Douleur: les bébés beaucoup plus sensibles que les adultes

Douleur: les bébés beaucoup plus sensibles que les adultes

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Les nouveau-nés seraient 4 fois plus sensibles à la douleur que les adultes, selon une petite étude britannique.
Agence Science-Presse

29 avril 2015 | Les nouveau-nés seraient 4 fois plus sensibles à la douleur que les adultes, selon une petite étude britannique.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé des techniques d’imagerie par résonnance magnétique qui leur ont permis de visualiser l’activité du cerveau des bébés lorsqu’on leur piquait le pied. Ils ont ainsi observé que leur cerveau s’activait lors d’une piqûre légère de la même façon que celui des adultes lors d’une piqûre plus forte. Les scientifiques ignorent toutefois si les bébés ont un seuil de douleur plus bas parce que leur peau est plus mince ou parce que les signaux de douleur sont transmis plus efficacement vers leur cerveau.

Les chercheurs ont également remarqué que la douleur activait à peu près les mêmes zones du cerveau chez les bébés et chez les adultes. Cela signifierait que les nouveau-nés vivent des sensations très similaires à celles d’un adulte lorsqu’ils sont exposés à des interventions douloureuses, concluent les scientifiques.

Jusqu’à maintenant, il a toujours été difficile d’évaluer l’intensité de la douleur éprouvée par les bébés. Jusqu’aux années 1980, les professionnels de la santé croyaient même que les nourrissons ne ressentaient pas la douleur. Ils ne leur administraient donc aucun analgésique lors des chirurgies. Des études publiées en 2014 indiquent également que la douleur des tout-petits continue d’être minimisée lors des interventions médicales. Les auteurs espèrent donc que leurs résultats sensibiliseront les professionnels de la santé à l’usage plus systématique des antidouleurs chez les tout-petits.

Cette étude a été menée sur 10 bébés âgés de 1 à 6 jours et 10 adultes âgés de 23 à 36 ans. Les bébés étaient en tout temps accompagnés de leurs parents. L’intensité de la piqûre était suffisante pour activer les zones de la douleur dans le cerveau des nourrissons, mais pas assez pour réveiller ceux qui se sont endormis pendant l’expérience.


Sources : Santé log, Reuters et eLIFE

Partager

À lire aussi