Crise de colère: la loi antibacon

Crise de colère: la loi antibacon

À quand remonte la dernière scène de bacon à laquelle vous avez eu droit? Et, bien entendu, je ne parle pas du bacon du brunch du dimanche… Je parle du classique, l’enfant veut quelque chose, le parent dit non et c’est l’escalade qui finit par un petit qui hurle et se tortille par terre.

Lors de notre dernière réunion familiale, mon neveu de 4 ans nous en a justement donné une belle démonstration. J’ai compté une vingtaine de paires d’yeux compatissants à sa crise de colère. J’ai observé une maman esseulée, prête à tout pour ne pas être le centre d’attention. J’ai aussi remarqué l’oeil désabusé des cousins et cousines qui ne comprenaient pas pourquoi leur grand-mère couvrait de bisous celui qui avait un mauvais comportement.

Je savais bien que je n’avais pas à dire à ma belle-soeur qu’elle ne devait pas céder aux demandes de son garçon. Tout comme je n’achète pas un jouet de Star Wars à mon petiot qui pleure à chaudes larmes au magasin ou que je n’accepte pas de repousser l’heure du dodo de son grand frère parce qu’il tape du pied. On sait tous que si le comportement a un effet positif, la probabilité qu’il le répète augmente.

Les règles « antibacon »

Par contre, ce que vous savez peut-être moins, c’est que l’attention générée par le comportement de l’enfant, même si elle est suivie d’une conséquence (punition), peut également renforcer le comportement. Ouf! Ça complique les choses : « Si je lui donne ce qu’elle veut, ce n’est pas bon. Si je le punis, ce n’est pas bon non plus! Alors qu’est-ce que je dois faire? » C’est ici qu’entrent en jeu les règles que j’aime appeler, la loi « antibacon » : des règles simples qui nous aident à gérer ces crises et, à plus long terme, à les éviter. Elles sont applicables à tous les enfants, autant à mon neveu qu’à votre nièce ou votre garçon.

1 - On ignore la crise tant qu’on le peut.
Ce qui réduit la probabilité que la crise se produise, c’est son inefficacité. Par ses crises, mon neveu recherche l’attention. Si personne ne remarque qu’il boude, alors il arrêtera naturellement d’utiliser cette stratégie pour communiquer sa frustration.

2 - Dites clairement à votre enfant le comportement que vous attendez de lui.
Lorsque la crise est passée, j’explique à mon enfant le comportement que j’attends de lui. Une bonne façon de s’assurer qu’il a bien compris, c’est de lui demander : « Qu’est-ce que tu vas faire la prochaine fois? 

3 - Lorsque nécessaire, isolez-le dans un endroit sécuritaire.
Quand l’un de mes enfants fait une crise pendant que nous sommes dans un lieu ou un événement public (fête de famille, centre d’achats, etc.), je m’empresse de le mettre à l’écart. Cet isolement est important, car il permet de couper tout renforcement par l’attention négative. Sinon, grand-maman va se lancer à sa rescousse ou l’ami de la famille va tenter de le consoler et cela va, à coup sûr, renforcer son comportement.

Même si c’est loin d’être facile à faire, il faut parvenir à développer un détachement devant ces situations difficiles. Ces crises ne sont que le résultat de ce que votre enfant a appris. Elles ne veulent rien dire de plus sur votre enfant. Vous n’avez pas à vous remettre en question en tant que parent. Abordez cette situation comme un problème comportemental simple qui peut être redressé grâce à de bonnes interventions. Aussi, ces interventions doivent être coordonnées et bien comprises par chaque individu significatif dans la vie de votre enfant : papa, maman, grand-maman, éducateurs, etc.

En cas de crises extrêmes

Chez certains enfants, les crises peuvent être extrêmes. Comme le garçon d’une amie qui se frappait la tête sur le plancher. Il faut alors le protéger contre lui-même et assurer sa sécurité en tout temps. On ne doit jamais ignorer un comportement dangereux. Mon amie a même dû demander l’aide et le soutien d’un spécialiste.

Et c’est justement, je trouve, la difficulté de faire le métier de psychologue dans sa propre famille. Je ne veux pas m’imposer comme celui qui intervient dans l’éducation des autres enfants de la famille; je préfère attendre que les autres viennent à moi directement. Pourtant, je ne me gênerais pas si j’étais électricien comme mon beau-frère. Mais bon, l’électricité, c’est quand même moins personnel que l’éducation de la chair de notre chair. En attendant, je profite de cette chronique pour dire à Mélanie : « Tu peux m’appeler quand tu veux. »
  

Dr Nicolas Chevrier, psychologue
Mes 3 enfants me permettent de peaufiner mes talents de psychologue tous les jours…
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Commentaires (24)

