La persévérance scolaire

La persévérance scolaire
Pour éviter le décrochage scolaire, il est important de s’impliquer dans le parcours scolaire de son enfant.


Les parents peuvent agir tôt dans le parcours scolaire de leur enfant pour encourager la persévérance scolaire et prévenir le décrochage. Quand ils s’impliquent dès le début et qu’ils suivent le cheminement scolaire de leur enfant, les parents lui donnent le goût d’apprendre et de persévérer.

L’importance de s’impliquer dans le parcours scolaire de son enfant

La maternelle marque le début de la longue aventure scolaire d’un enfant. Cette étape est importante, car l’enfant dont la transition à la maternelle se passe bien a plus de chances d’être motivé à l’école et de réussir au primaire, et même au secondaire. Les parents peuvent s’impliquer concrètement pour favoriser cette transition à la maternelle, notamment en valorisant l’école.

Toutefois, malgré les efforts des parents et des enseignants, des difficultés scolaires peuvent survenir. Lorsque c’est le cas, il est important de réagir dès que les difficultés apparaissent, car les problèmes d’apprentissage ou de comportements sont liés au décrochage.

Le décrochage scolaire est un processus qui peut commencer dès l’entrée à l’école.

Des études ont démontré que les difficultés qui nuisent à la réussite éducative des enfants peuvent apparaître à tout moment dans leur cheminement scolaire, y compris à la maternelle. Si rien n’est fait pour les régler, ces problèmes risquent de devenir plus importants. Ils peuvent ainsi entraîner des échecs répétés, démotiver l’élève et le conduire ultimement au décrochage.

Par exemple, un faible rendement scolaire en 1re année du primaire, notamment en lecture, en écriture et en mathématiques, est un signe avant-coureur qu’un enfant n’obtiendra pas son diplôme d’études secondaires, selon une étude québécoise.

Les facteurs pouvant mener au décrochage

Le décrochage scolaire n’est pas facile à prédire puisque plusieurs éléments peuvent avoir une influence sur le cheminement scolaire d’un enfant. C’est la combinaison de plusieurs facteurs ou situations qui augmente le risque qu’un élève abandonne l’école au secondaire.

Voici les principaux facteurs de risque de décrochage scolaire.

  • Avoir des difficultés ou des échecs en lecture, en écriture et en mathématiques. Par exemple, avoir de la difficulté à lire peut nuire à l’apprentissage dans toutes les autres matières.
  • Avoir un trouble d’apprentissage (ex. : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie), un déficit de l’attention (avec ou sans hyperactivité) ou des problèmes de comportement (ex. : trouble d’opposition, agressivité, difficulté à respecter les règles). Cela peut nuire aux apprentissages et aux relations avec les autres, mais aussi à la motivation.
  • Être issu d’un milieu socioéconomique défavorisé. Cela vient souvent avec un manque de ressources et de soutien des parents, ce qui peut nuire à la réussite scolaire.
Il semble toutefois qu’une attitude positive des parents par rapport à l’école pourrait réduire les effets négatifs que peuvent avoir certains facteurs de risque comme la pauvreté.
  • Avoir des parents qui ne valorisent pas l’école, qui ont une perception négative des capacités à réussir de leur enfant, qui n’offrent pas d’encadrement pour les travaux et qui ne participent pas au suivi scolaire. Ces attitudes nuisent à l’estime personnelle de l’enfant, à sa motivation et à sa persévérance scolaire.
  • Avoir de mauvaises relations avec ses enseignants. Par exemple, s’il ne s’entend pas bien avec son enseignante, l’enfant a moins envie de lui demander de l’aide, de répondre à ses exigences, d’aller à l’école et de faire ses devoirs. Sa motivation scolaire risque alors de diminuer.
  • Vivre des événements stressants qui perturbent le cheminement scolaire. À l’adolescence, les élèves exposés à une situation stressante significative dans leur vie comme un conflit familial, une peine d’amour, un problème de santé ou de l’intimidation sont plus susceptibles de décrocher dans les mois qui suivent l’événement.
Le décrochage scolaire au Québec 
Depuis le début des années 2000, le décrochage est en baisse de façon quasi constante au Québec. Le taux de décrochage scolaire est passé de 21,9 % (1999-2000) à 13,6 % (2017-2018), selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation du Québec. Ces données montrent aussi que le décrochage est plus fréquent chez les garçons (16,7 %) que chez les filles (10,6 %).

Pourquoi les garçons décrochent-ils plus que les filles?

