Dépression prénatale: risque de symptômes post-partum plus sévères

Dépression prénatale: risque de symptômes post-partum plus sévères

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La dépression n’affecterait pas les mères de la même manière selon le moment où elle survient, révèle une étude américaine.

22 juin 2016 | Selon qu’elle survient avant, pendant ou après la grossesse, la dépression n’affecterait pas les mères de la même manière. En effet, les mères qui font une dépression avant ou pendant la grossesse auraient plus de risque de souffrir de dépression post-partum sévère que les femmes dont la dépression débute après la naissance du bébé, révèle une étude américaine.

Les chercheurs ont remarqué que la majorité des mères souffrant de symptômes dépressifs avant la grossesse ont vu leur état se détériorer avant même la naissance du bébé. Selon leurs résultats, 25 % des mères étudiées ont souffert de dépression avant la grossesse, 37 % ont fait une dépression prénatale et 38 %, une dépression post-partum.

Les auteurs de l’étude ont aussi constaté que les symptômes dépressifs se présentaient de façon différente selon le moment de leur apparition. Ainsi, les femmes qui avaient souffert de dépression avant d’être enceintes avaient plus souvent des troubles de sommeil, des épisodes de paranoïa et des symptômes dépressifs importants. Elles étaient aussi plus nombreuses à souffrir de troubles bipolaires.

Pour leur part, les mères dont la dépression avait débuté après la naissance disposaient souvent d’un meilleur accès à des ressources pouvant les aider, avaient moins d’enfants et étaient plus âgées, ce qui les aurait aidées à mieux gérer le stress lié à la grossesse. Cependant, après la naissance du bébé, elles étaient plus souvent touchées par des symptômes obsessionnels compulsifs. Par exemple, elles s’inquiétaient de façon excessive de la santé de leur enfant.

Selon les chercheurs, la dépression qui commence avant ou pendant la grossesse est plus sévère que la dépression post-partum parce qu’elle dure depuis plus longtemps. En effet, les médecins la détectent souvent seulement au rendez-vous de suivi ayant lieu six semaines après la naissance. Les auteurs de l’étude rappellent donc l’importance pour les professionnels de la santé de s’informer du moment où les symptômes dépressifs ont fait leur apparition. Cela leur permettra d’offrir à la mère un traitement adapté à sa condition.

Cette étude a été réalisée auprès de 727 mères qui éprouvaient des symptômes dépressifs 4 à 6 semaines après la naissance de leur enfant.


Sources : Eurekalert et Journal of Affective Disorders

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/svetikd

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