  1. Nathalie 2 mai 2012 à 11 h 16 min
    Merci pour ces bons conseils... et merci de nous déculpabiliser :-)
  2. elodie 2 mai 2012 à 14 h 14 min
    mes neveux sont des cas exemplaires :
    le plus jeune si on l'exclue, il casse tout ce qui l'entoure, fait tout valser. il veut toujours dormir avec sa mère. il ne supporte pas l'interdit. il est capable de se faire pipi dessus s'il n'obtient pas ce qu'il veut. il est très violent avec sa mère malgré son jeune age. et si nous essayons d'aider la mère nous nous en prenons tout autant. il crache pour provoquer ou insulte.
    et l'ainé rit au nez et s'amuse à mettre à bout. elle répond.
    l'ainé malgré son âge fait toujours pipi à la culotte et parfois caca. elle n'a pas froid aux yeux quelque soit la personne en face.
    peu de personnes viennent car c'est toujours des cris.
  3. Anne-Sophie 2 mai 2012 à 15 h 44 min
    Normalement, j'approuve une grande partie des articles de ce site web, mais cette fois-ci, je suis désolée, mais je ne suis pas d'accord qu'il faille ignorer l'enfant qui fait une crise. Tout à fait d'accord qu'il ne faut pas céder en lui donnant ce qu'il veut, sinon ça ne va qu'empirer les choses. Mais tout en maintenant l'interdit (on ne lui achète pas le jouet de star wars ni les biscuits qu'il réclame), on peut lui assurer calmement qu'on comprend sa frustration, qu'à nous aussi, ça nous est arrivé quand on était plus jeune et ça nous arrive toujours dans d'autres circonstances, mais ce qu'il réclame n'est pas possible/bon pour lui ou pour nous. Ainsi, l'enfant apprendra que ça ne sert à rien de faire un scène quand il veut quelque chose, que ça n'aura pas l'effet désiré, mais il apprendra aussi qu'il n'es pas seul et isolé, qu'il a des parents qui l'aiment et le comprennent. Je sais que c'est pas facile de garder son sang-froid et d'ignorer les regards désaprobateurs des gens aux alentours, moi aussi j'ai un enfant de 3 ans et je suis passée par là, mais je crois que c'est la seule manière conséquente d'actuer face à ses crises pour éviter qu'elles se répètent sans que l'enfant se sente abondonné et incompris...
  4. Gen 2 mai 2012 à 15 h 51 min
    @ elodie : Allez vite vous chercher de l'aide, autant pour vous, les enfants que votre soeur... Ils existent des façons d'aider ces enfants.
  5. Anonymous 2 mai 2012 à 17 h 45 min
    Anne-Sophie, je partage vos propos. De mon côté, mes enfants ont fait des crises, bien sûr, mais la plupart du temps, j'ai su les prévenir. Quand on connait bien son enfant et ses besoins, on peut mieux expliquer et gérer la crise. Dans mon cas, peut-être que j'ai été chanceuse mais je n'ai jamais connu la crise du bacon.
  6. Camille 2 mai 2012 à 19 h 28 min
    Ce n'est peut-être pas la meilleure solution pour tous ou pour toutes les sitautions, et vouloir intervenir est normal. Mais si intervenir c'est parfois ce qu'il faut à l'enfant, c'est souvent bien plus pour calmer notre propre angoisse. Beaucoup de niaiseries se disent sur les besoins ou malaises des enfants, qui sont trop souvent la projetcion de ceux de ses parents.
    La preuve testée chez nous à plusieurs reprises, parce que j'en ai gardé beaucoup d'enfants, lorsqu'un enfant à crise se retrouve en dans un milieu non réceptif, au bout de quelques essais il n'en fait plus. Bizarrement, il semble souvent bien plus heureux comme ça. Peut-être parce que l'important n'est pas tant où sont les limites, mais que celles-ci soient visibles et toujours au même endroit.
  7. Nicolas Abesdris 2 mai 2012 à 21 h 41 min
    Tout comme Anne-Sophie, dans le cas précis qui nous occupe, je suis pour une fois en désaccord avec votre site.
    Une crise de "bacon" c'est aussi un message que nous envoi notre enfant et qui signifie "Écoutez-moi, moi aussi, je suis important!".
    Une crise ignorée, c'est une crise qui empire, parce que l'enfant comprend que son désir est ignoré au yeux de son parent. Le désir d'avoir le jouet (ou tout autre cause initiale) n'était peut-être pas fondamentale, mais le besoin d'être pris en compte et d'être validé et écouté dans ses émotions, ça c'est fondamental pour l'enfant.
    C'est donc souvent l'attitude du parent qui envenime et démultiplie la crise. La vrai règle de l'anti-bacon, c'est:
    a) rétablir la connexion avec l'enfant: se mettre à son niveau, regarder dans les yeux, montrer que l'on est attentif et en écoute par son non verbal
    b) rester calme, mais chaleureux et ouvert. Écouter et utiliser la paraphrase pour nommer les émotions de l'enfant et lui démontrer que vous comprenez sa frustration; l'aider à exprimer ses émotions par les mots plutôt que par la crise
    c)lui démontrer donc par vos actes que vous recevez ces mots et qu'il n'a pas besoin d'escalader son attitude pour se faire entendre... même si:
    d)vous ne cédez pas sur le fond de la question, à moins que votre écoute de ses émotions n'ai changé votre décision.

