La santé des nouveau-nés québécois s’améliore

La santé des nouveau-nés québécois s’améliore
L’état de santé des bébés québécois s’améliore de façon générale, rapporte l’Observatoire des tout-petits dans son plus récent portrait des tout-petits.

21 novembre 2017 | De façon générale, l’état de santé des nouveau-nés québécois s’améliore tout comme les conditions dans lesquelles ils naissent, rapporte l’Observatoire des tout-petits dans son Portrait 2017 des tout-petits québécois, qui vient d’être publié.

Au Québec, 86 400 bébés ont vu le jour en 2016. Même si ce nombre est plus élevé qu’il y a 10 ans, le nombre de naissances par année diminue depuis 2014. C’est d’ailleurs entre 2009 et 2013 qu’il a été le plus élevé, dépassant les 88 000 naissances par année.

Par ailleurs, la proportion d’enfants dont la mère avait 35 ans ou plus à leur naissance a augmenté (21 % en 2016 comparativement à 15 % en 2006). À l’opposé, le nombre d’enfants dont la mère avait 19 ans ou moins au moment de l’accouchement a diminué.

De bonnes nouvelles

Les données présentées dans le portrait indiquent une diminution de la proportion de nouveau-nés avec un faible poids à la naissance (5,9 % en 2013 comparativement à 6,5 % en 1980). De même, le taux de bébés mort-nés a baissé, passant de 0,8 % en 1976 à 0,4 % en 2015.

Pour ce qui est de l’allaitement à la naissance, la proportion de mères qui ont allaité ou essayé d’allaiter leur dernier enfant a atteint 89 % en 2013-2014 (comparativement à 73 % en 2000-2001). Par contre, cette proportion passait à 62 % lorsque leur bébé avait 4 mois et à 54 % lorsqu’il avait 6 mois. De plus, 74 % des mères qui allaitaient ont introduit d’autres liquides ou des aliments solides avant que leur bébé ait 6 mois.

Des éléments préoccupants

Le portrait de l’Observatoire des tout-petits soulève toutefois certains éléments plus préoccupants, comme l’augmentation du taux de césariennes et de bébés prématurés.

En effet, le taux d’accouchements par césarienne a fait un bond de 19 % entre 2002 et 2015, atteignant ainsi 25 %. Ce taux est beaucoup plus élevé que celui recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (soit entre 10 % et 15 %). Selon cette dernière, un taux de césarienne supérieur à 10 % n’est pas associé à moins de décès chez les mères ou les bébés.

De plus, la proportion de naissances prématurées est plus élevée qu’en 1980 (7,3 % en 2013 comparativement à 5,6 % en 1980). Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que plus de femmes ont maintenant des enfants après 40 ans et par l’augmentation des naissances multiples, deux facteurs connus pour augmenter le risque de prématurité.

L’Observatoire des tout-petits, un projet de la Fondation Lucie et André Chagnon, a pour mission de contribuer à placer le développement et le bien-être des tout-petits au cœur des priorités de la société québécoise.

Source : Observatoire des tout-petits


Marilyne Dubois — Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photo : GettyImages/Enzo Nguyen@Tercer Ojo Photography

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