Pipi comme les grands

Pipi comme les grands
Avec le premier pipi sur le pot, c’est toute une page de la vie de bébé qui se tourne. Mais même si vous avez hâte de vous débarrasser des couches, il ne faut pas presser les choses. 

Avec le premier pipi sur le pot, c’est toute une page de la vie de bébé qui se tourne. Mais même si vous avez hâte de vous débarrasser des couches, il ne faut pas presser les choses. 

Ce n’est pas le parent qui décide des débuts de la propreté. « L’enfant devient propre quand il est prêt », indique la psychologue Marie-Ève Brabant. Cela arrive quand il peut contrôler sa vessie et ses intestins entre l’âge de 2 ans et 4 ans. « Pour savoir quand commencer cet apprentissage, il faut observer les signes que l’enfant est prêt », dit-elle.

En voici quelques-uns :

  • Votre enfant s’intéresse à ce qui se passe aux toilettes (ex. : il vous suit quand vous y allez).
  • Ses couches restent sèches pendant plusieurs heures.
  • Il se déshabille en partie sans aide.
  • Il comprend des consignes simples et exprime ses besoins (ex. : « Veux du lait »).

« Si on pense avoir vu ces signes, on peut commencer l’entraînement à la propreté, dit Marie-Ève Brabant. Mais si ça ne fonctionne pas, par exemple l’enfant refuse de s’asseoir sur le pot, on réessaye dans quelques mois. »

C’est ce qu’ont vécu Marc et sa conjointe avec leur petite Olivia âgée de 2 ½ ans. Ils ont essayé de l’intéresser au petit pot l’été dernier, mais ça n’a pas marché. Ils l’ont mis de côté pour se reprendre à l’automne.

Le saviez-vous?
Un enfant ne peut pas s’essuyer seul correctement avant l’âge de 4 ans. Jusque-là, il a besoin de votre aide.

« On a profité du long weekend de l’Action de grâce pour mettre Olivia en petite culotte, dit Marc. Bien sûr, il y a eu de petits dégâts, mais ça l’a aidé à reconnaître quand elle avait envie. On a aussi placé une feuille à sa hauteur dans la cuisine sur laquelle il est écrit : Olivia fait pipi sur le pot. Elle y met un collant chaque fois qu’elle fait pipi. C’est une belle façon de la motiver. »

Inutile de forcer un tout-petit qui n’est pas prêt à devenir propre, rappelle la psychologue. « Il pourrait ne plus vouloir utiliser le pot. Cela peut aussi causer des problèmes de constipation et l’enfant pourrait vouloir encore moins aller sur le pot. »

Patience et soutien

Certains enfants deviennent propres le jour et la nuit en même temps. « Mais il y a souvent un décalage. Le sommeil peut affecter la capacité de l’enfant à retenir son envie, explique Marie-Ève Brabant. La propreté de nuit peut survenir quelques mois après celle de jour. » De plus, même quand l’apprentissage de la propreté va bien, les petits accidents sont possibles. « Il arrive à Olivia de s’échapper, dit Marc, mais on ne la chicane jamais. On la félicite surtout au maximum quand elle passe une journée complète sans accidents. »

La peur de la grande toilette
Pour que votre enfant se sente en sécurité, il est conseillé d’installer un siège d’appoint sur le siège de la toilette et de placer un petit banc sous ses pieds pour qu’il puisse les appuyer et se sentir plus stable.

 

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, janvier-février 2018
Recherche et rédaction : Julie Leduc
Révision scientifique : Solène Bourque, psychoéducatrice

 

Photo : gettyimages/Alija

Partager