Même les tout-petits peuvent apprendre à avaler des comprimés

Même les tout-petits peuvent apprendre à avaler des comprimés

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Il serait possible d’enseigner aux enfants à avaler des comprimés dès l’âge de 2 ans, selon des chercheurs américains.

27 avril 2015 | Il serait possible d’enseigner aux enfants à avaler des comprimés dès l’âge de 2 ans, selon des chercheurs américains. Les enfants de 4 ou 5 ans seraient même plus rapides pour acquérir cette nouvelle habileté que les enfants plus âgés.

Selon les auteurs, cet apprentissage serait plus facile pour les tout-petits, car ceux-ci n’ont pas encore vécu d’expériences négatives avec les médicaments. Par conséquent, enseigner aux enfants à avaler des comprimés en bas âge pourrait prévenir l’apparition d’un blocage plus tard et permettrait alors d’administrer les médicaments plus facilement.

Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en analysant les résultats de 5 études explorant différentes techniques pour aider les enfants à avaler les médicaments. Deux de ces études offraient des stratégies adaptées aux moins de 5 ans.

L’apprentissage par imitation

Cette technique utilise de petits bonbons durs de différentes grosseurs, comme des décorations à gâteau, des Nerds®, des M&M® et des Tic-Tacs®. Avant de commencer, l’adulte dit à l’enfant qu’il apprendra aujourd’hui une nouvelle habileté comme lorsqu’il a appris à s’habiller ou à manger seul.

  • Pour débuter, on demande à l’enfant d’avaler une gorgée d’eau.
  • L’adulte prend ensuite le plus petit petit bonbon (par exemple, une décoration à gâteau), le dépose sur sa langue et l’avale en prenant une gorgée d’eau. Il ouvre alors sa bouche pour montrer à l’enfant que le bonbon a disparu.
  • L’adulte demande à l’enfant de l’imiter. Si le tout-petit réussit, l’adulte dit : « Tu as réussi. Passons au prochain comprimé. »
  • La technique est alors reprise avec le bonbon suivant. L’adulte peut aussi demander à l’enfant qui devrait commencer ou quel bonbon il souhaite avaler entre deux bonbons de la même taille.
  • L’expérience continue ainsi jusqu’à ce que l’enfant ait avalé avec succès le bonbon le plus gros.
  • Si l’enfant ne réussit pas à avaler un comprimé, l’adulte dit simplement : « Ça va. Continue de boire. » Pour aider l’enfant à demeurer calme, l’adulte demeure silencieux et évite de fixer l’enfant. Si celui-ci veut retirer le bonbon de sa bouche, on lui permet de le faire. Après 2 échecs de suite, l’adulte suggère de recommencer avec le bonbon précédent. L’exercice se terminera ainsi par un succès.

Les différentes positions de la tête

Cette technique consiste à avaler un comprimé en variant la position de la tête. Elle utilise aussi des bonbons de différentes tailles.

  • L’adulte explique à l’enfant que l’oesophage (le tube reliant sa bouche à son estomac) a une taille de 1,5 à 2 cm et qu’il est donc beaucoup plus gros que n’importe quel comprimé.
  • L’adulte montre à l’enfant les différentes positions de la tête pour avaler un comprimé : la tête droite, la tête penchée vers l’arrière, la tête penchée vers l’avant, la tête tournée vers la gauche et la tête tournée vers la droite. Chaque position a ses avantages et l’enfant devra donc découvrir celle qu’il préfère.
  • L’adulte demande alors à l’enfant d’avaler une gorgée d’eau dans chacune des positions. L’enfant devrait se tenir droit, les épaules vers l’arrière. Il est parfois plus facile d’être en position debout.
  • L’adulte offre un bonbon à l’enfant et lui dit de le déposer sur sa langue.
  • L’enfant est ensuite invité à prendre une petite gorgée d’eau. Il doit éviter de prendre une trop grosse gorgée, car le bonbon risque de flotter jusque dans sa joue.
  • L’adulte dit à l’enfant de secouer légèrement sa tête en la penchant vers l’arrière pour que le bonbon se loge dans le fond de sa bouche.
  • L’enfant place sa tête dans l’une des 5 positions et avale le bonbon.
  • La technique est reprise pour les 4 autres positions.

Pour être efficace, cet exercice doit être fait tous les jours pendant 14 jours.

 

Kathleen Couillard – Équipe Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Sources : Medscape, Pediatrics, Medscape, Paediatrics and Child Health et Alberta Children’s Hospital Foundation

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