Services de garde de qualité: bénéfiques pour les enfants vulnérables

Services de garde de qualité: bénéfiques pour les enfants vulnérables

Cette nouvelle fait partie de nos archives. Il se peut que son contenu ne soit pas à jour.


Les services de garde de qualité préviendraient les difficultés de langage et de comportement des tout-petits, indique une étude norvégienne.
Agence Science-Presse

2 mars 2015 | Les services de garde de qualité préviendraient les difficultés de langage et de comportement des tout-petits, indique une étude norvégienne réalisée auprès de 7 000 enfants.

Les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs pouvant influencer le développement des enfants en services de garde.

  • La taille des groupes : le langage des fillettes s’améliorerait avec le temps lorsqu’elles fréquentent un groupe de 1 à 14 enfants. Au contraire, leurs difficultés s’aggraveraient dans un groupe de 25 à 40 enfants.
  • L’espace disponible pour les activités d’apprentissage : les enfants, plus particulièrement les garçons, seraient sensibles au manque d’espace pour les activités d’apprentissage. Ils développeraient alors plus souvent des problèmes de comportement, comme la colère et l’agressivité, ou un retard de langage.
  • Les activités créatives et les jeux physiques : lorsqu’un service de garde offre ce genre d’activités sur une base régulière, les difficultés de langage seraient moins fréquentes. Les garçons présenteraient aussi moins de tristesse et de symptômes dépressifs.
  • La compétence des éducatrices : les garçons auraient plus de mal à gérer leurs émotions et seraient plus tristes et anxieux si le personnel du service de garde est peu qualifié. Les chercheurs ont également constaté que les fillettes présentaient plus de difficultés de langage et de comportement lorsqu’il y avait peu de coopération et d’enthousiasme au sein du personnel. Par ailleurs, tous les enfants étaient affectés par une relation distante et conflictuelle avec leur éducatrice.
  • Le temps passé en service de garde : les tout-petits qui passent de plus de 40 heures par semaine au service de garde présenteraient plus de risque de connaître des difficultés de langage et de comportement.

Les enfants avec un caractère difficile, les prématurés et les tout-petits avec un faible poids à la naissance seraient, selon les chercheurs, les plus affectés par la qualité de leur milieu de garde.

L’âge pour commencer le service de garde n’aurait toutefois pas de réelle influence sur le développement des enfants. En effet, l’entrée en garderie avant l’âge d’un an ne serait pas associée à de plus grandes difficultés de langage ou de gestion des émotions selon les résultats de l’étude.

Au Québec
Selon l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM), les centres de la petite enfance (CPE) auraient un impact positif sur le développement des enfants issus d’un milieu défavorisé. Les tout-petits qui les ont fréquentés seraient trois fois moins susceptibles de connaître des difficultés de langage ou de socialisation, par exemple. Selon les experts, la structure des CPE permettrait d’assurer la qualité de ces milieux de garde alors que les garderies privées auraient un niveau de qualité beaucoup plus variable.
Source : Le Devoir


Source : Norwegian Institute of Public Health

Partager

À lire aussi