Les enfants évalueraient difficilement la douleur

Les enfants évalueraient difficilement la douleur

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Les enfants de moins de 5 ans auraient de la difficulté à communiquer le niveau de douleur qu’ils ressentent.

17 février 2016 | Les enfants de moins de 5 ans auraient de la difficulté à communiquer le niveau de douleur qu’ils ressentent, révèle une équipe de chercheurs canadiens et américains. Évaluer la douleur sur une échelle de 1 à 10 serait trop complexe pour les capacités intellectuelles des tout-petits.

L’aptitude à décrire la douleur évoluerait graduellement pendant la petite enfance. Selon les chercheurs, vers l’âge de 18 mois, un enfant commencerait à utiliser des mots comme « aïe » ou « ouch ». Il pourrait aussi pointer avec son doigt l’endroit où il a mal. À partir de 3 ans, il maîtriserait le vocabulaire de base associé à la douleur. Cependant, c’est seulement vers l’âge de 5 ans qu’il pourrait nommer les causes et l’intensité de sa douleur, de même qu’expliquer le type de mal qu’il ressent.

Les chercheurs avancent plusieurs raisons pour expliquer cette difficulté à évaluer la douleur.

  • Durant la petite enfance, la mémoire explicite, c’est-à-dire la capacité à se souvenir des faits et des choses, n’est pas encore bien développée. Comme le tout-petit se souvient peu de ses expériences passées et qu’il n’a pas souvent eu de contact avec la douleur, il se fie davantage à ses parents pour déterminer si une expérience douloureuse est grave ou non.
  • Un tout-petit de 2 ans ou 3 ans peut comparer deux choses, mais il a de la difficulté à les placer en ordre, surtout s’il y a des positions intermédiaires possibles. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il est dans une situation peu familière.
  • Un enfant de moins de 5 ans fait difficilement le lien entre un symbole et ce qu’il ressent. Par exemple, il ne comprend pas que le pictogramme d’un visage qui grimace représente la douleur.

Lors d’un examen médical, il est parfois nécessaire de déterminer le niveau de douleur éprouvé par l’enfant. Pour faciliter la tâche aux professionnels de la santé, les chercheurs offrent quelques suggestions. Tout d’abord, le médecin ne devrait pas proposer plus de trois options décrivant la douleur à l’enfant. Ensuite, le professionnel devrait tenir compte des expériences douloureuses précédentes du tout-petit. Enfin, le médecin pourrait aussi observer les réactions de l’enfant ou interroger ses parents.


Sources : Eurekalert et Pain

Kathleen Couillard – Agence Science-Presse

 

Photo : iStock.com/mediaphotos

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