Routine et temps des fêtes

Routine et temps des fêtes
Durant les fêtes, la routine si rassurante pour votre enfant est bouleversée… Que faire?


Doit-on respecter les routines des enfants durant les fêtes?

Votre enfant réagira mieux à une perturbation de son quotidien s’il sait que vous répondez à ses besoins et qu’il peut compter sur vous.

Pendant le temps des fêtes, l’horaire des enfants est souvent chamboulé. Une grande partie de la magie de Noël repose d’ailleurs sur le fait que, durant cette période, petits et grands pratiquent plus d’activités qui sortent de l’ordinaire. Pour les tout-petits, le temps des fêtes peut ainsi représenter une source de perturbation.

Comme les routines sont très rassurantes pour les enfants, mieux vaut essayer d’en conserver certaines, surtout celles entourant le sommeil et l’alimentation. Un enfant qui est fatigué ou qui a faim a d’ailleurs davantage tendance à devenir agité ou à piquer une colère dans certaines situations (ex. : quand il joue avec d’autres enfants ou quand il doit partager ses cadeaux).

Temps des fêtes, une source de stress pour les enfants?

Pour un tout-petit qui n’a pas l’habitude des rassemblements, Noël peut être une source de stress si trop d’adultes viennent vers lui dès qu’il entre quelque part. Si votre tout-petit montre des signes de stress, permettez-lui de rester un peu à l’écart ou assis sur vous au début de la soirée. Nommez ensuite comment il se sent : « Tu es gêné, c’est normal. Ça fait longtemps que l’on a vu tous ces gens. » Plus tard, en respectant son rythme, emmenez-le tranquillement saluer les membres de la famille à sa manière (ex. : contact visuel ou signe de la main).

Reproduire des gestes familiers et affectueux lorsque la routine est modifiée peut rassurer votre enfant. Son toutou préféré, sa suce ou sa doudou peuvent aussi le réconforter.

Les changements d’horaire peuvent aussi susciter de l’anxiété chez votre enfant s’il est particulièrement attaché à sa routine. Pour cette raison, faites attention à ne pas lui proposer trop d’activités qu’il n’a pas l’habitude de faire.

Lorsque c’est possible, faites participer votre tout-petit au choix de certaines activités. Votre enfant ressentira alors moins de stress, car il aura l’impression d’avoir un certain contrôle sur ce qu’il vit.

Informez votre tout-petit à l’avance si vous allez souper à l’extérieur, si vous recevez des invités à la maison ou si vous avez prévu une activité inhabituelle. Ainsi, il a le temps de s’y préparer. Dites-lui aussi qu’il s’amusera bien et que vous resterez auprès de lui.

 

 Le premier Noël de bébé

Pendant les fêtes, votre bébé devient souvent le centre d’attention de la famille et des amis, en plus de voir son quotidien perturbé. Être l’objet d’autant d’intérêt peut lui causer du stress, mais cela lui donne aussi la possibilité d’interagir avec d’autres personnes. Le temps des fêtes est donc une excellente occasion de favoriser le développement social et affectif de votre bébé. Profitez donc de vos activités sociales pour :
  • laisser d’autres personnes prendre votre bébé dans leurs bras, jouer avec lui et lui parler. Toutefois, ne le brusquez pas. Faites en sorte qu’il interagisse avec une seule personne à la fois et restez près de lui afin qu’il puisse vous voir et vous appeler, au besoin. Votre présence l’aidera à se sentir à l’aise et en sécurité avec d’autres personnes.
  • laisser votre bébé passer du temps avec les autres enfants. Installez-le près d’eux afin qu’il puisse les voir et qu’ils puissent interagir.
Surveillez les signes révélant que votre bébé a reçu trop de stimulations ou qu’il ne souhaite pas aller voir une personne en particulier. Il est important pour lui d’apprendre à interagir avec les autres, mais il est normal qu’il y arrive difficilement lorsqu’il y a beaucoup de monde. Laissez-le déterminer le moment où il en a assez et les personnes avec lesquelles il veut avoir des interactions.

Comment respecter le besoin de routine de votre enfant durant les fêtes?

