Commotion cérébrale: les jeunes enfants sont aussi à risque

Commotion cérébrale: les jeunes enfants sont aussi à risque

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Une étude américaine révèle que le tiers des victimes de commotion cérébrale ont moins de 12 ans et qu’environ 5 % sont des enfants de moins de 4 ans.

10 juin 2016 | Même si l’on associe souvent les commotions cérébrales à la pratique de sports à l’adolescence, les enfants plus jeunes seraient aussi régulièrement touchés. Une étude américaine révèle que le tiers des victimes ont moins de 12 ans et qu’environ 5 % sont des enfants de moins de 4 ans.

Les chercheurs ont aussi observé que 82 % des commotions cérébrales chez les enfants et les adolescents étaient détectées par les médecins de famille alors que seulement 12 % des enfants qui en souffraient recevaient leur diagnostic à l’urgence. Les médecins de famille sont d’ailleurs tout à fait compétents pour diagnostiquer et traiter une commotion cérébrale, affirment les auteurs de l’étude. De plus, puisqu’ils connaissent mieux l’enfant, ils sont en meilleure position pour détecter des symptômes inquiétants.

Les chercheurs ont cependant noté que les parents de tout-petits se rendaient plus souvent à l’urgence que chez le médecin. Comme le diagnostic de commotion cérébrale est plus difficile à poser à cet âge, les parents sont peut-être plus inquiets et souhaitent donc obtenir une évaluation plus rapidement, proposent les auteurs de l’étude.

L’étude, qui a été réalisée auprès de plus de 8 000 enfants de moins de 17 ans, révèle aussi que les commotions cérébrales pourraient être beaucoup plus répandues qu’on ne le pense, car aux États-Unis, les statistiques sur les commotions cérébrales sont compilées uniquement par les hôpitaux.

Les signes à surveiller
Si votre enfant souffre d’une commotion cérébrale, il pourrait présenter un ou plusieurs des symptômes suivants :
  • maux de tête;
  • nausées et vomissements;
  • somnolence et fatigue;
  • changement de comportement;
  • irritabilité;
  • agitation;
  • étourdissements, pertes d’équilibre;
  • trouble de la mémoire, de l’attention et de la concentration.


Sources : ABC News et JAMA Pediatrics

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/Juanmonino

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