu’un tout-petit glisse au parc

Dans l’actualité cette semaine, il est question de lecture avec son enfant, de la colère chez les femmes qui souffrent d’une dépression post-partum et de la sécurité lorsqu’un tout-petit glisse au parc.



Lecture

Lire souvent à un tout-petit : bon pour le français et les maths

Lire quotidiennement à son enfant, même si ce n’est que 10 minutes, l’aiderait à développer ses capacités en français mais aussi en mathématiques, indique une étude australienne.

Selon les résultats, les enfants de 2 ans à qui les parents lisent régulièrement des livres connaîtraient plus de vocabulaire et reconnaîtraient mieux les formes géométriques, les lettres, les chiffres et les mots à 4 ans que la moyenne des enfants de cet âge. Parmi les parents des enfants étudiés, 61 % d’entre eux ont dit lire tous les jours à leur tout-petit lorsqu’il avait 2 ans et 21 %, entre 3 à 5 fois par semaine.

La lecture permet aux enfants d’acquérir du nouveau vocabulaire, de réfléchir à des concepts plus abstraits, de développer leur imagination et de formuler des hypothèses, expliquent les auteurs de l’étude. Ces bienfaits seraient encore plus grands si le parent rend la période de lecture interactive, en posant des questions à l’enfant sur la signification d’un mot, sur ce qu’il pense qui va arriver au héros ou comment il pense que l’histoire se terminera.

Les chercheurs encouragent donc les parents à lire avec leur tout-petit aussi souvent que possible, en choisissant un livre qui captera son attention.

Cette étude a été menée auprès de 4 768 enfants qui ont été évalués à l’âge de 4 et 8 ans.

Source : The Conversation

Santé mentale

Dépression post-partum : important de dépister la colère chez les mères

Les nouvelles mères qui souffrent de dépression post-partum auraient plus tendance à ressentir de la colère si elles se sentent impuissantes face à leur nouveau rôle ou si la maternité ne correspond pas à ce qu’elles avaient imaginé, révèle une étude canadienne.

Selon les résultats, la colère ressentie par ces mères ferait augmenter l’intensité et la durée de la dépression post-partum. La colère pourrait par ailleurs cacher un état dépressif, et si elle n’est pas identifiée, elle compliquerait les traitements de la dépression. Cette colère peut être dirigée vers la femme elle-même, ses enfants ou d’autres membres de sa famille, indiquent les auteurs de l’étude.

La colère ferait d’ailleurs partie des troubles de l’humeur associés à la période post-partum, au même titre que l’anxiété et la dépression. Pour cette raison, les chercheurs recommandent que le suivi après la naissance intègre des questions sur une possible colère. Par ailleurs, de précédentes études ont montré que les enfants exposés à la dépression ou à la colère de leurs parents présentent un plus grand risque de développer des problèmes d’ordre émotionnel.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont analysé les résultats de 24 études traitant de la colère maternelle et de dépression post-partum.

Source : Science Daily

Sécurité

Glisser seul, plus sécuritaire qu’avec papa ou maman

Un tout-petit qui glisse avec son parent risquerait davantage de se blesser que s’il glisse seul, rapporte une étude américaine.

En effet, le poids et l’élan du parent entrainent l’enfant vers le bas de la glissoire avec une plus grande force. Le pied de l’enfant peut alors rester coincé sur le bord ou dans le bas de la glissoire, ce qui peut causer une fracture de la jambe. Une étude américaine rapportait d’ailleurs 352 698 cas de blessures, entre 2002 et 2015, dues aux glissoires chez les enfants de moins de 6 ans, particulièrement chez les tout-petits âgés entre 12 et 23 mois.

Les chercheurs recommandent donc aux parents de laisser leur enfant glisser seul. Il est en effet plus sécuritaire de rester à côté de la glissoire et d’aider l’enfant en le tenant par la taille ou par la main. Ceux qui choisissent tout de même de glisser avec leur enfant doivent s’assurer que ses pieds ne peuvent pas se coincer.

Sources : Naitre et Grandir et Popular Science

 

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/Liderina, PeopleImages et Jupiterimages