Il n’est pas facile de répondre à cette question, car différentes raisons peuvent être en cause. De façon générale, les spécialistes notent que les garçons sont plus touchés par le décrochage parce qu’ils présentent plus de facteurs de risque que les filles. Par exemple, ils ont de plus grandes difficultés en lecture et en écriture que les filles. Ils sont aussi plus nombreux que les filles à présenter des problèmes d’attention et de comportement.

L’écart entre les taux de décrochage des garçons et des filles se rétrécit depuis quelques années. En 2006-2007, l’écart était de 10,4 % et, en 2017-2018, il s’établissait à 6,1 %.

En général, les garçons arriveraient aussi moins bien préparés que les filles à la maternelle. En effet, 35 % des garçons sont vulnérables, lors de l’entrée à la maternelle, dans au moins 1 des 5 domaines de développement jugés importants, comparativement à 20,2 % chez les filles, rapporte l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2017. Or, le développement global de l’enfant (langagier, cognitif, affectif, social) exerce une influence sur ses futurs apprentissages et sa réussite scolaire.

Certains spécialistes avancent aussi que les stéréotypes de genre qui stipulent que le français est une « matière de filles » découragent les garçons de faire des efforts lorsqu’ils font face à des difficultés dans cette matière. Selon des études menées au Québec, ces stéréotypes sont présents autant chez les élèves du primaire que du secondaire. Cette situation est préoccupante pour les garçons puisque le français est nécessaire pour la réussite de l’ensemble des matières scolaires.

Au secondaire, le fait que les conséquences du décrochage, notamment en ce qui a trait aux conditions salariales, semblent moins importantes pour les garçons que pour les filles pourrait aussi y être pour quelque chose. Des données de Statistique Canada révèlent qu’au Québec, en 2019, les femmes sans diplôme gagnaient en moyenne 15,59 $ l’heure, contre 20,17 $ l’heure chez les hommes.

Le rôle des parents

Les enseignants ont un rôle important à jouer pour favoriser la réussite scolaire, mais les parents sont aussi des acteurs de premier plan. En effet, ils sont les premiers éducateurs de leur enfant et peuvent exercer une influence positive pour lui donner le goût d’apprendre, l’encourager et le soutenir dans son parcours scolaire. Cela se fait au quotidien par différents gestes et comportements.

Voici ce que vous pouvez faire pour prévenir le décrochage et encourager votre enfant à rester motivé à l’école :

  • Intéressez-vous à ce qui se passe à l’école. Demandez à votre enfant ce qu’il a fait en classe, posez-lui des questions sur ses amis et son enseignante, prenez le temps de regarder les travaux qu’il rapporte à la maison.
  • Participez aux réunions de parents et communiquez avec l’enseignante de votre enfant si vous pensez qu’il a besoin d’un soutien supplémentaire.
  • Parlez en bien de l’école pour valoriser l’importance des travaux scolaires, des apprentissages et des études.
  • Veillez à ce que les devoirs soient faits et accompagnez votre enfant au besoin.
  • Encouragez l’autonomie de votre enfant. Montrez-lui comment faire certaines choses au lieu de les faire à sa place. Donnez-lui des moyens plutôt que des réponses. Par exemple, s’il rencontre une difficulté dans un devoir, vous pouvez lui montrer où il peut trouver l’information dont il a besoin. Réussir à faire des choses par lui-même encourage votre enfant à persévérer.
  • Félicitez-le pour les efforts qu’il fournit.
  • Donnez à votre enfant le goût de lire en lisant avec lui, en étant vous-même un modèle de lecteur et en l’accompagnant à la bibliothèque.
  • Maintenez une relation positive avec votre enfant. Par exemple, intéressez-vous à lui et passez de bons moments ensemble. Cela l’habitue à vous raconter ce qu’il vit et peut l’amener plus tard à vous parler des difficultés qu’il vit ou des inquiétudes qu’il a.
  • Faites-le parler de ses rêves de carrière pour donner un sens à ses apprentissages.
  • Assurez-vous que votre enfant vit des réussites à l’extérieur de la classe. Par exemple, faites-lui faire des activités qui le passionnent et dans lesquelles il est prêt à mettre beaucoup d’efforts (ex. : soccer, natation, danse, dessins). C’est l’occasion pour lui de développer sa confiance en lui. Ces expériences peuvent ensuite lui servir de modèles et l’aider à fournir les efforts nécessaires quand il rencontre une difficulté à l’école.
  • Portez attention aux émotions, aux comportements et aux résultats scolaires de votre enfant pour être au fait de ce qu’il vit réellement à l’école. En cas d’inquiétude, communiquez avec son enseignante.

