La douleur des tout-petits souvent négligée

La douleur des tout-petits souvent négligée

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


La douleur des enfants, surtout celle des tout-petits, ne serait pas suffisamment prise en compte à l’hôpital, selon deux études canadiennes.
Agence Science-Presse

24 octobre 2014 | La douleur des enfants, surtout celle des tout-petits, ne serait pas suffisamment prise en compte à l’hôpital, selon deux études canadiennes.

La première étude réalisée à Halifax s’est intéressée à l’expérience de la douleur vécue par 107 patients âgés de 0 à 18 ans. Pour plus de la moitié d’entre eux, le médecin n’a pas considéré l’aspect de la douleur et dans à peine 19 % des cas un plan de soulagement de la douleur aurait été noté au dossier.

La deuxième étude, réalisée auprès de 169 urgentologues canadiens, indique qu’il existerait aussi de grandes différences dans la façon dont les médecins traitent la douleur des enfants aux urgences. Ils ont en effet remarqué que la décision d’administrer ou non un médicament contre la douleur, ou même son dosage, variaient beaucoup d’un hôpital à l’autre. Plusieurs interventions de routine comme la pose d’une sonde urinaire ou les piqûres intraveineuses seraient pratiquées sans analgésie.

Selon les urgentologues interrogés, le manque de temps est le principal obstacle à un soulagement optimal de la douleur chez les enfants. Les chercheurs croient pour leur part que les médecins et les infirmières ne sont pas assez formés pour traiter la douleur. Même s’ils s’en inquiètent, ils ne la percevraient pas comme prioritaire dans les soins à prodiguer aux petits patients.

Selon les chercheurs d’Halifax, les enfants sont beaucoup plus vulnérables à la douleur que les adultes. Les expériences douloureuses pendant l’enfance pourraient donc causer des séquelles psychologiques, affecter leurs réactions à la douleur plus tard et augmenter leur méfiance face aux professionnels de la santé, ajoutent-ils.


Sources : Globe and Mail, Radio-Canada International, Pain Research & Management et Journal canadien de la médecine d’urgence

Partager

À lire aussi