    Finalement, une mise en garde. Un enfant qui apprend que ses crises sont systématiquement ignorées append aussi qu'il est inutile d'exprimer ses émotions négatives puisque le parent n'y est pas réceptif. Ces émotions sont alors stockées à l’intérieur, ce qui nuit à la qualité de l’attachement et peut mener à terme à des crises plus graves et à de la rébellion, cela peut aussi nuire à son estime de soi et à son développement.

    Nicolas,
    Éducateur familial et instructeur certifié Parent Efficace
  8. Julie 3 mai 2012 à 00 h 41 min
    Comme dans bien des choses, je pense que la clé réside dans la recherche d'une solution qui est adaptée à notre enfant. C'est pourquoi je crois que cet article ainsi que les commentaires qui le suivent peuvent servir à enrichir nos discussions et nos réflexions en tant que parent... et à adapter nos interventions.

  9. Isabelle 3 mai 2012 à 00 h 56 min
    Et si la réponse à la crise anti-bacon était simplement qu'il n'y a pas de recettes magiques!

    Je ne suis pas de celle qui apprécie les trucs en étapes, bien que je constate parfois que cela peut-être aidant pour certains parents. Les étapes d'intervention sont une façon de systématiser un principe d'intervention, dans le cas qui nous concerne, l'ignorance intentionnelle d'un comportement inadéquat.
    Bon, je ne veux pas faire ma "petite madame qui connaît tout" mais il s'avère que je suis une professionnelle de l'intervention (psychoéducatrice) et que je travaille presque uniquement avec des enfants qui ont des problèmes importants de comportement, donc, qui font des crises. Il faut faire attention lorsqu'on dit que d'ignorer un enfant ne lui permet pas de se sentir compris et que cela affecte la qualité de l'attachement. Cela est totalement erroné. Nos gestes quotidiens de soins, la réponses aux besoins de l'enfant, de temps où l'on partage des activités de jeux avec notre enfant et notre façon de réagir aux émotions positives et négatives sont des éléments qui ont un réel impact sur la qualité de l'attachement que nous établissons avec notre enfant. Les enfants ont besoin de limites claires et constante en ce qui a trait à la discipline et parfois cela peut signifier que l'on doive ignorer une crise et que cele est et demeuere le moyen le plus efficace de diminuer les comportement inadéquat. Par contre, notre intervention doit être dosée selon l'âge de l'enfant et sa capacité à s'autoréguler (gérer ses sentiments). Le tempérament de l'enfant a aussi un impact sur la façon dont nous devons réagir. Je crois que les étapes d'intervention nommées précédemment manquent de nuances et c'est ce qui fait réagir les lecteurs. Par contre, je dois vous dire qu'il n'est pas vrai qu'un enfant ignoré ne se sentira pas sécurisé par son parent ou encore qu'il refoulera ses sentiments. Ça dépend de ce qui est ignoré et de comment le retour est fait avec l'enfant une fois la cise passée. Un enfant a qui on donne tout le pouvoir et à qui on accorde une attention telle à leur crise devient automatiquement insécurisé par cette intervention. Et pour terminer, les enfants rois, enfant de familles à qui on n'a pas su établir de limites entre l'autorité et le respect des autres sont convaincus de bien agir car ils croient que tout leur est permis. Les parents de ces enfants en toute puissance justifie aussi souvent les comportements de non-respect des autres en justifiant justement que l'on doit écouter leurs sentiments. Le problème est qu'à force de les avoir tant écouté, on a crée des individus dépourvus d'empathie envers les autres et ça, c'est très triste pour l'enfant mais aussi pour l'ensemble de la société. Alors je dirais, adaptons nos interventionx aux besoins et à l'âge de notre enfant. Ignorer ne veut pas dire ne pas aimer et l'essentiel c'est de prendre du recul face à notre façon d'intervenir face aux crises parce que celles-ci, si elles sont mal gérées par le parent, peuvent altérer grandement le fonctionnement social de l'enfant et là, c'est l'enfant qui paye...
  10. Caroline 3 mai 2012 à 14 h 16 min
    @Anonymous :

