En manchettes: favoritisme, intelligence et autisme, et inactivité physique

En manchettes: favoritisme, intelligence et autisme, et inactivité physique
Comment éviter le favoritisme, intelligence particulière des autistes et inactivité physique chez les enfants


VIE DE FAMILLE

Frères et soeurs : comment éviter le favoritisme?

Qu’il soit perçu ou réel, le favoritisme au sein de la famille affecterait le bien-être physique et mental des enfants, même celui du « chouchou », soulignent deux chercheurs canadiens.

Bien que les parents aiment chacun de leurs enfants, il est possible que certains tout-petits reçoivent plus d’attention, souvent perçue comme du favoritisme par ses frères et soeurs.

Selon les deux chercheurs, les relations familiales seraient comme les relations amicales : on « s’adonnerait » plus avec certaines personnalités qu’avec d’autres. Par ailleurs, certains enfants demandent plus d’attention que d’autres, en raison de leur âge ou parce qu’ils ont des besoins particuliers.

Si le favoritisme reste minime, il n’y aurait pas d’impact à long terme. Toutefois, s’il est marqué, cela risque de provoquer une division au sein de la famille.

Voici 5 conseils pour favoriser l’équité entre frères et soeurs :

  • Analysez le comportement que vous adoptez avec chacun de vos enfants. Tentez de comprendre pourquoi vous traitez un enfant différemment des autres.
  • Écoutez bien lorsque l’un de vos enfants se plaint de ne pas être traité de façon équitable. De même, n’ignorez pas les commentaires à ce sujet lorsque vos enfants se disputent ensemble. Essayez de comprendre pourquoi il se sent ainsi.
  • Lorsque vous donnez plus d’attention à un enfant, expliquez pourquoi au reste de la fratrie. Souvent, les explications évitent que les enfants ressentent du favoritisme.
  • Ne comparez pas vos enfants. Évitez de dire « pourquoi n’es-tu pas plus comme ton frère ou ta soeur? » Soulignez plutôt ce que chacun d’eux fait de bien.
  • Chaque jour, passez un moment privilégié avec chacun de vos enfants pendant lequel ils auront toute votre attention.

Pour d’autres conseils, consultez notre fiche L’équité entre frères et soeurs.

Source : The Conversation

DÉVELOPPEMENT

Autisme : une intelligence particulière

Les autistes auraient une intelligence particulière et il serait possible de mieux exploiter les forces de leur cerveau atypique, révèlent deux chercheurs québécois.

Ces chercheurs ont entre autres constaté que les enfants autistes apprendraient mieux s’ils ont accès à une grande quantité d’information présentée de manière organisée, car cela leur permettrait de la manipuler, de la classer et de l’organiser. Cela correspondrait plus à leur manière naturelle d’apprendre.

Des études cliniques combinées à de l’imagerie cérébrale permettent d’ailleurs de mieux comprendre comment fonctionne l’intelligence particulière des autistes, comme la manière dont leur cerveau raisonne et traite l’information. Par exemple, certains autistes ont une bonne mémoire verbale et musicale. Ils pensent et raisonnent davantage avec des images qu’avec des mots.

Au lieu de se concentrer sur les faiblesses des autistes, les chercheurs recommandent de miser sur leurs forces et leurs habiletés associées à leur développement cognitif particulier.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs se sont intéressés à des formes d’autisme dites prototypiques, qui ne sont pas associées à une déficience intellectuelle, à une anomalie génétique ou à un trouble neurologique.

Source : Actualités UQAM

ACTIVITÉ PHYSIQUE

Les enfants bougeraient moins à partir de 7 ans

Le niveau d’activité physique des enfants commencerait à baisser dès leur entrée à l’école, rapporte une étude finlandaise. Le support parental serait la clé pour garder les jeunes actifs.

En analysant le niveau d’activité physique de plusieurs sous-groupes de la population dans le monde, les chercheurs ont constaté que la proportion d’enfants peu actifs était particulièrement élevée. Alors que les études précédentes avaient identifié l’âge de 10 ans comme l’âge auquel les jeunes commenceraient à abandonner le sport et l’activité physique, la présente étude a plutôt noté que c’est vers 7 ans que les enfants deviendraient plus sédentaires.

Par contre, il est possible pour les tout-petits de conserver un mode de vie actif à leur entrée à l’école grâce au soutien de leurs parents. Faire bouger les enfants dès un jeune âge est particulièrement important pour ancrer cette habitude jusqu’à l’âge adulte.

Les chercheurs soulignent donc l’importance de cibler rapidement les enfants inactifs afin de les faire bouger. Ils ajoutent aussi que lorsque la sédentarité s’installe, cette habitude devient beaucoup plus difficile à changer.

Source : Science Daily

 

11 avril 2019

Par l’équipe de Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photos : GettyImages/TatyanaGl, monkeybusinessimages et FatCamera

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