Habiletés sociales: l'importance des caresses

Habiletés sociales: l'importance des caresses

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Un parent qui touche régulièrement son enfant favoriserait le développement des zones sociales de son cerveau.

26 août 2016 | Un parent qui touche régulièrement son enfant favoriserait le développement des zones de son cerveau associées aux habiletés sociales, indique une étude réalisée en Allemagne.

Les chercheurs ont observé 43 enfants de 5 ans qui jouaient avec leur mère pendant une dizaine de minutes. Ils ont constaté que les enfants qui avaient reçu le plus de caresses maternelles étaient aussi ceux chez qui l’on pouvait mesurer la plus grande activité dans les zones du cerveau associées au fonctionnement social.

Selon les auteurs de l’étude, certains nerfs présents sur le corps humain seraient ainsi particulièrement sensibles aux caresses. Lorsque ces nerfs sont stimulés, l’information serait transmise au cerveau qui interprèterait alors ces touchers comme des expériences sociales. Le cerveau modifierait alors son activité en conséquence.

Les chercheurs n’excluent pas la possibilité que d’autres facteurs puissent être responsables de l’activité observée dans les zones sociales du cerveau chez les enfants étudiés. En effet, les mères qui touchent souvent leur enfant ont peut-être une approche parentale favorisant le développement des habiletés sociales. Cependant, des études chez les animaux ont démontré un lien direct entre le toucher maternel et le développement du cerveau.

Par ailleurs, des études réalisées chez des bébés ont déjà démontré l’importance du toucher parental pour la croissance et le développement émotionnel. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent toutefois que les caresses seraient bénéfiques même chez les enfants plus vieux, mentionnent les chercheurs.

Les bébés naissent avec le désir inné de former des liens avec les autres, mais le développement des habiletés sociales se poursuit jusqu’à l’adolescence. Les auteurs de l’étude insistent donc sur l’importance pour les parents de répondre aux besoins de contacts physiques de leur enfant.


Sources : Huffington Post et Cerebral Cortex

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/Martine Doucet

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