Heure du dodo: un impact sur le poids des enfants?

Heure du dodo: un impact sur le poids des enfants?

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Le lien entre sommeil et obésité est de nouveau mis de l’avant par une étude américaine réalisée auprès de 977 enfants.

25 juillet 2016 | Le lien entre sommeil et obésité est de nouveau mis de l’avant par une étude américaine réalisée auprès de 977 enfants. Selon les chercheurs, les enfants d’âge préscolaire qui se couchent tôt risqueraient d’avoir moins de problèmes de poids à l’adolescence.

Les auteurs de l’étude ont ainsi remarqué que seulement 10 % des enfants qui se couchaient avant 20 heures lorsqu’ils étaient âgés de 4 ans étaient obèses à l’âge de 15 ans. Cette proportion montait à 16 % chez les enfants qui se couchaient entre 20 et 21 heures et à 23 % chez ceux qui se couchaient après 21 heures. Les tout-petits qui vont au lit plus tard ont donc 2 fois plus de risques d’être obèses que ceux qui se couchent tôt.

Même si le fait d’aller au lit tôt n’est pas une garantie que l’enfant va s’endormir immédiatement, cela augmente quand même les chances qu’il dorme suffisamment, expliquent les auteurs de l’étude. En effet, c’est l’heure du coucher qui a le plus gros impact sur la durée du sommeil, car les parents peuvent la contrôler plus facilement que l’heure du réveil. Selon les chercheurs, des études indiquent également que les tout-petits sont biologiquement prêts à s’endormir bien avant 21 heures.

Ces résultats mettent aussi en évidence l’importance d’établir une bonne routine du soir pour les jeunes enfants. En plus d’être bénéfique pour leur développement social, émotionnel et cognitif, il s’agit d’une façon concrète de diminuer leur risque d’être obèses plus tard. Cette prévention est nécessaire, car l’obésité est associée à plusieurs problèmes de santé, dont le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Les chercheurs qui étudient le sommeil ne comprennent pas encore bien comment s’explique le lien entre sommeil et obésité. Toutefois, plusieurs experts croient que le manque de sommeil aurait une influence sur certaines hormones et que celles-ci pousseraient les enfants à manger davantage.


Sources : Eurekalert et Journal of Pediatrics

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/djedzura

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