La nourriture en récompense: les conséquences

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Consoler un enfant en le nourrissant pourrait favoriser l’embonpoint.

23 août 2012 - Les pleurs d’un bébé ne sont pas toujours faciles à décoder pour les parents : pleure-t-il de fatigue?; Souffre-t-il de coliques?; Est-il affamé? Pour réconforter leurs poupons, certains parents finissent souvent par les nourrir croyant qu’ils sont affamés. Mais voilà qu’une récente étude américaine les met en garde : consoler un enfant en le nourrissant pourrait favoriser l’embonpoint.

« Nos résultats démontrent que l’utilisation de nourriture pour soulager la détresse des nourrissons et calmer les jeunes enfants en crise est en lien direct avec leur poids », explique Cynthia Stifter, chercheuse en psychologie à l’Université d’État de la Pennsylvanie et coauteure de l’étude, publiée dans la revue Appetite.

Les chercheurs ont découvert que les mères qui endossent cette pratique le feraient souvent pour répondre à leurs propres besoins plutôt qu’à ceux de leurs enfants. Selon la chercheuse, elles la préféreraient au diagnostic plus compliqué ou aux autres techniques de réconfort qui pourraient se montrer moins efficaces.

De plus, les mères rapportant utiliser la nourriture en guise de récompense s’estimeraient moins compétentes à consoler leurs enfants et jugeraient leurs comportements plus difficiles et exigeants. Les enfants jugés plus difficiles seraient aussi ceux qui présenteraient un poids plus important.

À moins qu’ils n’aient vraiment faim, soulager la détresse des nourrissons et les crises des jeunes enfants par la nourriture pourrait compromettre, selon la chercheuse, leur habileté à reconnaître les indices de faim et de satiété, et augmenter le risque d’obésité.

La chercheuse et ses collègues ont procédé à l’évaluation des attitudes et habitudes alimentaires d’une centaine de parents d’enfants âgés de 3 à 34 mois.

 

Josée Nadia Drouin – Agence Science-Presse

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