Trop de césariennes, selon l'OMS

Trop de césariennes, selon l'OMS

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L’augmentation de nombre de césariennes est inquiétante, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Agence Science-Presse

15 avril 2015 | L’augmentation du nombre de césariennes est inquiétante, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le milieu médical devrait donc revoir ses pratiques pour s’assurer que cette chirurgie est réalisée seulement lorsqu’elle est nécessaire médicalement, recommande l’organisme.

Bien sûr, la césarienne demeure une intervention qui permet de sauver des vies. Cependant, les études démontrent que lorsque la fréquence des césariennes dépasse 10 % des accouchements, aucun bénéfice pour la santé de la mère ou du bébé n’est observé.

Les experts de l’OMS soulignent que le taux actuel de césarienne franchit largement ce seuil. Sur le continent américain, il atteindrait 35,6 %. Le cas du Brésil est particulièrement préoccupant avec la moitié des bébés qui naissent par césarienne. En Europe, on parle plutôt de 23 % des naissances. Au Canada, 1 accouchement sur 4 s’est terminé par une chirurgie en 2006.

L’OMS estime que dans plusieurs pays, des médecins privilégient la césarienne pour se simplifier la vie. D’autres facteurs pourraient aussi expliquer cette tendance comme le manque de formation des médecins, la médicalisation de l’accouchement et le fait que la césarienne est plus payante qu’un accouchement vaginal.

Lorsqu’elle n’est pas justifiée médicalement, la césarienne est associée à des risques à court et à long terme pouvant affecter la santé de la mère et de son enfant, rappelle l’OMS. De plus, on ne connaît que très peu les effets de la césarienne sur la relation entre la mère et son nouveau-né de même que sur les débuts de l’allaitement.


Sources : Canoë, Le Monde et Radio-Canada

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