    Vous etes tres chanceux (se) mais moi aussi j'arrive des fois a prevenir les crises mais d'autre fois je n'y arrive pas car tout d'un coup elle a du fun, elle s'amuse, elle rit et 2 sec. plus tard elle me bat. J'ai consulte avec le CLSC et un psychologue et il n'y a rien a faire. Ils me disent tous que ce que je fais elle la bonne chose. Maintenant les crises sont moins violents et je suis plus capable des prevenir et des controler mais il y a des jours encore ou elle me prend par surprise.
  11. Geneviève 3 mai 2012 à 14 h 49 min
    Totalement d'accord avec Isabelle. Je pense qu'il y a un piège à trop écouter nos enfants. L'enfant n'est pas notre égal, il doit le comprendre. Oui il faut être à son écoute, mais à force de ce mettre à son niveau, d'être à l'écoute de ses moindres états d'âmes on lui donne effectivement trop de pouvoir sur notre vie, et ça, notre petit le comprend. J'adore mon petit garçon de 2ans à la folie, mais il m'a fait sa 1ere crise du bacon au parc et j'ai décidé de lui faire comprendre que je n'allais pas lui donner l'attention qu'il voulait à ce moment, j'ai continué de parler avec les autres mamans (j'était à 1m de lui). Je suis allée le voir quand la crise a été finie ou presque. Je pense qu'il sait très bien que je l'aime, que je ferais tout pour lui, mais c'est moi le boss. Ça s'appelle la hiérarchie et ça existe depuis la nuit des temps et ça aide à vivre en société, autant pour le respect de l'autorité (ou des profs par exemple) ou de l'empathie envers les plus faibles ou vulnérables.
  12. Nicolas Chevrier 3 mai 2012 à 19 h 59 min

    Wow, beaucoup de réactions à ce blogue. Des réactions bien différentes qui vont d’un extrême à l’autre.


    @Élodie


    La situation que semble vivre vos neveux doit être très difficile pour les parents. Dans un contexte comme celui-ci, le CLSC peut être appelé à la rescousse. On a souvent tendance à l’oublier mais dans l’acronyme CLSC, le S est là pour Services et le C pour Communautaires. Les difficultés vécues dans votre famille tombe directement dans le mandat d’un CLSC. Les employées du CLSC sont les mieux qualifiés pour guider les parents dans des situations de détresse importante.


    @Anne-Sophie


    Votre réaction est bien compréhensible et elle dénote tout l’amour que vous portez à vos enfants. Vouloir aider l’enfant à comprendre est noble, mais est-ce que votre enfant de 4 ans a la capacité cognitive de comprendre ce que vous lui demandez dans votre exemple? La réponse est non. Cette question est tellement fondamentale que je vais l’aborder dans un futur blogue.  Mais c’est exactement le type d’information qui facilite une intervention lorsqu’on l’a en main.


    @ Camille


    Vous avez raison, vouloir intervenir est normal. Lorsqu’on ignore la crise de bacon, c’est très difficile pour le parent de ne pas intervenir. Il doit se retenir, retenir sa conjointe, faire semblant que la conversation est très intéressante alors qu’au fond le cœur bat la chamade et que le désir irrépressible d’intervenir pour que notre enfant se sente bien doit être refoulé…


    L’intervention doit avoir ici des objectifs à moyen et long terme.  C’est comme dans tout changement comportemental, un petit combat à la fois.


    @Nicolas Abestri


    Non, l’utilisation du « bacon » n’est pas un message de l’enfant qui dit « Écoute moi, je suis important ». C’est simplement un être humain qui fait l’apprentissage de différentes stratégies de communication et qui utilisera celles qui sont le plus efficaces.


    De dire qu’une crise ignorée est une crise qui empire est également faux. Le message communiqué par le parent dans ces circonstances est : « Ce moyen de communication ne fonctionne pas, tu dois en choisir un mieux adapté pour communiquer avec moi! ».  Par contre, le renforcement appuyé de la stratégie adaptée choisi doit suivre. Féliciter l’enfant lorsqu’il utilise la bonne stratégie devient ensuite essentiel : « Bravo, quand tu m’exprimes ta déception de cette façon, tu as toute mon attention! ».


    Concernant votre dernier commentaire, il ne faut surtout jamais oublier la distinction entre une émotion, « ce qu’on ressent », et un comportement « ce qu’on fait ». Dans cette situation, l’enfant vit une émotion; la colère et l’exprime par un comportement; une crise. L’objectif est ici de remplacer le comportement dysfonctionnel par un comportement fonctionnel. L’émotion restera la même, ce qu’on veut c’est provoquer la disparition d’un comportement problématique et aider à l’apprentissage d’un nouveau comportement mieux adapté. Votre commentaire pourrait s’appliquer si seule la règle 1 existait, ce qui n’est pas le cas, car la Règle 2 vient spécifier le comportement adapté à l’enfant.


    De plus comme @Isabelle le spécifie bien, l’imposition de limites est vitale dans le développement d’un enfant; un enfant sans limite devient rapidement insécure. Et sans sécurité, vous pouvez dire adieu au développement d’une estime de soi saine.


    @Isabelle


    Bien sûr, les recettes ne sont pas bonnes pour tout le monde, mais les ingrédients et leurs interactions restent les mêmes… Comme en cuisine, bien connaître les bases c’est fondamental. Excellente clarification sur les limites et l’insécurité.


    @Geneviève


    Très bonne application de la règle, votre exemple est excellent.

