COVID-19: les symptômes les plus courants chez les enfants et les bébés

COVID-19: les symptômes les plus courants chez les enfants et les bébés
La presque totalité des enfants atteints de la COVID-19 faisait de la fièvre ou avait une combinaison d’au moins deux symptômes.

3 novembre 2020 | Depuis le début de la pandémie, les scientifiques tentent de comprendre comment le virus de la COVID-19 affecte les enfants. Des chercheurs du CHU Sainte-Justine ont présenté leurs constats dans un congrès virtuel qui s’est tenu les 29 et 30 octobre dernier.

Leur étude s’est penchée sur les enfants de moins de 18 ans qui se sont rendus au CHU Sainte-Justine pendant la première vague, c’est-à-dire entre le 8 février et le 31 mai 2020. Sur 3 789 enfants qui ont passé un test de dépistage de la COVID-19, seulement 3 % ont reçu un résultat positif.

La presque totalité des enfants malades faisait de la fièvre ou avait une combinaison d’au moins deux symptômes. Par ailleurs, la fièvre était plus fréquente chez les tout-petits de moins de 5 ans (84 %) que chez les plus vieux (58 %). Ces derniers présentaient plutôt des symptômes comme des douleurs musculaires, des symptômes respiratoires et des maux de tête et de ventre. Selon les chercheurs, aucun des enfants avec un diagnostic de COVID-19 n’avait pour seul symptôme un nez qui coule ou un mal de gorge.

Chez 53 % des enfants qui ont eu la maladie, celle-ci était légère. Cependant, 18 % des enfants malades ont dû être hospitalisés et 2 % ont été admis aux soins intensifs.

Et les bébés?

Les chercheurs en ont également profité pour étudier comment la maladie affectait les bébés de moins de 1 an. Sur 1 165 nourrissons testés, seulement 2 % ont reçu un résultat positif. L’infection par le SARS-CoV2 n’est donc pas fréquente chez les bébés.

Comme c’était le cas chez les autres tout-petits, le symptôme le plus couramment observé chez les bébés était la fièvre. De plus, 85 % ont eu des symptômes gastro-intestinaux et 59 %, des symptômes respiratoires.

L’étude révèle également que la maladie était légère dans 89 % des cas. Seulement 10 bébés ont dû être hospitalisés et le séjour à l’hôpital n’a duré que quelques jours. Aucun n’a eu besoin d’un respirateur mécanique ou de recevoir de l’oxygène.

Une diminution des visites à l’urgence
Une autre équipe de chercheurs montréalais a étudié pour sa part l’achalandage dans les urgences pédiatriques pendant la première vague de la pandémie. Ils ont ainsi observé que pendant les mois de mars, avril et mai 2020, le nombre de visites avait diminué de 65 % par rapport à la même période dans les 5 années précédentes. Selon les scientifiques, cette réduction s’expliquerait par le confinement qui a ralenti la transmission des maladies infectieuses, mais aussi parce que les familles craignaient d’attraper la COVID-19 en se rendant à l’hôpital. Les chercheurs souhaitent donc rappeler aux parents qu’il est important de consulter un professionnel de la santé si leur enfant nécessite des soins.

 

Source : Congrès provincial de la recherche mère-enfant

 

Kathleen Couillard – Naître et grandir

Naître et grandir

 

Photo : GettyImages/FatCamera

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