Sommeil des enfants: les médicaments en vente libre déconseillés

Sommeil des enfants: les médicaments en vente libre déconseillés

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Plusieurs parents donneraient à leur enfant des médicaments en vente libre pour les aider à dormir, selon une étude ontarienne.

7 octobre 2015 | Des chercheurs ontariens ont réalisé que plusieurs parents donnaient à leurs enfants des médicaments pour les aider à dormir. Selon leurs résultats, 27 % des enfants ayant des difficultés à dormir auraient reçu au moins une fois un médicament en vente libre favorisant le sommeil.

Chez les enfants de moins de 6 ans, les produits les plus fréquemment utilisés étaient une combinaison d’antidouleur et d’antihistaminique (ex. : Tylenol® nuit), de la mélatonine et des antihistaminiques provoquant de la somnolence (ex. : Bénadryl®). Selon l’auteur de l’étude, le Dr Dirk Bock de l’Université de Western Ontario, très peu d’enfants recevaient toutefois des médicaments pour le sommeil disponibles sur prescription et aucun de moins de 5 ans.

L’étude révèle également que :

  • 53 % des parents admettent que les médicaments favorisant le sommeil ne devraient être employés qu’en dernier recours.
  • 27 % des parents croient que ces médicaments devraient être jumelés à une thérapie comportementale favorisant les bonnes habitudes de sommeil.
  • 19 % des parents pensent malgré tout que ces médicaments sont appropriés pour donner un peu de répit à toute la famille.

L’utilisation des médicaments seuls ne règle pas les troubles de sommeil chez les enfants, souligne le Dr Bock. Ces médicaments pourraient même empirer la situation puisque l’enfant risquerait de devenir dépendant de ces produits pour s’endormir. En fait, le chercheur rappelle qu’une bonne routine du coucher et certaines thérapies comportementales sont en général beaucoup plus efficaces à long terme pour résoudre les troubles de sommeil chez les enfants.

Lorsqu’un enfant développe des difficultés à dormir, les parents devraient donc consulter leur médecin avant d’avoir recours à des médicaments, explique le Dr Bock. En plus de suggérer des solutions pour aider l’enfant à dormir, le médecin pourra s’assurer que les troubles de sommeil ne cachent pas une condition plus sérieuse comme l’apnée obstructive du sommeil.

L’étude a été réalisée auprès de 346 parents qui se sont présentés à l’urgence d’une clinique pédiatrique avec leur enfant de moins de 18 ans. Les chercheurs ont demandé à ces parents si leur enfant avait des problèmes de sommeil. Les principaux troubles rapportés par les parents sont le refus d’aller au lit, les réveils fréquents et la difficulté à s’endormir.

Sécuritaire la mélatonine?
Selon des chercheurs australiens, la mélatonine ne devrait pas être utilisée à la légère chez les enfants. En effet, aucune étude n’a encore démontré que ce produit était sécuritaire à long terme. La Société canadienne de pédiatrie reconnaît toutefois qu’elle peut être utile pour certains enfants souffrant par exemple d’un trouble du déficit de l’attention. Les parents devraient toutefois en discuter d’abord avec le médecin de leur enfant.
Source : Protégez-vous


Sources : Global News et Société canadienne de pédiatrie

 

Kathleen Couillard – Équipe Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

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