En manchettes: Quand apprendre à lire – Cour de garderie et santé des enfants – Césariennes en hausse

En manchettes: Quand apprendre à lire – Cour de garderie et santé des enfants – Césariennes en hausse
En manchettes: Quand apprendre à lire – Cour de garderie et santé des enfants – Césariennes en hausse
Meilleur âge pour apprendre à lire, cours de garderie plus vertes pour la santé des enfants, hausse inexpliquée des césariennes au Canada


ÉCOLE

Y a-t-il un meilleur âge pour apprendre à lire?

Dans certains pays, l’enseignement de la lecture débute à 4 ans alors que dans d’autres, c’est à 7 ans. Or, il n’y aurait pas vraiment de bénéfices à pousser nos tout-petits à lire tôt, selon plusieurs études.

Commencer l’apprentissage de la lecture vers 6 ou 7 ans donnerait plus de temps aux enfants de développer leur vocabulaire et d’atteindre un niveau de langage parlé plus élevé. Ces compétences auraient un effet positif sur le développement des habiletés de lecture, avancent plusieurs chercheurs.

De plus, les enfants qui ne doivent pas apprendre à lire tôt passent généralement plus de temps à apprendre en jouant que de façon formelle. Selon des chercheurs, cela leur permettrait de développer une meilleure compréhension du langage, ce qui est essentiel à l’apprentissage de la lecture.

Cela ne signifie toutefois pas que vous devez ignorer votre tout-petit de 4 ans qui veut apprendre à lire. S’il montre de l’intérêt à déchiffrer les mots, c’est qu’il est prêt et vous pouvez l’accompagner dans son apprentissage. Mais s’il préfère jouer, laissez-le s’amuser.

L’important ne serait pas tant l’âge auquel un enfant apprend à lire, mais la manière dont se fait l’enseignement. De toute façon, les enfants finissent généralement par atteindre le même niveau de lecture durant leur primaire.

Source : Family Tree

SANTÉ

Garderie : verdir les cours pour la santé des enfants!

Fréquenter un milieu de garde doté d’une cour avec des arbres, des plantes, de l’herbe et de la terre serait bon pour la santé des tout-petits, suggère une petite étude finlandaise.

Lorsqu’ils jouent dehors parmi les végétaux et la terre, les enfants sont en contact avec plusieurs microbes. Cela stimule le développement de leur système immunitaire. À l’inverse, une trop grande hygiène et un contact limité avec des espaces verts extérieurs réduisent l’exposition à différents microbes, ce qui peut provoquer des dérèglements du système immunitaire.

Les chercheurs ont trouvé moins de protéines associées aux maladies auto-immunes (comme le diabète de type 1 ou la maladie coeliaque) dans le sang des enfants fréquentant un milieu de garde avec une cour verte que dans le sang des enfants n’ayant pas accès à de tels espaces naturels.

De précédentes études ont montré que les enfants qui grandissent à la campagne ont moins de risques de développer des maladies auto-immunes et des allergies que ceux qui vivent en ville. En côtoyant la verdure 5 fois par semaine à la garderie, les tout-petits développeraient un microbiote intestinal très similaire à celui des enfants habitant un milieu rural.

Cette étude a suivi 75 enfants âgés de 3 à 5 ans dans 10 garderies.

Source : 100˚

ACCOUCHEMENT

Césariennes : une hausse difficile à expliquer selon des chercheurs

La proportion des naissances par césarienne a beaucoup augmenté ces dernières décennies au Canada, passant de 18 % en 1995 à 30 % aujourd’hui. Il est toutefois difficile de dire pourquoi, révèle une étude canadienne.

Mis à jour le 30 mars

Parmi les facteurs qui ont le plus contribué à la hausse des césariennes se trouvent un accouchement précédent par césarienne (22 %), un suivi avec un gynécologue-obstétricien (15 %), la détresse du foetus (6 %) et un travail anormal (4 %). D’autres facteurs existent, comme les grossesses multiples dues aux traitements de fertilité ou l’obésité de la mère, mais ils n’expliquent que 1% de cette augmentation.

Mais tous ces motifs n’expliquent que 48 % de cette hausse. Comment expliquer le reste? La réponse se trouverait entre les années 2000 et 2005, où l’on constate un recours accru aux césariennes. La diffusion de certaines informations aurait pu influencer les mères et les médecins ou encore un penchant plus marqué pour le côté prévisible de la césarienne.

L’équipe de recherche en économie s’est penchée sur la question, car les césariennes ne sont pas sans risque et l’intervention coûte cher au réseau de la santé. L’étude a analysé les circonstances entourant 4 millions d’accouchements ayant eu lieu au Canada de 1994 à 2011.

Source : ULaval

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24 mars 2022

Par l’équipe de Naître et grandir

Naître et grandir

 

Photos : GettyImages/Jasonfang, SolStock et cameraguy

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