Routine des repas

  • Servez à votre enfant ses repas et ses collations aux heures habituelles. Un décalage occasionnel dans le temps ne devrait toutefois pas poser de problème, à condition de respecter ses besoins.
  • N’hésitez pas à inviter votre enfant à se joindre à vous lors d’un souper tardif, même s’il a déjà mangé son repas plus tôt. Ne vous attendez toutefois pas à ce que votre tout-petit demeure à table longtemps. Par exemple, un enfant de 2 ans ou 3 ans est généralement capable de rester assis pour le repas pendant environ 10 à 15 minutes. Prévoyez donc des jeux avec lesquels il pourra s’amuser lorsque vous serez à table longtemps.

Routine du sommeil

  • Maintenez autant que possible la routine de sommeil de votre enfant afin qu’il ne manque pas de sommeil. Acceptez toutefois que votre tout-petit ne se couche pas à l’heure normale ou qu’il s’endorme dans vos bras durant une fête, car il s’agit d’une situation particulière.
Avant 18 mois, votre tout-petit a conscience qu’il y a des mouvements inhabituels autour de lui, mais il s’adapte généralement sans difficulté aux perturbations du temps des fêtes.
  • Prenez le temps d’aller coucher votre enfant lorsqu’il manifeste de la fatigue. Malgré la fête, essayez de reproduire sa routine du coucher et accordez-lui un moment de calme en votre compagnie. S’il ne veut pas se coucher, expliquez-lui d’une voix douce qu’il est agité et fatigué, car il vient de vivre une grande excitation. S’il n’arrive pas à s’endormir à cause de l’agitation, faites-lui écouter de la musique douce ou mettez un bruit de fond régulier (ex. : ventilateur) dans sa chambre pour le rassurer. En plus, ce bruit de fond permet de camoufler les bruits de la fête.
  • En visite, apportez doudou, peluche, poupée, couverture, suce, veilleuse, etc. Ces objets contribueront à rassurer votre enfant.
  • Essayez autant que possible de respecter le besoin de sieste de votre enfant. Si vous devez sortir, profitez des trajets en voiture pour lui offrir du temps de repos. Placer votre enfant dans un porte-bébé est aussi un bon moyen de lui faire faire sa sieste lors des rassemblements. En plus, être collé sur vous rassure votre bébé.
  • Le besoin de sommeil augmente après une période de stimulation et d’excitation. Si votre enfant s’est couché tard et a moins dormi que d’habitude, ajoutez une période de relaxation en avant-midi, en plus de sa sieste d’après-midi. Précisez-lui que l’horaire sera rétabli après le temps des fêtes.

Horaire des activités

  • Prévoyez, lorsque c’est possible, une journée de congé entre les visites pour revenir à la routine normale à la maison et faire des activités calmes.
  • Ne surchargez pas votre horaire afin d’éviter les déplacements précipités d’un endroit à l’autre. Votre enfant demeurera calme et en confiance si vous faites une transition lente et en douceur entre chaque activité.
  • Gardez en tête l’âge de votre enfant lorsque vous choisissez les activités à faire et quand elles auront lieu. Vous pourrez ainsi planifier un horaire qui respecte le plus possible les besoins de votre tout-petit.

 

À retenir

  • Reproduire des gestes familiers et affectueux réconforte votre enfant lorsque sa routine est modifiée. Son toutou préféré, sa doudou ou sa suce le rassurent aussi.
  • Malgré la frénésie des fêtes, mieux vaut essayer de conserver certaines routines, surtout celles entourant le sommeil et l’alimentation, car elles sont très rassurantes pour les enfants.
  • Le temps des fêtes peut être une source de stress pour votre enfant, surtout s’il est très attaché à sa routine.
  • Le temps des fêtes est une occasion pour développer les habiletés sociales de votre enfant.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : François Couture, enseignant en techniques d’éducation à l’enfance
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Décembre 2016

 

Photo : iStock.com/asiseeit

 

Ressources et références

Pour les enfants

  • JOLIN, Dominique. Joyeux Noël Toupie. Saint-Lambert, Dominique et compagnie, 2007, 16 p.

Pour les parents

  • DUCLOS, Germain. Attention, enfant sous tension! Montréal, Les Éditions du CHU Sainte-Justine, 2011, 146 p.

 

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