L'intégration à la garderie

L'intégration à la garderie
Gabriel a commencé la garderie en juillet 2016. Il avait 3 ½ ans et il venait de recevoir un diagnostic d’autisme. Son entrée à la garderie a été très bénéfique pour lui, raconte sa maman, Karine Landry.
Gabriel a commencé la garderie en juillet 2016. Il avait 3 ½ ans et il venait de recevoir un diagnostic d’autisme. Son entrée à la garderie a été très bénéfique pour lui, raconte sa maman, Karine Landry.

« Notre fils Gabriel a reçu un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA) en juin 2016. Comme Gabriel est enfant unique et qu’il n’était jamais allé à la garderie, il avait beaucoup de difficulté à socialiser et à communiquer. Les professionnels ont donc insisté pour qu’on l’inscrive dans un milieu de garde pour qu’il apprenne à entrer en relation avec les autres enfants, à écouter les consignes et à suivre une routine.

Nous avons été chanceux : nous avons rapidement eu une place dans un CPE qui offre des services aux enfants à besoins particuliers. L’intégration de Gabriel s’est très bien passée. Dès qu’il a mis les pieds dans la garderie, il s’est senti à sa place. Les autres enfants l’ont tout de suite accueilli et accepté.

Les deux premiers mois, les éducatrices ont quand même dû travailler son comportement. Il poussait les amis et pouvait être agressif avec eux ou tirer leurs cheveux. Il avait tendance à se sauver. Il faut dire que c’était l’été et que les éducatrices changeaient souvent au CPE.

J’hésitais à inscrire Gabriel à la garderie, mais j’ai pris cette décision pour lui.

Mais dès qu’il a intégré un groupe avec une seule éducatrice, ça s’est mis à bien aller. Une éducatrice spécialisée vient le voir une heure par jour. Elle l’aide pour différentes choses, dont la période des siestes, parce qu’il dérangeait les autres. Elle a réussi à régler le problème en lui faisant écouter de la musique avec un casque d’écoute.

Son entrée au CPE a complètement changé sa vie et la nôtre. Son père et moi étions épuisés de nous en occuper nuit et jour. Depuis qu’il va à la garderie, il dort beaucoup mieux la nuit. Le jour, ce n’est plus le même garçon : il parle plus, il partage. On voit qu’il se sent mieux avec les gens, qu’il sait davantage comment les aimer. Par exemple, il est maintenant capable de faire des câlins aux amis de son groupe quand il part.

Il peut encore faire des crises quand il n’a pas ce qu’il veut ou qu’il a besoin d’être seul et il reste maladroit pour demander aux enfants de jouer avec lui, mais son comportement s’est beaucoup amélioré. Sa motricité aussi. On peut maintenant dire qu’il est prêt à faire son entrée à l’école. Ce n’est que du positif! »

 

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, mai-juin 2017
Propos recueillis par Amélie Cournoyer

 

Photo: Maxim Morin