  13. Judith 5 mai 2012 à 12 h 38 min
    Totalement en accord avec toi Isabelle!
    Pour moi, c'est le comportement que nous ignorons et non pas l'enfant au même titre que j'évite des interventions du style "c'est pas gentil ....". Encore une fois, comme pour n'importe quel comportement, il faut faire la distinction entre l'enfant et le geste commit. Pour ma part, essayer de parler avec un enfant en crise est mission impossible par contre, lorsque la crise sera fini, on pourra discuter. Être fâché est une émotion légitime mais il y a une façon de l'exprimer! Je ne me verrais pas crier et taper du pied parce que la caissière s'est trompé dans ma facture....ça fait partie des habiletés sociales à travailler dès la petite enfance et qui nous suivra toute notre vie!

    Petite phrase que j'aime beaucoup;" l'enfant prend le pouvoir que l'adulte lui donne" ....à réfléchir.....mais elle ne vient pas de moi mais plutôt de monsieur Germain Duclos!
  14. rhina 5 mai 2012 à 23 h 50 min
    merci pour les conseils, justement j'ai des jumeux et c'est mon garcon qui me fait plus de crise. Je ne sait que faire. Je suis moi meme educatrice en pouponnier et je vis des pettites crisses tout les jours. Mes jumeux ont 4 ans et je les trouvent au peu plus difficile (est-ce a cause de leurs ages? je sait pas) mais je vait essayer vos conseils ausitot une crise arrive.
  15. Joannie 7 mai 2012 à 17 h 52 min
    Tout comme Isabelle et Judith, je suis d'accord avec l'article. C'est le comportement qu'on condamne en ignorant la crise et non les sentiments exprimés. Le message est: «Cette façon d'exprimer tes émotions est inadéquate, il faut que tu en développes une autre.» Si vous commencez à lui faire des: «Qu'est-ce qui ne va pas, mon beau ptit coeur d'amour?», il va en tirer la conclusion que sa crise de colère fonctionne parfaitement et que c'est un moyen adéquat pour exprimer ses sentiments. J'ai une fille d'un an et c'est une vision de l'enfer pour moi de l'imaginer devenir une ado qui pète des crises pour obtenir ce qu'elle veut et/ou qui ne sait exprimer ses émotions qu'en criant. Alors, je trouve très important de canaliser sa (déjà) forte personnalité de façon positive et de lui apprendre à gérer ses émotions correctement.
  16. Sophie Laramée 7 mai 2012 à 20 h 49 min
    Aahhh la grand-maman qui veut bien faire en consolant le pauvre enfant qui n'a pas eu son 3e chocolat... Je l'ai tellement vu!

    Ma fille était du genre à faire des crises pour avoir l'attention de la punition, la discussion et le moment de réconciliation après la crise. Depuis qu'on coupe court à la discussion avant et qu'on garde le minimum d'attention après, les crises ont baissées de façon exponentielle!

    On a quand même des discussions « d'adulte » avec elle. Au moment opportun. Mais surtout, on en ajoute pas plus que nécessaire. On a beaucoup de compliment sur son comportement et elle écoute bien les consignes.

    Il faut trouver la méthode qui marche le mieux avec le caractère de son enfant.
  17. Julie 8 mai 2012 à 00 h 48 min
    Ma fille a 3 ans et demi et elle fait souvent de grosses crises. J'aimerais bien suivre votre conseil d'ignorer la crise, mais durant celle-ci elle crie très fort et elle tape du pied. Étant donnée que nous avons des voisins en haut et en bas, je suis toujours portée à intervenir. Est-ce que vous avez un truc à me conseiller?

    Merci, une maman très découragée par moment
  18. Isabelle 9 mai 2012 à 00 h 18 min
    Pour des conseils personnalisés fournis de façon très respectueuses par des professionnelles du développement des enfants et ado (sexologue, psychologue, travailleuse sociale et psychoéducatrice)je conseille à ceux qui en ont besoin de téléphoner à La Ligne Parents (c'est le penchant pour parents de l'organisme Tel-Jeunes) 1-800-361-5085. Le service est confidentiel, disponible 24/24, 7 jours/7.

    http://ligneparents.com
  19. MarieChristine 9 mai 2012 à 14 h 22 min
    WOW! Quel article intèressant! Je suis en plein Terribe 2 avec mon petit bonhomme, et oui il me fait des crises de bacon! J'ai adoré lire les conseils de Dr. Chevrier, ça va m'aider à mieux gérer les crises, surtout que j'attends mon 2ième bébé pour le 1er juillet et que j'aimerais bien avoir plus de controle! La grand-maman qui va se mettre en puniton avec lui ou qui tente de le consoler lors des crises m'enlève toute crédibilité. Avez-vous des trucs pour m'aider à faire comprendre à la grand-maman qu'elle EMPIRE la situation?

