Faire des comparaisons

Faire des comparaisons
Faire des comparaisons est dans la nature humaine... On se compare aux autres parents. On veut savoir où en est notre tout-petit par rapport aux autres enfants de son âge.

Faire des comparaisons est dans la nature humaine... On se compare aux autres parents. On veut savoir où en est notre tout-petit par rapport aux autres enfants de son âge. On essaye de déterminer ce qui est normal ou pas : notre enfant réussit-il à frapper le ballon comme son ami du service de garde? Est-il plus calme, plus turbulent?

« L’ennui, c’est que les parents ont tendance à se comparer avec les forces des autres sans tenir compte de leurs propres aptitudes et de leur personnalité, ni de celles de leur enfant », constate Geneviève Henry. Résultat? Ils se dévalorisent, s’inquiètent, sont insatisfaits. Faire des comparaisons empêche d’apprécier ce qu’on a, ce qu’on est et ce qu’est notre enfant. Bref, c’est un frein au bonheur!

« Ton frère, lui, était capable d’attacher ses lacets à ton âge. » « Ton cousin est moins braillard que toi. » Les comparaisons entre enfants sont particulièrement malsaines. Entre frères et soeurs, elles attisent la jalousie. Et toujours, elles affectent l’estime de soi. L’enfant se sent diminué, moins bon. À force de se faire dire qu’il est moins « ci » ou plus « ça », il cesse parfois tout effort pour s’améliorer puisqu’il ne se sent pas apprécié pour ce qu’il est. Il est donc préférable d’essayer de le comparer le moins souvent possible aux autres enfants.

3 conseils pour arrêter de se comparer :
  • Reconnaître vos forces. Si vous détestez bricoler, pourquoi tant vous comparer à votre belle-soeur qui passe ses fins de semaine à bricoler avec ses enfants? Vous avez sûrement, vous aussi, des forces et des intérêts que vous pouvez transmettre à votre enfant.
  • Garder en tête que votre enfant est unique. Il a son rythme et sa personnalité. Votre fille ne marche pas encore à 14 mois? Et alors? Si elle est en bonne santé et qu’il ne semble pas y avoir de raisons de s’inquiéter, elle finira bien par faire ses premiers pas. Votre fils ne s’intéresse pas aux jeux de construction même si vous lui avez acheté ses premiers blocs à 2 ans? Il a sûrement d’autres talents, d’autres intérêts.
  • Vous mesurer à vous-même. Comment vous améliorez-vous en tant que parent? « Au lieu de toujours vous comparer aux autres, mieux vaut vous mesurer à vous-même et tenter de vous améliorer en tenant compte de vos aptitudes », assure le psychologue Nicolas Chevrier. Se fixer et atteindre des objectifs réalistes, c’est valorisant. Et c’est mieux que de se plaindre parce qu’une autre personne est plus douée dans tel ou tel domaine. Le même principe vaut pour votre enfant : l’important est de regarder comment il progresse dans ses apprentissages, indépendamment des autres.

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, avril 2014
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand
Révision scientifique : Sylvain Coutu, professeur au département de psychoéducation et de psychologie, UQO

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