L’implication des pères
Souvent, les mères s’impliquent spontanément dans le cheminement scolaire de leur enfant, mais il est important que les pères le fassent aussi. Les enfants dont le père est présent dans la vie et impliqué dans l’éducation ont plus de chance d’aimer l’école et de bien réussir.

Les signes du décrochage scolaire

Dès le primaire, certains signes peuvent indiquer un risque de décrochage au secondaire. Les signes suivants devraient être considérés comme des alertes qui indiquent qu’une intervention est nécessaire pour améliorer la situation.

  • L’enfant a des échecs en lecture, en écriture ou en mathématiques.
  • L’enfant a des problèmes d’apprentissage ou de comportement en classe.
  • L’enfant manifeste un manque d’intérêt pour l’école. Par exemple, il ne veut pas aller à l’école ou il dit qu’il n’aime pas l’école, qu’il n’a pas d’amis ou qu’il n’aime pas son enseignante.
L’impact de la COVID-19 sur la persévérance scolaire.
Plusieurs spécialistes du domaine s’inquiètent des effets de la pandémie sur la réussite scolaire des enfants et suivent la situation de près. Ils soulignent qu’un arrêt prolongé de l’école, comme cela s’est fait de mars à septembre 2020, lors de la première vague, peut avoir eu des répercussions négatives sur la persévérance scolaire de certains élèves, surtout ceux qui avaient déjà des difficultés. De plus, les spécialistes craignent que les restrictions imposées par la situation sanitaire, comme le fait de ne pas voir ses amis, de ne plus faire de sport d’équipe ou d’activités parascolaires, puissent avoir un effet négatif sur la motivation des jeunes, en particulier sur celle des adolescents.

Comment prévenir le décrochage scolaire?

Il est possible de prévenir le décrochage scolaire en réagissant sans attendre aux premiers signes de difficultés à l’école. Un problème qu’on laisse aller peut en amener un autre. Par exemple, de mauvais résultats peuvent entraîner une baisse de l’estime de soi chez l’enfant, causer du stress, conduire à une moins bonne relation avec son enseignante et ses amis, entraîner des problèmes de comportement et une baisse générale de la motivation pour l’école.

Dès l’apparition de difficultés à l’école, voici ce qu’il est recommandé de faire :

  • Parlez avec votre enfant pour essayer de comprendre ce qui se passe.
  • Discutez de vos inquiétudes avec son enseignante pour trouver une solution au problème.
  • Demandez une évaluation et des mesures d’aide à l’école pour accompagner votre enfant selon ses besoins. Par exemple : orthopédagogue pour les difficultés en lecture, en écriture ou en mathématiques; psychoéducateur ou éducateur spécialisé pour les problèmes de comportement; orthopédagogue, psychologue ou orthophoniste pour les problèmes d’apprentissage.
  • Informez-vous auprès de votre CLSC, de groupes communautaires ou d’associations oeuvrant auprès d’élèves en difficulté pour avoir de l’aide.
  • Tournez-vous vers des spécialistes au privé, si vous n’arrivez pas à obtenir de l’aide de l’école et si votre budget vous le permet.

Soutenir son enfant dans son cheminement scolaire, l’encourager à réussir et à persévérer, c’est aussi une façon de l’aider à construire son avenir. L’obtention d’un diplôme augmente évidemment les chances d’avoir un emploi plus tard en plus d’offrir une plus grande autonomie professionnelle et une meilleure qualité de vie.

Le coût du décrochage scolaire
En 2019, une étude réalisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Réseau réussite Montréal a évalué qu’au cours de sa carrière, un décrocheur gagnerait en moyenne un demi-million de dollars de moins qu’une personne qui a complété ses études secondaires. Chaque décrocheur entraînerait aussi des pertes de revenus fiscaux pour le gouvernement d’environ 100 000 $. De plus, le décrochage scolaire prive la société de travailleurs qualifiés.

 

À retenir

  • Les parents ont un rôle important à jouer pour aider leur enfant à persévérer à l’école.
  • Avoir des difficultés en lecture, un trouble d’apprentissage, un problème de comportement ou des parents qui ne valorisent pas l’école font partie des facteurs de risque du décrochage scolaire.
  • Parler en bien de l’école, féliciter votre enfant pour ses efforts et porter attention à son comportement et à ses résultats scolaires sont de bons moyens de favoriser la motivation et de prévenir le décrochage scolaire.