    merci d'avance, et merci pour cet article.
  20. Eve 20 mai 2012 à 12 h 48 min
    @ Isabelle: Merci !!!!! Lorsque je lisais les commentaires plus haut, je me disais " Mon dieux que je l'ai pas du tout " . J'ai un enfant de 3 ans ( presque 4 ) et résonner avec lui pendant une crise est tout à fait impossible, me mettre à sa hauteur pour lui expliquer son commportement est aussi impossible ( dès que j'approche pour lui expliquer le pourquoi de la situation, pourquoi je le chicane ou pourquoi il n'a pas ce qu'il veut, il part à la course pour être certain que je ne pourrai pas lui parler. Une crise assurer lorsque j'essai de l'immobilisé. Donc mon truc, il doit aller réflichir dans sa chambre au comportement qu'il a eu. Bien entendu, il fait une crise dans sa chambre ( ou on retourne à l'auto si on est l'extérieur) et je le laisse faire. Lorsque la crise est passé ( 5 min au plus), je remonte et on s'explique ( beaucoup plus facile que pendant la crise) . Je lui fais répéter les règles et je lui demande s'il a compris pourquoi qu'il a dû aller réfléchir dans sa chambre, 9 fois sur 10 il sait pourquoi, et lorsqu'il hésite je lui viens en aide ( il ne peut quand même pas tout savoir du premier coup). Il sait aussi que certains comportements n'ont pas d'avertissement, c'est directement dans la chambre lorsqu'il le fait ( comme pousser son frère de 11 mois). Bien entendu, les mauvais comportements se répètent mais je me dis que à force de répéter et de rester constante dans mes régles le tout passera. Les parents qui disent être capable de garder leur sang froid à tout les coups, je leur lève mon chapeau car même moi défois je dois m'excuser et expliquer à mon fils pourquoi j'ai perdu patience trop vite ( et oui , ça m'arrive lorsque j'ai pas dormi car mon 2e à été malade toute la nuit ou pour d'autre raison). Je veux que mon fils comprenne que moi aussi ça peut m'arriver d'avoir des sautes d'humeur comme lui et je l'invite à me dire comment il se sent dans ces moments là, ainsi il est plus facile de faire la comparaison lorsque lui aussi à des sautes d'humeurs. Il sait donc que personne n'est parfait, pas même papa ou maman.
  21. Zhiva 27 mai 2012 à 19 h 55 min
    Un très bon article qui a su très bien apprécier la situation. Mais alors certaines réactions me laissent pantoise !!!

    J'ai un petit fils de 9 ans 1/2 pour lequel les crises de Bacon sont coton ! Ses premières crises remontent bien à l'âge de 3 ans. Si à cette époque on se disait que cela n'était que du caprice, à ce jour il est plus probable que cela tienne d'une pathologie (TED ou TDAH). Mais revenons à ses 3 ans.

    Anne-Sophie vous me soufflez, premièrement parce que votre enfant, à l'âge de 4 ans, a la capacité cognitive de comprendre ce que vous lui dites, deuxièmement parce que, quelque soit l'âge, en pleine crise de bacon il écoute et entend ce que vous dites. Vous devez avoir une voix qui porte haut et une sacré autorité sur votre enfant pour y arriver, félicitations, quand à ma belle fille et à moi même nous n'arrivons pas à crier aussi fort et devons être de mauvaises éducatrices puisque dans ces situations il crie toujours plus fort ou met carrément ses mains sur les oreilles pour nous faire comprendre qu'il ne nous écoute pas.

    Anonymous, oh oui vous êtes chanceuse, et soyez en reconnaissante car votre situation est toutefois exceptionnelle.

    Oui Camille c'est très dur surtout lorsque l'enfant pour donner encore plus de poids se griffe dans l'attente d'une réaction ou vous provoque en disant qu'il va faire pipi sur le tapis du salon !!!

    Nicolas Abesdris, si votre méthode fonctionne à ce point je suis certaine que ma belle fille vous engage de suite !!!
    a) rétablir la connexion avec l'enfant lorsqu'il se jette à terre, se débat dans tous les sens, si vous arrivez à maintenir votre regard dans le sien malgré cela, bravo.
    b) écouter et utiliser la paraphrase avec un enfant qui hurle au point d'en ameuter le voisinage et arriver à vous faire entendre tout en parlant doucement, félicitations.
    c)lui démontrer par vos actes... quels actes ??? Vous pouvez développer ? à moins que cela ne soient a) et b) ?
    d)Quoiqu'il en soit nous n'avons jamais cédé sur le fond de la question.
    Ah si votre méthode est à ce point efficace, laissez vos coordonnées, vous êtes engagés car aucun des éducateurs de mon petit fils n'y est arrivé avec votre méthode.

    Bravo Isabelle, là c'est moi qui vous engage car dans l'ensemble vous avez compris le fond de l'article.

    Judith, j'adore votre petit clin d'oeil "L'enfant prend le pouvir que l'adulte lui donne" de Germain Duclos....

