Hausse du prix des aliments: un défi pour les garderies et les organismes

Hausse du prix des aliments: un défi pour les garderies et les organismes

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La hausse du prix des aliments a un impact important sur les activités des garderies.

27 janvier 2016 | La hausse du prix des aliments a un impact important sur les activités des organisations responsables de nourrir la population et de veiller à leur sécurité alimentaire, notamment les garderies et les banques alimentaires.

En raison de conditions météorologiques défavorables et de la chute du huard, les prix des fruits et légumes, dont plus de 80 % proviennent de l’importation, ont explosé au Canada. Selon le Réseau pour une alimentation durable (RAD), le taux d’inflation alimentaire serait de 4,1 %, une situation sans équivalent parmi les pays industrialisés.

Le RAD rappelle que 4 millions de Canadiens sont en situation d’insécurité alimentaire, dont plus de 1 million d’enfants. La hausse du prix des aliments frais risque d’avoir de sérieux impacts sur les étudiants, les personnes âgées, les petits salariés et les nouveaux arrivants. En outre, cette situation devrait s’avérer intenable pour les populations nordiques.

Les organismes s’organisent

La hausse du prix des aliments représente tout un casse-tête pour les CPE, rapporte le quotidien La Presse. Et si la situation n’est pas encore jugée critique, elle force toutefois les responsables de l’alimentation à faire preuve d’ingéniosité, comme éplucher les circulaires, se joindre à des coopératives d’achat ou concocter des menus en fonction des spéciaux.

Dans les cuisines des hôpitaux, toujours selon La Presse, c’est le même combat. Tout en évitant le gaspillage alimentaire et en respectant les recommandations du Guide alimentaire canadien et les diètes particulières, le personnel rivalise d’imagination afin de faire face à cette flambée des prix.

Du côté des banques alimentaires, comme Moisson Montréal, la situation paraît plus difficile, apprend-on sur le site de ICI Radio-Canada. Afin de parer à la demande anticipée des personnes dans le besoin, l’organisme prévoit recevoir 100 tonnes de fruits et légumes en janvier 2016. C’est le double de ce qu’ils distribuent habituellement à la même période de l’année.

Des solutions abordables

À la maison, pour bien s’alimenter sans se ruiner, il est suggéré d’opter pour les légumes racines locaux : panais, navets, carottes, topinambours, radis noirs... que l’on peut agrémenter avec des tomates, laitues et pousses cultivées en serre. En outre, en cette Année internationale des légumineuses, rappelons que les lentilles, pois chiches, fèves et pois secs représentent une excellente source de protéines et sont beaucoup plus économiques que la viande.


Par Veille Action pour de saines habitudes de vie

Sources : Réseau pour une alimentation durable, ICI Radio-Canada et La Presse

 

Photo : iStock.com/oksix

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