 

Naître et grandir

Révision scientifique : Véronique Dupéré, professeure agrégée, École de psychoéducation de l’Université de Montréal, et Isabelle Plante, professeure, Département de didactique, UQAM
Recherche et rédaction :Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Octobre 2020

 

Photos : iStock.com/shapecharge et GettyImages/skynesher

Ressources et références

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • ALLOPROF PARENTS. La persévérance scolaire. www.alloprofparents.ca
  • BÉLIVEAU, Marie-Claude. Au retour de l’école... La place des parents dans l’apprentissage scolaire. 3e éd., Éditions du CHU Sainte-Justine, 2019, 272 p.
  • BÉLIVEAU, Marie-Claude. J’ai mal à l’école. Troubles affectifs et difficultés scolaires. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2019, 176 p
  • BÉLIVEAU, Marie-Claude. Mieux vivre l’école… En 7 savoirs et quelques astuces. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2011, 204 p.
  • CENTRE DE RECHERCHE ET D’INTERVENTION SUR LA RÉUSSITE SCOLAIRE (CRIRES). Publications libres d’accès. crires.ulaval.ca
  • CENTRE DE TRANSFERT POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE DU QUÉBEC (CTREQ). www.ctreq.qc.ca
  • CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN et RÉSEAU RÉUSSITE MONTRÉAL. Persévérance scolaire et conciliation études-travail : une piste de solution à la rareté de main-d’oeuvre. Août 2019, 95 p. ccmm.ca
  • COMITÉ MAURICIEN SUR LA PERSÉVÉRANCE ET LA RÉUSSITE SCOLAIRES (COMPERES). rire.ctreq.qc.ca/mauricie
  • COMITÉ RÉGIONAL POUR LA VALORISATION DE L’ÉDUCATION (CREVALE). www.crevale.org
  • CONSEIL RÉGIONAL DE PRÉVENTION DE L’ABANDON SCOLAIRE (CRÉPAS). www.crepas.qc.ca
  • DUCLOS, Germain. Guider mon enfant dans sa vie scolaire. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2006, 280 p.
  • DUCLOS, Germain. La motivation à l’école, un passeport pour la vie. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2010, 184 p.
  • DUPÉRÉ, Véronique et autres. « Obtenir un diplôme avant l’âge de 20 ans : une analyse ancrée dans une perspective des parcours de vie », Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ) – De la naissance à l’âge adulte, Institut de la statistique du Québec, vol. 9, fascicule 1, décembre 2019, 28 p. stat.gouv.qc.ca
  • FÉDÉRATION DES COMITÉS DE PARENTS DU QUÉBEC. Accompagnez votre enfant… Outils pour la maternelle et le primaire. www.fcpq.qc
  • GROUPE D’ACTION SUR LA PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE AU QUÉBEC. Savoir pour pouvoir : entreprendre un chantier national pour la persévérance scolaire. 2009. www.grps2013.com
  • INSTANCES RÉGIONALES DE CONCERTATION SUR LA PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE ET LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE DU QUÉBEC. www.perseverancescolaire.com
  • INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC. La trousse SYNEL sur la réussite éducative. jesuisjeserai.stat.gouv.qc.ca
  • MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION ET DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. Diplomation et qualification par commission scolaire au secondaire : édition 2020, Gouvernement du Québec. www.education.gouv.qc.ca
  • MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION ET DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. Taux annuel de sorties sans diplôme ni qualification (décrochage annuel), au secondaire à la FGJ, selon le sexe, ensemble du Québec, de 1999-2000 à 2017-2018 (données officielles), Gouvernement du Québec. www.education.gouv.qc.ca
  • MORIN, Lise. Trucs et astuces pour étudier. Vocabulaire, conjugaisons et multiplications. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2018, 148 p.
  • POTVIN, Pierre. Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer. Béliveau Éditeur, 2015, 298 p.
  • POTVIN, Pierre. Élèves à risque d’échec scolaire. Béliveau Éditeur, 2018, 216 p.
  • POTVIN, Pierre et Jean-René LAPOINTE. Premiers signes : guide de prévention des élèves à risque au préscolaire et au primaire. CTREQ, 2014, 78 p.
  • POTVIN, Pierre. Prévenir le décrochage scolaire. Béliveau Éditeur, 2012, 240 p.
  • REGROUPEMENT DES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES QUÉBÉCOIS DE LUTTE AU DÉCROCHAGE. www.rocld.org
  • RÉSEAU D’INFORMATION POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE (RIRE). rire.ctreq.qc.ca
  • RÉSEAU RÉUSSITE MONTRÉAL. reseaureussitemontreal.ca

 

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