    Sophie sachez que je suis grand-mère et jamais je ne suis allée à l'encontre de l'éducation des parents de mes petits enfants. Lorsqu'ils sont en vacances chez moi, j'agit toujours ainsi que leurs parents le font, même en cas de crise de bacon. S'il m'est arrivée une fois ou l'autre de ne pas être d'accord avec l'un d'entre eux (je ne suis pas parfaite) je leur en parle en dehors de la présence de l'enfant concerné et les parents sont suffisamment ouverts pour que nous puissions en débattre en donnant chacun nos arguments.

    Eve, oui nous parents nous ne sommes qu'humains et qu'y a-t-il de plus imparfait que l'être humain ? Mais ce qui est important, c'est comme vous le dites, que l'enfant le comprenne.

    Heureusement que le Docteur Nicolas Chevrier soit revenu mettre un peu d'ordre et clarifier ce qui n'avait pas été compris.

    Lorsque ma belle fille aura lu l'article et vos commentaires, je pense qu'elle aura très certainement à dire, vivant la situation au long terme et quotidiennement contrairement à moi.

    Pour finir j'élève ma petite fille de 9 ans, alors avec elle, crise de bacon je ne connais pas, par contre elle argumente longuement, trouve toujours à répondre, réutilise fréquemment mes arguments précédents qu'elle a mouliné à sa propre sauce. Bien sûr pour avoir le dernier mot plus rapidement je pourrais lui dire "La ferme, ici c'est moi qui décide" mais je crois que quelque part j'aime ces instants de dialogue ou chacun émet son avis, argumente, contre argumente, c'est aussi donner à l'enfant la possibilité de s'exprimer, et lorsque je cède car cela m'arrive parfois lorsque la demande est correcte, cela lui permet d'apprendre que parfois dans la vie on peut aussi obtenir ce que l'on souhaite si on sait prouver que c'est justifié. D'un autre côté lorsque je reste sur mes positions, elle comprend que l'on n'a pas toujours ce que l'on souhaite, mais le fait d'avoir été écoutée et d'avoir reçu les bons arguments contre lui permettent d'accepter mon refus.
    Et qui sait plus tard fera-t-elle un bon avocat puisque la première des qualités d'un avocat n'est il pas de bien savoir argumenter ?

  22. marie-ange 27 mai 2012 à 20 h 49 min
    Je vient de lire l'article et les différents commentaires,zhiva à devancé mes intentions il faut dire qu'elle connait bien le problème et elle à raison j'embauche isabelle.
    Car au vu de tout ce que j'ai essayer c'est la méthode qu'elle décrit qui fontionne le mieux et on voit qu'elle connait bien le problême.
    On ne doit pas faire cas de leurs colères car on les conforte dans ce mode d'expression qui n'est pas bon, en ignorant on leurs fait comprendre que ce n'est pas comme sa qu'il faut faire .
    Moi en générale j'attend qu'il ce calme et quand il casse tout ou met son bazar je lui dit que tout ce qu'il casse dommage mais je ne rachêterais pas , et que ce qu'il dérange il devra quand même le ranger ( une fois en 30mn il a retourner toute sa chambre et il lui a fallu 2h00 avec l'aide de l'éducatrice qui était presente ce jour là , et bien depuis il ne la plus jamais refait).
    Depuis ces colères ce sont espacer et sont moins demonstrative et il faut savoir que l'isolement est la meilleur des solutions pour l'apres colère car c'est comme au theatre , quand il ni as plus de public est parti le rideau tombe et les acteurs n'on plus de raison de jouer .
    marie ange maman d'un petit garcon adorable de 9 ans qui ne trouve pas souvent les bon codes pour ce faire comprendre et qui fait des colères de frustrations, mais il sait que je l'aime et que si maman ne comprend pas toujours il peut aller voir la meilleur création au monde " les grand- parents ".
  23. Zhiva 27 mai 2012 à 21 h 09 min
    Eh oui Marie-ange il sait qu'il peut toujours venir me voir car nous sommes toujours sur la même longueur d'onde, nous ne nous sommes jamais contredites devant lui, mais parfois ne pas être directement impliquée (étant la grand-mère) permet aussi d'avoir du recul pour mieux comprendre. C'est aussi le rôle d'une Mamie... <3
  24. Witchcat 28 mai 2012 à 01 h 29 min
    Oui, comme l'a très bien dit Zhiva, notamment, j'aimerais qu'on m'explique comment fait monsieur le pro pour calmer un enfant en pleine crise qui hurle en parlant doucement et calmement....mais bon, sans doute n'a t il pas d'enfant lui même pour savoir être zen même qd on est au bout du rouleau, parce que je ne veux pas dire, mais y a des enfants qui ont de sacrées ressources et savent bien s'en servir !

    Ma fille a un autisme atypique et si au début on aurait pu dire qu'elle a un autisme plus sévère, et qu'elle me décorait la maison de caca et autres matières...parfois plusieurs fois par jour, j'ai fini par lui coller des feuilles sur les murs pour qu'elle puisse dessiner librement et avec des crayons et des feutres....

    Lorsqu'elle s'est mise à parler....c'est pour ne pas s'arrêter...fallait presque la soudoyer pour qu'elle arrête même une minute pour laisser mes pauvres neurones respirer un coup. Mais j'étais contente malgré tout qu'elle parle...maintenant, oui, comme la petite fille de Zhiva, elle négocie et pareil, je pense qu'elle ferait une excellente avocate ! en plus, elle aime rappeler le règlement et la politesse (et règles de savoir vivre) à tous ceux qui manquent d'éducation !

    Dans les magasins, je passais surement pour une mauvaise mère car je laissais ma fille brailler, assise dans le caddie, et je continuais de faire comme si j'étais totalement absorbée par mes pensées....puisque à l'époque personne de ma famille ne semblait vouloir trop me fréquenter. Il faut dire que tous avaient la science trop infusée...et intervenaient...et aggravaient la situation...parce que bien sur, alors qu'on dit aux gens de ne pas intervenir, ils le font, parce que EUX ils savent mieux que vous ! J'ai donc tenu bon....

    De temps en temps, encore, ma mère a tendance à faire des erreurs, mais j'envoie ma fille dans la chambre et j'explique ensuite à ma mère en quoi elle n'aurait pas du intervenir. Ma mère au début ne me faisait pas confiance, mais qd elle a vu des résultats, elle a bien du se rendre à l'évidence que j'avais le petit truc....et ce petit truc, oui s'appelle éducation cognitive et comportementale. On ignore les mauvaises réactions (tant qu'on peut bien sur et tant pis pour les voisins, je suis en HLM et maman solo, alors bon, voilà....j'ai déjà proposé à mes voisins d'organiser des colloques sur l'éducation...mais curieusement, ils y renonçaient...), on récompense les bonnes actions...je punis aussi parfois...je discute toujours qd la crise est passée. Je ne suis pas toujours encline aux discussions car oui, je ne suis pas surhumaine, il m'arrive d'être désagréable et de ne pas vouloir discuter...mais en général, ma fille sait qu'il vaut mieux me laisser "cuver" ma mauvaise humeur et qd ça va mieux, on passe un moment plus agréable et voilà....

    Le concept de discuter avec ses enfants c'est très nouveau en fait....avant, nos parents nous collaient des claques ou nous envoyaient dans notre chambre, on était punis, ou on avait des corvées....bon, à part ceux qui étaient maltraités, je ne pense pas que nous étions si malheureux...on aurait des choses à reprocher à nos parents, mais bon...voilà...alors oui, il y a de bonnes choses dans le fait de discuter (car on créé une complicité qu'on n'avait pas forcément avec nos parents avant), mais faut pas discuter tout le temps,y a des fois il faut savoir que chacun se taise et respecte le droit au silence de l'autre. Je ne suis pas pour une l'éducation rétrograde totalement, mais je ne suis certainement pas pour l'éducation du gnagnangnan maman psychologue qui se la joue parfaite comme dans les pubs de Kinder surprise ou des lessives (la mère qui voit ses gamins tout tâchés et qui malgré tout sourit, elle est super contente d'avoir encore une bonne corvée de linge à se taper !)....je suis sévère mais juste, ma fille râle parfois mais nous avons une très bonne complicité. Nous parlons qd c'est le moment de parler, il y a des fois où je n'en ai aucune envie et je ne me force pas....comme elle, je ne la force pas à parler si elle n'en a pas envie....parfois c'est un coup de ras le bol, on ne sait pas ce qui ne va pas, mais on a un coup de nerfs....ça arrive...y a pas forcément TOUT à expliquer !

    Ma fille a donc 14 ans. C'est une adolescente vive et très intelligente. Elle sait négocier, mais qd je dis stop, elle s'arrête. Si elle ne s'arrête pas, elle sait que je ne cèderais pas mais en plus je peux la priver d'une chose qu'elle pensait acquise...du coup, elle s'arrête assez rapidement...car elle sait que sa mère est "chiche"...et très têtue.

    Je prends le meilleur des pratiques d'éducation comportementale pour l'adapter à ma sauce, car je dis un moment, surtout qd on est seule avec son enfant, faut pas non plus devenir l'esclave de son enfant. Moi, si, y a des fois où je dis "maintenant tu la fermes, c'est moi qui commande", mais parce qu'elle a cherché à négocier indéfiniement et qu'elle n'a pas respecté ma décision de ne pas lui accorder une chose. Et en général elle s'en va dans sa chambre pour bouder en disant "c'est pas juste !" ou "t'es méchante"....mais elle revient plus tard avec un dessin pour moi et me dit que je suis belle et qu'elle m'aime et qu'elle s'excuse....parfois on parle, on s'explique, parfois non....

    Le pire que ma fille m'ait dit qd je m'énnervais c'était "maman, t'as tes règles ?" n'est elle pas délicieuse ?